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Officine

Vie de l'officine, rémunération, syndicats, organisation, économie du réseau pharmaceutique.

Flacon de répulsif anti-moustiques posé sur un comptoir de pharmacie, ambiance sobre et professionnelle
Officine·6 min

Chikungunya, dengue, West Nile : premiers cas autochtones de l'été 2026 dans le sud de la France

Santé publique France recense au 3 août 2026 cinq épisodes de transmission vectorielle autochtone en France métropolitaine. Trois épisodes de chikungunya totalisent 7 cas dans le Tarn (Occitanie) et la Gironde (Nouvelle-Aquitaine). Deux épisodes de dengue ont été identifiés dans le Tarn et l'Hérault (Occitanie). Par ailleurs, 4 cas de West Nile ont été détectés dans les Pyrénées-Orientales et les Bouches-du-Rhône. Depuis le 1er mai 2026, début de la surveillance renforcée, 98 cas importés de chikungunya, 274 de dengue et 9 de Zika ont été signalés. Le moustique tigre (Aedes albopictus), vecteur du chikungunya et de la dengue, est désormais implanté dans 83 des 96 départements métropolitains. En 2025, la France avait enregistré 809 cas autochtones de chikungunya, un record. Le pharmacien d'officine est en première ligne pour le conseil sur les répulsifs cutanés, l'élimination des eaux stagnantes et l'orientation des patients fébriles de retour de zone endémique ou résidant dans les départements touchés.

Lunettes de protection solaire posées sur un comptoir de pharmacie, ambiance sobre et professionnelle
Officine·5 min

Éclipse solaire du 12 août : les lunettes de protection en pharmacie, ce qu'il faut vérifier

Le ministère de l'Économie et le ministère de la Santé publient le 23 juillet 2026 un communiqué conjoint d'alerte sur les lunettes de protection pour l'éclipse solaire du 12 août 2026. L'éclipse sera quasi-totale dans le sud-ouest de la France (jusqu'à 99,5 % d'obscuration à Biarritz) et partielle dans le reste du pays (90 % à Paris, 73 % à Marseille). Les lunettes doivent être conformes à la norme ISO 12312-2:2015 et porter le marquage CE. Les lunettes rayées, pliées, perforées ou endommagées ne doivent pas être utilisées : le moindre défaut du filtre laisse passer un faisceau lumineux dangereux. Les lunettes achetées lors de l'éclipse de 1999 ne doivent pas être réutilisées car leurs filtres sont susceptibles d'être altérés. L'observation ne doit pas dépasser 3 minutes consécutives. La DGCCRF a déjà contrôlé près de 90 opérateurs (fabricants, importateurs, distributeurs). Les produits non conformes sont retirés du marché, avec des amendes pouvant atteindre 200 000 euros. Les points de vente recommandés sont les opticiens, les pharmacies et les associations reconnues. La bande de totalité passe par l'Islande et le nord de l'Espagne, pas par la France métropolitaine. Même à 99 % d'obscuration, le croissant solaire restant peut provoquer des lésions rétiniennes irréversibles.

Comptoir de pharmacie avec des protections menstruelles réutilisables, ambiance sobre et professionnelle
Officine·5 min

Culottes et coupes menstruelles remboursées en pharmacie dès le 1er octobre 2026

L'arrêté du 6 août 2026, publié au Journal officiel du 7 août (JORFTEXT000054632785), inscrit les culottes menstruelles et les coupes menstruelles sur la liste des produits et prestations remboursables (LPP). Le prix public TTC est fixé à 19 euros pour une culotte menstruelle (code LPP 1724852) et 15,80 euros pour une coupe menstruelle (code LPP 1719621). Les bénéficiaires sont les femmes de moins de 26 ans, sans condition de ressources, et les bénéficiaires de la Complémentaire santé solidaire (C2S), sans condition d'âge. Le remboursement est limité à 2 protections par an et par personne. Le taux de remboursement est de 55 à 65 % pour les moins de 26 ans, et de 100 % pour les bénéficiaires de la C2S. La distribution est exclusivement réservée aux pharmacies. Les culottes doivent comporter au minimum 3 couches (drainante, absorbante, imperméable), être certifiées Oeko-Tex Standard 100 et absorber au minimum 20 ml. Les coupes doivent être en silicone médical catalysé au platine ou en TPE de grade médical, fabriquées par un industriel certifié ISO 13485. L'arrêté entre en vigueur le 1er octobre 2026. Le décret n° 2026-288 du 17 avril 2026 avait posé le cadre juridique de cette prise en charge.

