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Officine

Vie de l'officine, rémunération, syndicats, organisation, économie du réseau pharmaceutique.

Graphique de tendance baissière sur fond sobre, ambiance données économiques
Officine·4 min

Pouvoir d'achat des titulaires : −16,9 % depuis 2019 selon l'INSEE

L'INSEE a publié le 30 juin 2026 son étude annuelle sur les revenus des travailleurs non-salariés en France. Les chiffres pour le commerce pharmaceutique sont sans appel : le pouvoir d'achat des pharmaciens titulaires a reculé de 16,9 % en euros constants entre 2019 et 2024. Sur la seule année 2024, la baisse atteint 7,4 % en euros constants, après un recul de 18,3 % en 2023. Le revenu moyen mensuel des non-salariés du commerce pharmaceutique s'établit à 6 390 euros. Cette érosion est trois fois plus rapide que celle de l'ensemble des travailleurs non-salariés classiques, qui ont perdu 5,6 % sur la même période. Le secteur compte environ 24 000 non-salariés, un effectif stable. Les pharmaciens restent parmi les indépendants les mieux rémunérés (derrière les médecins et dentistes à 10 180 euros), mais la trajectoire est clairement baissière. Ces données alimentent les négociations conventionnelles en cours sur la revalorisation de la rémunération officinale.

Pharmacien en entretien avec un patient âgé dans un espace de confidentialité, ambiance officine sobre
Officine·6 min

Bilan partagé de médication (BPM) en officine : le guide pratique 2026

Le bilan partagé de médication (BPM) est un service pharmaceutique conventionné destiné aux patients de 65 ans et plus prenant au moins 5 traitements chroniques depuis 6 mois ou plus. Il est encadré par l'avenant 12 (2018) à la convention pharmaceutique, élargi par l'avenant 19 qui a supprimé la condition d'ALD. La rémunération a été revalorisée à 65 € par an depuis janvier 2025. Le BPM se déroule en plusieurs séquences : recueil (BMI, 60 €), analyse des traitements (BMA, 20 €), restitution au patient (BMT, 20 €) et suivi (BMS, 20 €, 1 à 2 par an). Depuis janvier 2026, le médecin traitant peut prescrire un BPM pour les patients de plus de 80 ans sous au moins 10 traitements, ouvrant une consultation de déprescription rémunérée côté médecin. Le pharmacien doit disposer d'un espace de confidentialité, conduire l'entretien en face à face (le suivi peut se faire en télésoin), documenter l'analyse et transmettre ses conclusions au médecin. C'est l'acte pharmaceutique le mieux rémunéré et un levier central pour la montée en charge des nouvelles missions.

Validé pharmacien
Pharmacien en blouse blanche consultant un dossier patient au comptoir, ambiance officine sobre
Officine·7 min

Pharmacien prescripteur en 2026 : panorama complet des compétences en officine

En 2026, le pharmacien d'officine dispose de compétences de prescription élargies, encadrées par plusieurs textes successifs. En matière de vaccination, le pharmacien peut prescrire et administrer tous les vaccins du calendrier vaccinal pour les personnes de 11 ans et plus (décret du 8 août 2023). En matière de dispensation sans ordonnance après TROD, le pharmacien peut délivrer un antibiotique après un test rapide positif pour l'angine bactérienne (amoxicilline) ou la cystite simple (fosfomycine), selon l'arrêté du 17 juin 2024. En matière de renouvellement et d'adaptation des prescriptions, le pharmacien peut renouveler des traitements chroniques dans la limite de six mois et adapter certaines posologies (article L. 5125-23-1 du CSP). En matière de substitution de biosimilaires, le pharmacien peut substituer un médicament biologique par son biosimilaire inscrit sur la liste de l'ANSM, dans les conditions fixées par les arrêtés de 2025 et 2026. Ces missions sont assorties de conditions de formation, de traçabilité et de communication avec le prescripteur.

