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L'actualité pharmaceutique, décryptée pour l'officine.

Toute l'actu pharma en 5 minutes.

Rideau métallique baissé devant une vitrine de pharmacie fissurée, rue déserte au petit matin, ambiance sobre
Officine·4 min

Pharmacies saccagées en marge des manifestations : les mesures réclamées par l'USPO, et les démarches à faire

Des officines ont été dégradées lors des événements du samedi 17 octobre 2026, en marge de manifestations organisées partout en France. Réunie en urgence le lundi 19 octobre par Serge Papin, ministre des petites et moyennes entreprises, l'USPO a formulé cinq demandes pour les officines sinistrées : un délai de déclaration de sinistre allongé, l'instruction et le règlement le plus rapide possible des sinistres par les assurances, des avances de la CPAM lorsque les assurances ne paieraient pas, des médiateurs ou référents dans chaque département, et un allègement des charges sociales pour les officines qui n'ont pas pu ouvrir pendant plusieurs jours. Le syndicat demande aussi une protection particulière des officines, qui détiennent des produits de santé à risque, indique avoir pris contact avec la Caisse d'assurance vieillesse des pharmaciens (CAVP) pour des aménagements de cotisations et poursuit ses échanges avec la Direction générale des entreprises. Côté démarches, depuis le décret du 20 juillet 2026, un pharmacien libéral victime peut mandater par écrit l'Ordre ou son union régionale de professionnels de santé (URPS) pour déposer plainte à sa place, y compris pour des faits de destruction ou de dégradation de biens. L'Ordre invite par ailleurs les pharmaciens victimes à déclarer l'agression sur l'espace pharmaciens de son site.

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Ruptures de médicaments

Le statut officiel des médicaments signalés par l'ANSM : ruptures, tensions et remises à disposition.

45Rupture de stock
137Tension d'approvisionnement
93Remise à disposition
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Glacière médicale portative ouverte avec flacons de vaccin, posée sur une table, ambiance sobre
Réglementation·4 min

Vaccination : le cahier des charges exige une enceinte réfrigérée portative pour vacciner à domicile

Un arrêté du 13 octobre 2026, publié au Journal officiel du 17 octobre (NOR : SFHP2625940A), modifie l'arrêté du 8 août 2023 qui fixe le cahier des charges des conditions techniques à respecter pour exercer l'activité de vaccination, ainsi que les objectifs pédagogiques de la formation. Ce cahier des charges s'applique notamment aux pharmacies d'officine qui vaccinent (article R. 5125-33-8 du code de la santé publique). Jusqu'ici, son point 4° exigeait une enceinte réfrigérée avec enregistrement et monitorage de la température pour le stockage des vaccins, « s'agissant des pharmacies d'officine, mutualistes ou de secours minières et des pharmacies à usage intérieur ». Le nouveau texte supprime cette précision et ajoute une exigence : une enceinte réfrigérée portative, s'agissant de la vaccination à domicile. Le cahier des charges comprend toujours un espace de confidentialité, un équipement pour installer la personne, un point d'eau ou une solution hydro-alcoolique, le matériel d'injection et une trousse de première urgence, l'élimination des déchets d'activité de soins à risque infectieux et le matériel informatique de traçabilité. L'arrêté vise notamment l'article L. 4211-4 et l'article R. 4211-14-1 du code de la santé publique, qui encadrent le stockage de vaccins par les médecins, sages-femmes et infirmiers libéraux. Il modifie aussi, à l'article 2, une référence relative à la formation des infirmiers.