Tensiomètre posé sur un comptoir de pharmacie, ambiance sobre et professionnelle
Officine·4 min

Pression artérielle en officine : la loi autorise officiellement le pharmacien à la mesurer

La loi n° 2026-668 du 27 juillet 2026, publiée au Journal officiel du 28 juillet (JORFTEXT000054496977), autorise officiellement le pharmacien d'officine à mesurer la pression artérielle des patients dans une démarche de prévention des risques cardio-neuro-vasculaires. L'article L. 5125-1-1 A du Code de la santé publique est complété en ce sens. L'article L. 4161-1 du CSP est également modifié pour exclure cette mesure du monopole médical : le pharmacien qui mesure la PA ne commet pas d'exercice illégal de la médecine. En revanche, les étudiants en pharmacie ne sont pas autorisés à réaliser cette mesure (art. L. 4161-5 du CSP), sous peine de poursuites pour exercice illégal (2 ans d'emprisonnement, 30 000 euros d'amende). La loi instaure par ailleurs une stratégie nationale pluriannuelle de prévention, dépistage et prise en charge des maladies cardio-neuro-vasculaires, avec un rapport d'évaluation dans 3 ans. Les modalités pratiques (rémunération, conditions, facturation) restent à définir par les textes d'application.

Pharmacien en entretien avec un patient au comptoir, ambiance calme et professionnelle
Officine·4 min

Rendez-vous de prévention : le pharmacien peut les réaliser et facturer 30 €

L'arrêté du 28 juillet 2026, publié au Journal officiel du 2 août (JORFTEXT000054596416), confirme le pharmacien d'officine comme effecteur des rendez-vous de prévention. Le pharmacien peut réaliser un entretien de prévention et le facturer sous le code RDP au tarif de 30 euros en métropole (31,50 euros en outre-mer), sans dépassement d'honoraire. Quatre tranches d'âge sont éligibles : 18-25 ans, 45-50 ans, 60-65 ans et 70-75 ans. L'entretien donne lieu à un plan personnalisé de prévention remis au patient, qui peut être versé au dossier médical partagé et transmis au médecin traitant par messagerie sécurisée. Le pharmacien peut compléter l'entretien par un acte unique : vaccination ou remise d'un kit de dépistage du cancer colorectal. Chaque individu ne peut bénéficier que d'un seul entretien par tranche d'âge. L'arrêté abroge celui du 28 mai 2024 et entre en vigueur le premier jour du deuxième mois suivant sa publication, soit le 1er octobre 2026. Les autres effecteurs sont les médecins, sages-femmes, infirmiers et masseurs-kinésithérapeutes.

Boîtes de médicaments classiques alignées sur un comptoir de pharmacie, ambiance sobre
Officine·4 min

Médicaments anciens menacés : l'USPO écrit au Premier ministre pour sauver l'arsenal thérapeutique

L'USPO publie le 27 juillet 2026 une lettre ouverte au Premier ministre et à la ministre de la Santé alertant sur le risque de disparition de médicaments anciens, éprouvés et peu coûteux. Le syndicat dénonce un projet qui ferait passer le taux de remboursement de certains médicaments à SMR faible de 15 % à 5 %, et de 30 % à 15 % pour d'autres. Sont visés les hypnotiques, les médicaments contre la constipation et « de nombreux traitements utiles au quotidien ». L'USPO estime que ce dispositif créerait un cinquième taux de remboursement, transférerait au moins 1,2 milliard d'euros vers les complémentaires santé (entraînant une hausse des cotisations, notamment pour les personnes âgées) et aboutirait à une disparition de fait du remboursement par l'Assurance maladie obligatoire pour ces médicaments. Le syndicat met en perspective : les médicaments les plus coûteux concernent moins de 1 % des patients mais représentent environ 50 % des budgets médicaments, et le médicament le plus onéreux coûte près d'un milliard d'euros par an. L'USPO demande de préserver ces traitements, de mieux contrôler le coût de l'innovation et de répartir équitablement les efforts d'économies.