Validé pharmacien
Document administratif et formulaire d'arrêt de travail sur un bureau, ambiance sobre
Officine·4 min

Arrêts de travail plafonnés : 31 jours en première prescription, 62 jours en prolongation à compter du 1er septembre 2026

Le décret n° 2026-498 du 12 juin 2026, publié au Journal officiel le 13 juin, plafonne la durée des arrêts de travail ouvrant droit aux indemnités journalières de la sécurité sociale. La première prescription est limitée à 31 jours maximum. La prolongation est limitée à 62 jours maximum. Ces plafonds s'appliquent aux prescriptions et prolongations établies à compter du 1er septembre 2026. Les prescripteurs concernés sont les médecins, les chirurgiens-dentistes et les sages-femmes. Les assurés relevant du régime général, du régime des salariés agricoles et certains professionnels indépendants sont concernés. Le dispositif ne s'applique pas à Mayotte. Ce décret est pris en application de l'article 81 de la loi n° 2025-1403 du 30 décembre 2025 de financement de la sécurité sociale pour 2026. Pour le pharmacien, la mesure est à connaître pour répondre aux questions des patients au comptoir et anticiper les éventuels impacts sur les demandes d'arrêts maladie à la rentrée.

Boîtes de médicaments empilées sur un comptoir de pharmacie, ambiance sobre
Officine·7 min

Médicaments non utilisés : 517 millions d'euros de gaspillage, les résultats de l'étude Perimed

L'ANSM et l'Assurance Maladie ont publié le 24 juin 2026 les résultats de l'étude Perimed, première analyse statistique de la nature et des causes du non-usage des médicaments en France. Chaque année, 7 675 tonnes de médicaments non utilisés (MNU) sont collectés par Cyclamed en pharmacie, représentant un coût estimé à 517 millions d'euros pour l'Assurance Maladie obligatoire, dont 278 millions pour des médicaments non périmés. L'étude a porté sur 32 840 unités collectées entre avril et juillet 2025. Quatre classes thérapeutiques concentrent 80 % des retours : système respiratoire (25 %), digestif et métabolisme (21 %), nerveux (21 %) et cardiovasculaire (13 %). Les médicaments les plus fréquemment retrouvés sont le paracétamol, le tramadol, le macrogol, la lactulose et l'amoxicilline. 60 % des MNU sont périmés au moment du retour, 70 % relèvent de la prescription obligatoire. L'étude identifie quatre leviers d'action : allongement des durées de conservation (expérimentation ANSM lancée en novembre 2025), adaptation des conditionnements, rôle des professionnels de santé (consultation de déprescription entrée en vigueur au 1er janvier 2026, bilans partagés de médication) et information des patients. La Direction générale de la santé envisage par ailleurs une expérimentation de redispensation de certains anticancéreux à l'hôpital à partir de septembre 2026.

Comptoir de pharmacie avec préparateur en blouse blanche, ambiance officine sobre
Officine·5 min

DEUST préparateur : -20 % de financement par apprenti dès la rentrée 2026

France Compétences a acté une baisse d'environ 20 % du financement du contrat d'apprentissage du DEUST préparateur/technicien en pharmacie, seule voie d'accès au métier de préparateur en officine. Le coût-contrat passe d'environ 8 500 € à 7 100 € par apprenti et par an, applicable dès la rentrée de septembre 2026. La procédure de révision a été lancée le 2 avril 2026, et la dernière réunion de la CPNEFP s'est tenue le 8 juin 2026 sans infléchir la décision. L'USPO alerte sur le risque de réduction des capacités d'accueil des CFA, de fermetures de sections et de baisse du nombre d'apprentis formés. La FSPF redoute une « diminution drastique » de l'offre de formation. Force Ouvrière dénonce une situation « extrêmement préoccupante ». Le DEUST représente 98 % des contrats d'apprentissage de la branche officine. Par ailleurs, l'aide exceptionnelle à l'apprentissage est maintenue à 4 500 € pour la première année (contrats conclus à compter du 8 mars 2026).

Bulletin de paie posé sur un bureau à côté d'une calculatrice, ambiance comptable sobre
Officine·5 min

Salaires en officine : le SMIC rattrape 10 coefficients, négociations ouvertes le 6 juillet

Le SMIC a été revalorisé de 2,41 % au 1er juin 2026, portant le salaire minimum mensuel brut à 1 867,02 €. Cette hausse a pour effet de rattraper les 10 premiers coefficients de la grille salariale de la branche pharmacie d'officine (coefficients 100 à 160), alignant de fait la rémunération de ces échelons sur le SMIC. Face à ce tassement de la grille, une réunion extraordinaire de la Commission paritaire nationale de la pharmacie d'officine (CPPNI) est convoquée le 6 juillet 2026 pour négocier une revalorisation du point conventionnel. La FSPF a publié la grille actualisée dans sa circulaire 2026-27. Force Ouvrière (FO) a poussé à l'anticipation de cette négociation, une nouvelle hausse du SMIC étant attendue en janvier 2027. La dernière revalorisation du point conventionnel date du printemps 2026 (+1,2 %, de 5,215 € à 5,278 €).