Écran de logiciel de facturation et lecteur de carte sur un comptoir de pharmacie, illustration sobre
Officine·6 min

PLFSS 2027 : tiers payant, délai d'un an pour être payé et logiciels agréés, ce que prévoit l'article 32

L'article 32 du projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2027 (n° 3211, déposé le 1er octobre 2026) vise à « sécuriser les modalités de facturation à l'assurance maladie ». Pour les professionnels qui appliquent le tiers payant, comme les pharmacies, la caisse pourra exiger la restitution de tout ou partie des sommes versées si les factures ne sont pas transmises dans les délais et conditions prévus, et la garantie de paiement sera subordonnée au respect de ces délais. Ces dispositions entreraient en vigueur à une date fixée par décret, entre le 1er janvier 2028 et le 1er janvier 2029. Le texte crée aussi un délai de prescription d'un an pour l'action en paiement en tiers payant, à compter de la délivrance, prolongeable d'un an en cas d'événement empêchant durablement la transmission. Il instaure enfin un agrément des logiciels de facturation par le directeur général de l'Assurance maladie : les éditeurs devront mettre à jour leurs logiciels dans les délais, sous peine d'une pénalité financière ou d'un retrait d'agrément. Selon l'exposé des motifs, l'objectif est de conditionner à terme la facturation à l'usage de SESAM-Vitale à jour, de la transmission dématérialisée des pièces justificatives et de la vérification en ligne des droits, tout en faisant peser la sanction des retards de mise à jour sur les éditeurs et non sur les soignants. Il s'agit d'un projet de loi, encore modifiable.

Fiche pratique et flacon de vaccin posés sur un comptoir de pharmacie, illustration sobre
Officine·4 min

Fiche mémo : vaccination contre le Covid-19 2026-2027 au comptoir

La campagne de vaccination contre le Covid-19 2026-2027 a démarré le 13 octobre 2026, en même temps que celle contre la grippe. Le pharmacien formé peut prescrire et administrer le vaccin à toute personne de 5 ans et plus, ciblée ou non par les recommandations, et la vaccination est gratuite même hors cible. Deux vaccins sont disponibles en stock d'État : Comirnaty XFG adulte (couvercle gris) à partir de 12 ans et Comirnaty XFG pédiatrique (couvercle bleu) de 6 mois à 11 ans, en flacons de 6 doses. Les commandes passent par l'outil de Santé publique France, chaque lundi et mardi, avec une livraison le jeudi ou le vendredi de la semaine suivante ; une officine peut commander jusqu'à 30 flacons adultes par session. Le portail est fermé du 21 décembre 2026 au 3 janvier 2027. Les seringues et aiguilles ne sont plus fournies par l'État et doivent être achetées par l'officine. L'injection se facture avec le code INJ, 7,50 euros TTC, avec un coefficient de 1,05 en outre-mer. En cas de co-administration avec le vaccin contre la grippe, deux facturations distinctes sont obligatoires.

Validé pharmacien
Boîtes de médicaments génériques alignées sur une étagère de pharmacie, ambiance sobre
Officine·4 min

TFR : 75 présentations de génériques sortent du tarif forfaitaire le 20 octobre

Le Comité économique des produits de santé (CEPS) abroge le tarif forfaitaire de responsabilité (TFR) de 75 présentations de génériques, réparties en 31 molécules, à compter du 20 octobre 2026. La décision du 7 octobre 2026 (NOR : SFHS2626410S) a été publiée au Journal officiel n° 0237 du 10 octobre 2026. Les molécules concernées couvrent de nombreuses classes : antidiabétiques (acarbose, glipizide), cardiovasculaires (bisoprolol, bénazépril, trandolapril, nifédipine LP, amiloride associé à l'hydrochlorothiazide, ticlopidine), anti-infectieux (amoxicilline en sachets, céfadroxil, ciprofloxacine 250 mg, minocycline, roxithromycine, éfavirenz, névirapine), antiulcéreux (cimétidine, famotidine, ranitidine), neurologie et psychiatrie (carbamazépine 200 mg, buspirone, miansérine, sulpiride, ropinirole, rizatriptan), et d'autres (fexofénadine, mébévérine, flutamide, calcitonine, diclofénac injectable, éconazole ovule, timolol collyre). Selon l'Assurance Maladie, le TFR est un tarif de référence unique pour le remboursement des médicaments d'un groupe générique, calculé à partir du prix des génériques les moins chers ; lorsqu'il s'applique, un patient qui refuse le générique n'est remboursé que sur la base du TFR. Une fois le TFR abrogé, le remboursement s'applique sur la base du prix de vente de chaque spécialité. Le pharmacien doit s'assurer que son logiciel intègre la nouvelle base de remboursement au 20 octobre.

