Vaccination : les collectivités pourront ouvrir leurs propres centres dès 2027
Un décret du 9 septembre 2026 permet aux collectivités territoriales d'être autorisées comme centres de vaccination à partir du 1er janvier 2027. Autorisation portée de 3 à 5 ans, missions élargies. Ce que ça change pour le pharmacien vaccinateur, qui coexiste désormais avec un réseau territorial renforcé.
Le décret n° 2026-854 du 9 septembre 2026, publié au Journal officiel du 10 septembre, permet aux collectivités territoriales d'être autorisées à fonctionner comme centres de vaccination à partir du 1er janvier 2027. Ce texte est pris en application d'une disposition de la loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026. Les communes, départements et autres collectivités pourront ainsi opérer des centres de vaccination autorisés, alors que ce statut était jusqu'ici réservé à d'autres structures. Le décret allonge par ailleurs la durée de l'autorisation, portée de trois à cinq ans, et élargit les missions de ces centres : vérification du statut vaccinal des personnes accueillies, proposition systématique des vaccins prévus par le calendrier vaccinal, participation aux campagnes de vaccination périodiques ou exceptionnelles organisées par les autorités sanitaires, et actions d'aller-vers les populations éloignées du système de santé. Le décret élargit aussi les missions de ces centres et, en modifiant l'article D. 3111-23 du code de la santé publique, ouvre le rôle de professionnel de santé référent, jusqu'ici réservé au médecin, à tout professionnel habilité à prescrire et administrer des vaccins, ce qui inclut le pharmacien. Pour l'officine, le décret ne modifie pas les compétences vaccinales existantes, mais il renforce un réseau territorial de vaccination avec lequel le pharmacien va coexister, et dans lequel il peut désormais occuper une place.
Un décret du 9 septembre 2026 permet aux collectivités territoriales d'être autorisées comme centres de vaccination à partir du 1er janvier 2027. Le paysage de la vaccination se densifie : le pharmacien vaccinateur va désormais coexister avec un réseau territorial renforcé.
Ce que prévoit le décret
| Élément | Détail |
|---|---|
| Texte | Décret n° 2026-854 du 9 septembre 2026 |
| Publication | Journal officiel du 10 septembre 2026 |
| Base légale | Article 55 de la LFSS 2026 (loi n° 2025-1403 du 30 décembre 2025), application de l'article L. 3111-11 du code de la santé publique |
| Entrée en vigueur | 1er janvier 2027 |
| Nouveauté | Les collectivités territoriales (communes, départements…) sont ajoutées à la liste des organismes habilités comme centres de vaccination (article D. 3111-22 du CSP) |
Deux changements structurants
| Changement | Détail |
|---|---|
| Durée de l'autorisation | Portée de 3 à 5 ans |
| Missions élargies | Vérification du statut vaccinal, proposition systématique des vaccins du calendrier, participation aux campagnes, actions d'aller-vers |
Le décret ouvre donc le statut de centre de vaccination à un nouvel acteur, la collectivité territoriale, et consolide le fonctionnement de ces structures dans le temps.
Les missions confiées à ces centres
| Mission | Détail |
|---|---|
| Statut vaccinal | Vérifier le statut vaccinal des personnes accueillies |
| Calendrier vaccinal | Proposer systématiquement les vaccinations prévues par le calendrier aux populations desservies |
| Campagnes | Participer aux campagnes de vaccination périodiques ou exceptionnelles organisées par les autorités sanitaires |
| Aller-vers | Conduire des actions d'aller-vers les populations éloignées du système de santé |
Ce que ça change pour le pharmacien
Le décret ne modifie pas les compétences vaccinales du pharmacien d'officine, déjà fixées par les textes en vigueur. Mais il contient un point qui ouvre une place au pharmacien dans ces centres.
En modifiant l'article D. 3111-23 du code de la santé publique, le décret remplace la seule référence au médecin par « un médecin ou un professionnel de santé habilité à prescrire et administrer des vaccins ». Le pharmacien, qui peut prescrire et administrer des vaccins, entre donc dans ce périmètre : il pourra être le professionnel de santé référent d'un centre de vaccination, un rôle jusqu'ici réservé au médecin.
| Enjeu | Détail |
|---|---|
| Nouvelle place possible | Le pharmacien peut être le professionnel de santé référent d'un centre de vaccination (et non plus seulement un médecin) |
| Coexistence | Les centres territoriaux coexistent avec l'offre de proximité, dont l'officine |
| Populations éloignées | Les actions d'aller-vers visent des publics que l'officine ne touche pas toujours |
| Complémentarité ou concurrence | Selon les territoires, ces centres pourront compléter l'offre officinale ou capter une part de l'activité vaccinale |
À retenir
- Décret n° 2026-854 du 9 septembre 2026 : les collectivités territoriales pourront ouvrir des centres de vaccination dès le 1er janvier 2027.
- Application de l'article 55 de la LFSS 2026 (loi n° 2025-1403 du 30 décembre 2025), article L. 3111-11 du CSP.
- Habilitation portée de 3 à 5 ans, missions élargies (vérification du statut vaccinal, proposition systématique du calendrier, sensibilisation, aller-vers).
- Point officine : le rôle de professionnel de santé référent d'un centre, jusqu'ici réservé au médecin, est ouvert à tout professionnel habilité à prescrire et administrer des vaccins, dont le pharmacien.
- Pour l'officine : compétences vaccinales inchangées, mais un réseau territorial renforcé avec lequel le pharmacien coexiste et dans lequel il peut occuper une place.
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Rendez-vous de prévention : le pharmacien peut les réaliser et facturer 30 €
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Franchises et participations forfaitaires : le décret officialise le plafond à 140 € au 1er octobre
Le décret n° 2026-858 du 11 septembre 2026, publié au Journal officiel, rehausse les plafonds annuels des franchises médicales et des participations forfaitaires pour les assurés qui n'en sont pas exonérés, afin de tenir compte de l'inflation cumulée de 2005 à 2026. Chacun de ces deux plafonds passe de 50 euros par an à 70 euros, soit un reste à charge annuel maximal porté de 100 à 140 euros au total quand on cumule les deux dispositifs. Ces plafonds seront ensuite revalorisés chaque année sur la base de l'inflation. Point essentiel : le montant unitaire des franchises et des participations forfaitaires, applicable notamment aux boîtes de médicament, aux consultations ou aux transports sanitaires, reste inchangé. Seul le plafond annuel augmente. Le décret préserve la prise en charge de près de 18 millions de Français non concernés par ces dispositifs : les enfants et jeunes de moins de 18 ans, les bénéficiaires de la complémentaire santé solidaire, les femmes enceintes à partir du 1er jour du 6e mois de grossesse jusqu'au 12e jour après l'accouchement, les mineures pour la contraception, et les victimes d'un acte de terrorisme. Les nouveaux plafonds entrent en vigueur le 1er octobre 2026, avec une seconde étape prévue au 1er janvier 2028.