Boîtes de médicaments sur un comptoir de pharmacie, ambiance sobre et professionnelle
Officine·4 min

CEPS : l'USPO obtient le retrait de 9 groupes de médicaments sur 12, 20 M€ de baisses évitées

L'USPO annonce le 28 juillet 2026 avoir obtenu du CEPS (Comité économique des produits de santé) le retrait de 9 groupes de médicaments sur les 12 initialement ciblés pour des baisses de prix. Le montant initial des baisses envisagées s'élevait à 43,9 millions d'euros. Le montant final retenu est de 24,2 millions d'euros, soit environ 20 millions d'euros de baisses évitées. L'USPO a fait valoir trois arguments principaux : les tensions d'approvisionnement existantes sur certaines molécules (une baisse de prix aggraverait le risque de rupture), les situations de monopole (un seul fournisseur, pas de marge de négociation), et les taux de substitution déjà maximaux (les pharmaciens substituent déjà au maximum, une baisse de prix ne peut pas générer d'économies supplémentaires par la substitution). Trois groupes de médicaments restent concernés par des baisses, pour un total de 24,2 millions d'euros.

Pharmacie de village en zone rurale, façade sobre, ambiance calme
Officine·3 min

Jusqu'à 20 000 € pour les officines en zone sous-dense : dépôt avant le 31 juillet

La FSPF rappelle le 28 juillet 2026 que les pharmacies d'officine situées en zone sous-dense (ZIP ou ZAC) peuvent déposer une demande d'aide financière auprès de leur CPAM avant le 31 juillet 2026. Le dispositif, issu de l'avenant n° 2 à la convention nationale pharmaceutique (en vigueur depuis le 22 mai 2026), prévoit une aide maximale de 20 000 euros par officine, sur une enveloppe annuelle nationale de 20 millions d'euros. Pour être éligible, la pharmacie doit remplir cinq conditions cumulatives : être située en zone sous-dense (ZIP ou ZAC), être la seule pharmacie de la commune, être ouverte au public au moins dix mois par an, réaliser un chiffre d'affaires HT inférieur à 1 000 000 euros en métropole (seuils plus élevés en outre-mer), et ne pas avoir de pharmacien titulaire condamné pour fraude dans l'année précédente. Le dossier doit comprendre un formulaire d'identification, un tableau d'indicateurs de suivi, les comptes financiers (janvier N-1 à juin N), un bilan des actions d'amélioration et le récapitulatif des autres aides publiques perçues.

Pharmacie d'officine avec des masques FFP2 sur le comptoir, ambiance sobre
Officine·4 min

Incendies en Gironde et dans les Landes : les pharmacies en première ligne

L'USPO et la FSPF publient le 27 juillet 2026 des communiqués sur la mobilisation des pharmacies face aux incendies en Gironde et dans les Landes. Les officines assurent la continuité des soins pour les personnes évacuées, distribuent des masques FFP2 (dotation initiale de 1 300 par pharmacie, l'USPO demande un passage à 5 000) et s'appuient sur le Dossier Pharmaceutique (DP) et le Dossier Médical Partagé (DMP) pour retrouver les traitements des patients ayant perdu leurs ordonnances. La FSPF détaille les dispositifs de soutien mobilisables : activité partielle pour les officines en zone évacuée (demande sur activitepartielle.emploi.gouv.fr, catégorie « circonstances exceptionnelles »), report de charges sociales sans pénalité (URSSAF, appel au 3957), et aménagement du temps de travail pour les salariés évacués (RTT, heures de récupération, congés payés anticipés). L'USPO rappelle que les pharmacies sont des « acteurs de première ligne indispensables » en situation de crise, accessibles, de proximité et dotées d'une expertise sur le médicament.