Seringue préremplie de vaccin posée sur un comptoir de pharmacie à côté d'un carnet de vaccination
Officine·4 min

Repevax en contingentement : ce que le pharmacien doit savoir sur la tension dTcaPolio

Le vaccin Repevax (vaccin diphtérique, tétanique, coquelucheux acellulaire et poliomyélitique inactivé à doses réduites, Sanofi Winthrop) est en tension d'approvisionnement en pharmacie de ville depuis octobre 2024. Un contingentement quantitatif est en place. Les pharmacies hospitalières et les DROM ne sont pas concernés. La vente et l'exportation du vaccin par les grossistes-répartiteurs vers l'étranger sont interdites (articles L. 5121-30 et L. 5124-17-3 du CSP). La remise à disposition normale est estimée à décembre 2026. Le Boostrixtetra (GSK), vaccin dTcaPolio de même type, reste disponible et constitue l'alternative de référence. Les deux vaccins sont interchangeables selon les recommandations vaccinales en vigueur. Le pharmacien doit orienter les patients vers le Boostrixtetra et consulter les recommandations HAS pour les cas particuliers.

Validé pharmacien
Document officiel avec en-tête tricolore posé sur un bureau, ambiance institutionnelle sobre
Officine·5 min

Rémunération des officines : le ministère de la Santé ouvre le chantier de la refonte

Le ministère de la Santé a convoqué le 22 juin 2026 une réunion associant la FSPF, l'USPO et l'ensemble des administrations concernées (Cnam, DSS) pour poser les bases d'une refonte de la rémunération officinale. Deux chantiers de négociation conventionnelle sont annoncés. Le premier, à court terme, porte sur un avenant technique couvrant la généralisation de l'expérimentation OSyS, la prise en charge de l'hypertension artérielle et du diabète, le sevrage tabagique, les interventions pharmaceutiques et la clause de revoyure conventionnelle. Le second, à moyen terme, vise un avenant structurel dont l'objectif est de découpler la rémunération des officines des volumes de médicaments dispensés, en prolongement du rapport IGAS-IGF sur la chaîne de distribution pharmaceutique publié en mai 2026. Des mesures de transparence sont également annoncées : obligations déclaratives auprès du CEPS et déclaration des liens d'intérêts sur transparence.gouv.fr. L'USPO qualifie cette réunion d'étape déterminante pour l'avenir du maillage officinal.

Rayon parapharmacie avec produits retirés, ambiance officine sobre
Officine·5 min

CBD alimentaire interdit en officine : les contrôles DGAL-DGCCRF sont lancés

Depuis le 15 mai 2026, tous les produits alimentaires contenant du cannabidiol (CBD) sont interdits à la vente en France. La Direction générale de l'alimentation (DGAL) a lancé un plan national de contrôles en coordination avec la DGCCRF et les services vétérinaires départementaux. Les pharmacies, parapharmacies, boutiques spécialisées et sites de vente en ligne sont visés. Les produits concernés sont les huiles CBD sublinguales, gummies, tisanes, infusions, chocolats, gélules et tout complément alimentaire contenant du CBD. Le fondement réglementaire est le règlement européen Novel Food (UE) 2015/2283 : en l'absence d'autorisation de mise sur le marché comme nouvel aliment, ces produits ne peuvent pas être commercialisés. Les fleurs de CBD, résines, e-liquides et cosmétiques contenant du CBD (THC inférieur à 0,3 %) restent autorisés. La FSPF a alerté les officines par circulaire du 7 mai 2026. Le pharmacien doit retirer immédiatement de ses rayons tout produit alimentaire contenant du CBD et informer les patients qui en consommaient.

Test rapide d'orientation diagnostique posé sur un comptoir d'officine
Officine·5 min

TROD angine et TROD cystite en officine : le guide pratique de la délivrance sans ordonnance

Le décret du 17 juin 2024 (JORF n°0142 du 18 juin 2024) autorise la délivrance par le pharmacien d'officine, sans ordonnance médicale, de certains antibiotiques après un test rapide d'orientation diagnostique (TROD) positif. Deux pathologies sont concernées : l'angine à streptocoque A (adulte et enfant à partir de 3 ans) et la cystite aiguë simple chez la femme âgée de 16 à 65 ans. Les molécules délivrables sont limitativement énumérées par l'arrêté d'application du même jour. Le dispositif nécessite une formation spécifique (théorie + pratique, validation par QCM avec score minimum 8/10), s'inscrit dans les articles L. 5125-1-1 A et R. 5125-33-6 à 33-11 du Code de la santé publique, et donne lieu à un honoraire conventionnel (6 € TTC en métropole pour le TROD angine).

Validé pharmacien
Dispositifs médicaux et pansements sur un comptoir de pharmacie, ambiance officine sobre
Officine·5 min

Substitution des dispositifs médicaux en officine : la HAS rend un avis favorable avec réserves

La Haute Autorité de santé (HAS) a rendu le 28 mai 2026 (publié le 17 juin) un avis favorable avec réserves sur le projet d'arrêté autorisant la substitution de certains dispositifs médicaux par le pharmacien d'officine. Fondée sur l'article L. 5125-23-3 du Code de la santé publique, cette réforme ouvrirait au pharmacien le droit de substituer un dispositif médical prescrit par un équivalent inscrit à la LPP, sous conditions : même destination, spécifications techniques équivalentes, pas de surcoût pour le patient ni pour l'assurance maladie, information du prescripteur et du patient. Les catégories visées par le projet d'arrêté incluent les articles pour pansements, les matériels de contention, les canules trachéales, les prothèses respiratoires pour trachéotomie et les équipements de maintien à domicile. Le prescripteur conserve la possibilité d'exclure la substitution par mention expresse. L'USPO salue une étape structurante mais alerte sur le risque de restriction excessive du périmètre. L'arrêté définitif n'est pas encore publié.

Validé pharmacien
Pharmacien consultant un document sur un écran d'ordinateur, ambiance bureau d'officine
Officine·5 min

Certification périodique des pharmaciens : les référentiels sont publiés, le dispositif est opérationnel

L'arrêté du 26 février 2026 (JO du 27 février 2026) a publié les référentiels de certification périodique pour les pharmaciens, rendant le dispositif pleinement opérationnel. L'obligation de certification périodique est en vigueur depuis le 1er janvier 2023 pour tous les pharmaciens inscrits à l'Ordre. Le cycle standard est de six ans. Pour les pharmaciens inscrits avant le 1er janvier 2023, la première période est de neuf ans. La certification repose sur quatre axes : actualisation des connaissances et compétences, amélioration de la qualité des pratiques, amélioration de la relation avec les patients, prise en compte de la santé du professionnel. Le pharmacien doit réaliser un programme minimal d'actions sur chaque période et les documenter sur la plateforme nationale Ma Certif'Pro Santé. L'Ordre des pharmaciens dispose d'un délai de six mois après chaque période pour vérifier la conformité. En cas de manquement, une procédure disciplinaire peut être engagée. Le DPC (développement professionnel continu) reste un des leviers principaux pour valider des actions éligibles.

Bureau d'officine avec écran d'ordinateur et documents administratifs, ambiance back-office
Officine·4 min

Télédéclaration du chiffre d'affaires et des adjoints à l'Ordre des pharmaciens : date limite au 30 juin 2026

La déclaration annuelle du chiffre d'affaires de l'officine et du nombre d'adjoints à l'Ordre national des pharmaciens est ouverte du 7 avril au 30 juin 2026. Elle est obligatoire, dématérialisée et s'effectue via l'espace pharmacien du site ordre.pharmacien.fr. Elle conditionne le calcul de la cotisation ordinale annuelle. À effectuer impérativement avant le 30 juin 2026 pour éviter toute relance et garantir le bon ajustement de la cotisation due par l'officine.