Pharmacien au comptoir devant un écran d'ordinateur avec des formulaires administratifs, ambiance sobre
Officine·4 min

Interventions pharmaceutiques : l'USPO dénonce des contrôles administratifs déconnectés du soin

L'USPO publie le 24 juillet 2026 un communiqué dénonçant le décalage entre l'élargissement des missions du pharmacien d'officine et la lourdeur des contrôles administratifs auxquels il est soumis. Le syndicat qualifie ces contrôles de « essentiellement administratifs, sans lien direct avec les enjeux de santé publique ou la qualité de la prise en charge du patient ». L'USPO pointe un problème concret : des ordonnances jugées non conformes sur le plan procédural alors que l'intention thérapeutique est confirmée par le prescripteur, entraînant des indus (récupérations financières) pour le pharmacien. Le syndicat demande la possibilité de tracer les interventions pharmaceutiques auprès de l'Assurance maladie : enregistrer l'intervention lorsque l'intention thérapeutique est claire, continuer à bloquer les prescriptions réellement dangereuses, et demander confirmation au prescripteur en cas de doute. L'USPO appelle à une approche fondée sur « la confiance, la responsabilité professionnelle et l'évaluation de l'impact sanitaire réel » plutôt que sur le respect de procédures formelles. Le communiqué rappelle que le pharmacien d'officine est un acteur de santé accessible sans rendez-vous, maillant l'ensemble du territoire, et contribuant au suivi des patients, à la prévention et à la sécurisation du circuit du médicament.

Flacons de compléments alimentaires alignés sur une étagère de pharmacie, ambiance sobre
Officine·5 min

Compléments alimentaires : la DGAL inspecte les officines, le pharmacien ne peut pas refuser

La FSPF informe le 24 juillet 2026 que des inspections et prélèvements de compléments alimentaires sont actuellement conduits en officine par la Direction générale de l'alimentation (DGAL), rattachée au ministère de l'Agriculture. Ces contrôles sont en partie délégués à des organismes privés qui interviennent en lieu et place des agents de l'État. La FSPF précise que ces opérations, bien que contraignantes et génératrices d'une charge de travail supplémentaire, s'imposent au pharmacien d'officine : il ne peut pas s'y soustraire. Les compléments alimentaires sont des denrées alimentaires au sens du règlement européen (CE) n° 178/2002 et du décret n° 2006-352. À ce titre, tout point de vente, y compris l'officine, est soumis aux contrôles officiels prévus par le règlement (UE) 2017/625. Les inspecteurs vérifient la conformité des produits (étiquetage, allégations, composition, traçabilité) et peuvent procéder à des prélèvements pour analyse. Le pharmacien doit faciliter l'accès aux produits, fournir les documents de traçabilité (factures, bons de livraison) et ne pas entraver le contrôle. Le refus d'inspection est passible de sanctions pénales (article L. 511-22 du Code de la consommation).

Comptoir de pharmacie avec vitre de protection, ambiance sobre
Officine·4 min

Pharmacien agressé : l'Ordre et les URPS peuvent désormais porter plainte à votre place

Le décret n° 2026-641 du 20 juillet 2026, publié au Journal officiel le 21 juillet, fixe les modalités d'application de l'article 5 de la loi n° 2025-623 du 9 juillet 2025 visant à renforcer la sécurité des professionnels de santé. Le texte permet aux ordres professionnels (dont l'Ordre national des pharmaciens) et aux unions régionales de professionnels de santé (URPS) de déposer plainte au nom d'un professionnel de santé victime de violences dans le cadre de son exercice. Le dispositif repose sur un mandat écrit : le pharmacien victime donne son consentement par écrit, accompagné des pièces justificatives, et l'instance professionnelle se charge du dépôt de plainte. Le professionnel conserve la possibilité de mettre fin au mandat à tout moment et doit être tenu informé de la procédure. Ce décret répond à un constat : de nombreux professionnels de santé renoncent à porter plainte après une agression, par manque de temps, par méconnaissance des démarches ou par crainte. La FSPF a relayé l'information le 23 juillet en invitant les pharmaciens d'officine à se saisir du dispositif.

Thermomètre affichant une température élevée sous un soleil de plomb, ambiance sobre
Officine·5 min

Canicule de juin 2026 : 5 764 morts en excès, pire que 2003

Santé publique France a publié le 22 juillet 2026 le bilan de la canicule du 17 juin au 2 juillet 2026. L'épisode a provoqué 5 764 décès en excès toutes causes confondues, soit une surmortalité de +36 %. L'agence qualifie cet épisode d'« exceptionnellement sévère, dont l'intensité dépasse celle d'août 2003 ». 92 départements ont été touchés (98,5 % de la métropole), avec des records de température : 43,8°C à Saintes, 42,7°C à Niort, et les 24-25 juin identifiés comme les jours les plus chauds jamais enregistrés en France. Les personnes de 75 ans et plus représentent deux tiers des décès en excès (3 719 morts, +33,3 %), mais la surmortalité augmente dès 45 ans. L'Île-de-France est la région la plus touchée avec environ 2 000 décès en excès (+81,2 %), devant le Grand-Est, les Pays de la Loire et le Centre-Val de Loire. Santé publique France précise qu'il s'agit d'estimations préliminaires, publiées trois semaines après l'événement, qui seront confirmées par des analyses plus fines à l'automne. Les données proviennent des registres d'état civil couvrant 84 % de la mortalité nationale.

Seringue de vaccin antigrippal et blouse de soignant dans un couloir d'Ehpad, ambiance sobre
Officine·4 min

Grippe : la HAS recommande la vaccination obligatoire des soignants

La Haute Autorité de santé (HAS) a publié le 20 juillet 2026 un avis recommandant l'obligation vaccinale annuelle contre la grippe pour l'ensemble des professionnels de santé (salariés et libéraux), les professionnels des établissements de santé et médico-sociaux en contact avec des personnes à risque, ainsi que les étudiants des filières médicales et paramédicales. Le taux de couverture vaccinale des professionnels en établissement de santé est de 20 % (saison 2024-2025), celui des professionnels en Ehpad de 21 %. L'objectif est d'atteindre 90 % et plus, comme observé dans les pays ayant instauré l'obligation (Finlande, États-Unis). Le déploiement serait prioritaire en Ehpad et USLD, puis progressif sur 2 ans renouvelables 1 an dans les autres établissements. La HAS justifie sa recommandation par le fardeau sanitaire de la grippe (92 000 hospitalisations et environ 17 000 décès lors de la saison 2024-2025, 9 décès sur 10 chez les 65 ans et plus) et par l'efficacité réduite du vaccin chez les personnes âgées (immunosénescence). Pour les personnes âgées de 65 ans et plus résidant en collectivité, la HAS ne recommande pas l'obligation, le taux de couverture étant déjà de 82,7 %. Cet avis est une recommandation : l'obligation doit encore être inscrite dans la loi par le gouvernement.

Étagères de pharmacie remplies de boîtes de médicaments, ambiance sobre
Officine·4 min

Médicaments essentiels : la liste passe à 652 molécules, vaccins Covid et VRS inclus

La Direction générale de la santé (DGS) a publié le 10 juillet 2026 une mise à jour de la liste des médicaments essentiels, dans le cadre de la feuille de route ministérielle de lutte contre les pénuries. La liste passe de 621 molécules (juin 2024) à 652 molécules, correspondant à 6 144 spécialités pharmaceutiques. Environ 50 molécules ont été ajoutées et 19 retirées. Parmi les ajouts : les vaccins liés à des plans de santé publique (Covid-19, variole du singe, dengue, VRS), des inhibiteurs de protéine kinase (gefitinib, osimertinib, alectinib, brigatinib, sorafénib, régorafénib, cabozantinib), et un renforcement massif de la classe voies digestives/métabolisme (de 4 à 17 molécules, dont lévocarnitine, bétaïne, imiglucérase, sebelipase alfa). Parmi les retraits : granisétron, olsalazine, acénocoumarol, fondaparinux, tinzaparine, obinutuzumab, isatuximab, golimumab. Pour le pharmacien, l'inscription sur cette liste renforce les obligations de suivi des tensions d'approvisionnement par les industriels et les grossistes-répartiteurs sur les spécialités concernées.