Calculatrice, bilan comptable et stylo sur un bureau de back-office d'officine
Officine·5 min

Économie de l'officine : la FSPF salue un mois d'avril 2026 positif, prolongement du bilan 2025 porté par les nouvelles missions

La FSPF a publié le 10 juin 2026 une communication intitulée « Économie de l'officine : un mois d'avril positif ». Cette mise à jour mensuelle prolonge l'analyse partagée fin mai 2026 par l'Observatoire de l'économie officinale (Assurance maladie) sur le bilan 2025. Selon les éléments relayés par la presse spécialisée et confirmés dans les prises de parole de Guillaume Racle (USPO) et Philippe Besset (FSPF), la croissance de la marge officinale a atteint environ 200 millions d'euros en 2025, dont près de 98 millions imputables aux nouvelles missions (principalement la vaccination). Pour la première fois, les services dépassent la dispensation classique de médicaments comme contributeur principal à la croissance économique de la branche. Le mois d'avril 2026 prolonge cette dynamique selon la FSPF.

Façade institutionnelle sobre, ambiance Conseil national
Officine·9 min

Rapport IGF sur les Ordres de santé : le Conseil national de l'Ordre des pharmaciens riposte aux préconisations de suppression ou fusion

L'Inspection générale des finances (IGF) a publié le 1er juin 2026 le rapport « Mission de vérification des activités des ordres de santé », portant sur l'Ordre national des médecins, l'Ordre national des pharmaciens et l'Ordre national des chirurgiens-dentistes. La mission constate des dysfonctionnements de gouvernance, de gestion et d'exercice des missions disciplinaires et régulatrices. Elle recommande une réforme profonde de court terme et propose deux scénarios de transformation : la suppression des Ordres (missions reprises par les administrations et juridictions de droit commun) ou leur fusion en une entité unique. Le Conseil national de l'Ordre des pharmaciens (CNOP), par la voix de sa présidente Carine Wolf-Thal, a réagi en deux temps : une première déclaration le 7 avril 2026 (constat globalement positif sur la gestion), puis une riposte détaillée le 4 juin 2026 dénonçant des constats « volontairement à charge », rappelant les points positifs ignorés par le rapport (élections ordinales, collège de déontologie, dossier pharmaceutique, gestion des ruptures de médicaments) et précisant que sur le dossier URGO, le CNOP s'est constitué partie civile dans près de 2 000 dossiers.

Bulletin de paie sur bureau d'officine, ambiance back-office
Officine·5 min

Salaires en officine au 1er juin 2026 : la FSPF actualise sa grille (circulaire 2026-27) après revalorisation SMIC et accord paritaire étendu

La FSPF a publié le 1er juin 2026 sa circulaire 2026-27 présentant la grille salariale actualisée en officine, à la suite de la revalorisation du SMIC au 1er juin 2026 (+ 2,41 %) et de l'extension de l'accord paritaire du 19 janvier 2026 portant la valeur du point officinal de 5,215 € à 5,277 € (+ 1,2 %). Cet accord, signé par les fédérations d'employeurs (FSPF, USPO) et les organisations syndicales de salariés (CGT-FO, CFDT, CFTC, CFE-CGC, UNSA), a été étendu par l'arrêté du 2 avril 2026 (JORF n°0091 du 17 avril 2026, NOR TRST2609052A) à tous les employeurs et salariés de la branche relevant de la convention collective nationale de la pharmacie d'officine (n° 1996, du 3 décembre 1997). L'accord relatif aux frais d'équipement signé le même jour est également étendu. Texte intégral consultable au Bulletin officiel du ministère du Travail (fascicule n° 2026/8).

Berceau et matériel de bébé sur fond clair, ambiance maternité douce
Officine·5 min

Congé supplémentaire de naissance : ce qui change pour les officines au 1er juillet 2026 (LFSS 2026 + décrets du 30 mai 2026)

Le congé supplémentaire de naissance, instauré par l'article 99 de la loi n° 2025-1403 du 30 décembre 2025 (LFSS 2026), entre en vigueur le 1er juillet 2026. Cinq décrets d'application ont été publiés au JORF n°0126 du 31 mai 2026. Concernent l'officine : salariés (préparateurs, adjoints…) et pharmaciens titulaires en tant que travailleurs indépendants. Durée d'un ou deux mois, conditions : enfant né ou adopté à partir du 1er janvier 2026, démarrage du congé dans les 9 mois suivant le 1er juillet 2026. Indemnisation exclusivement par la Sécurité sociale : aucun maintien de salaire par l'employeur, aucun complément des régimes de prévoyance de la Pharmacie d'officine. Dispositif facultatif. La FSPF a publié sa circulaire 2026-29 le 5 juin 2026.