Bureau de pharmacien avec documents administratifs et calculatrice, ambiance sobre
Officine·5 min

Réforme CAVP : ce que change l'arrêté du 10 juillet 2026 pour votre retraite

L'arrêté du 10 juillet 2026, publié au Journal officiel le 17 juillet, approuve les nouveaux règlements de la Caisse d'assurance vieillesse des pharmaciens (CAVP) pour trois régimes : assurance vieillesse complémentaire, assurance invalidité-décès et prestations complémentaires de vieillesse (PCV). La réforme, votée à l'unanimité par le conseil d'administration de la CAVP en juin 2026, prévoit une montée progressive des classes de cotisation du régime complémentaire de capitalisation sur 5 ans (2027-2032). Seule la part de capitalisation est concernée, soit 30 % de la cotisation complémentaire globale. L'impact estimé : +6 euros par jour après fiscalité pour un pharmacien montant de 2 classes. Le constat de départ : 66,5 % des pharmaciens cotisent en classe 3 (la plus basse pour les revenus inférieurs à 85 369 euros), avec une pension mensuelle de 2 000 euros après 30 ans de cotisation et départ à 67 ans. À revenu égal, un pharmacien libéral cotise moins pour sa retraite qu'un adjoint salarié. Pour les officines en SEL (75 % du réseau), la cotisation CAVP est déductible du bénéfice imposable, avec une économie d'IS de 15 à 25 %. Les affiliés recevront un relevé annuel de leur compte de capitalisation, et une estimation de pension dès 45 ans.

Cartons de médicaments empilés dans un entrepôt pharmaceutique, ambiance sobre
Officine·4 min

L'ANSM inflige 1,9 million d'euros d'amende à deux grossistes-répartiteurs

L'ANSM a publié le 16 juillet 2026 deux décisions de sanction financière à l'encontre de grossistes-répartiteurs pour manquement à leurs obligations de service public (articles L. 5124-17-2 et R. 5124-59 du code de la santé publique). Aredis SAS, basée à Jonage (Rhône), est sanctionnée à hauteur de 905 134,64 euros pour avoir privilégié l'exportation au détriment de l'approvisionnement des officines françaises, avec notamment un lot d'Oestrodose Gel destiné à l'export alors que le stock domestique était à zéro. Plusieurs commandes de pharmacies n'ont pas été honorées en novembre 2023. Medi-Live, basée à Villebon-sur-Yvette (Essonne), est sanctionnée à hauteur de 1 000 000 euros (plafond légal) pour absence de moyens logistiques et humains permettant de livrer les commandes sous 24 heures, et pour détention d'un stock de stupéfiants quasi intégralement périmé. Au total, 1,9 million d'euros d'amendes. Ces décisions rappellent que les grossistes-répartiteurs ont une obligation légale d'approvisionner les officines de leur territoire.

Écran de caisse de pharmacie avec carte Vitale posée à côté, ambiance sobre
Officine·4 min

Tiers payant contre génériques : extension aux hybrides et biosimilaires dès le 1er septembre

À compter du 1er septembre 2026, le dispositif « tiers payant contre génériques » s'étend aux médicaments hybrides et biosimilaires substituables. Le mécanisme est identique à celui en vigueur pour les génériques : si le pharmacien propose la substitution et que le patient la refuse, celui-ci perd le bénéfice du tiers payant et doit avancer les frais. Le remboursement se fait alors sur la base du prix du médicament biosimilaire ou hybride le plus élevé du groupe de substitution concerné. Le tiers payant est maintenu si le prescripteur a porté une mention « non substituable » (NS) justifiée et conforme, ou si le médicament d'origine a un prix inférieur ou égal au biosimilaire ou hybride. Le pharmacien doit informer le patient des conséquences du refus avant la délivrance, vérifier la présence et la conformité de la mention NS le cas échéant, et reporter cette mention dans son logiciel de facturation. Cette extension concerne notamment les biosimilaires récemment ajoutés à la liste ANSM (insuline glargine, dénosumab) et les hybrides inscrits au répertoire.