Pharmacien et patient échangeant dans un espace de confidentialité d'officine, lecteur de glycémie posé sur la table, ambiance sobre
Officine·5 min

Entretien « diabète » en officine : la HAS valide le guide sous réserve, pour un déploiement en 2027

La Haute Autorité de santé (HAS) a rendu un avis favorable sous réserve sur les supports d'un nouvel accompagnement pharmaceutique destiné aux patients diabétiques de type 2. Saisie par la Caisse nationale de l'assurance maladie (CNAM) par un courriel du 12 août 2026, elle s'est prononcée par l'avis n° 2026.0061/AC/SBP du 8 octobre 2026, mis en ligne le 13 octobre. Les supports, un guide d'accompagnement destiné au pharmacien et une fiche de suivi patient, ont été élaborés par l'Assurance maladie et les syndicats représentatifs des pharmaciens titulaires d'officine. L'accompagnement s'adressera aux adultes atteints d'un diabète de type 2 et traités de manière chronique, depuis plus de six mois ; la signature d'un avenant conventionnel est prévue courant 2026, pour une mise en œuvre en 2027. La HAS demande notamment de clarifier la population éligible, de traiter l'ensemble des sept thématiques prévues au fil de trois entretiens (pathologie et suivi médical, traitement et adhésion, prévention) plutôt que deux au choix, de mieux distinguer ce qui relève des compétences du pharmacien, d'adopter une approche plus partenariale avec le patient, de renforcer le repérage de la détresse psychologique, de séparer le guide en deux documents et d'ajouter l'autosurveillance glycémique, les systèmes de mesure du glucose interstitiel, les bonnes pratiques d'injection et la conservation des traitements injectables. Trois parties prenantes sur cinq ont répondu : l'Ordre des pharmaciens, le Conseil national professionnel de la pharmacie et la Fédération française des diabétiques. L'avis est favorable sous réserve de la prise en compte de l'ensemble de ces propositions.

Validé pharmacien
Façade sobre d'un bâtiment institutionnel européen, drapeaux en arrière-plan, ambiance neutre
Officine·4 min

Vaccins grippe : Bruxelles rend contraignants les engagements de Sanofi sur Efluelda et Fluad

La Commission européenne a rendu juridiquement contraignants, le 14 octobre 2026, les engagements proposés par Sanofi dans une affaire de dénigrement présumé du vaccin antigrippal Fluad, commercialisé par CSL Seqirus. Fluad est le seul vaccin antigrippal renforcé destiné aux patients vulnérables qui concurrence Efluelda, le vaccin de Sanofi. La Commission soupçonnait Sanofi, potentiellement en position dominante sur ce marché en Allemagne et en France, d'avoir mené de 2024 jusqu'au moins l'automne 2025 une campagne de communication trompeuse auprès des professionnels de santé, en Allemagne et, avec moins d'intensité, en France : suggérer que les preuves en faveur de Fluad sont plus faibles que pour Efluelda, présenter de façon inexacte les recommandations vaccinales nationales. Jusqu'en mars 2030, Sanofi ne pourra plus, dans sa promotion auprès des professionnels de santé en France et en Allemagne, critiquer les recommandations nationales, présenter Fluad négativement, laisser entendre qu'Efluelda est plus sûr ou plus efficace, ni que les preuves en faveur de Fluad sont plus faibles. Pendant 24 mois, Sanofi publiera sur ses sites allemand et français une déclaration indiquant que les recommandations nationales placent Fluad et Efluelda à égalité pour protéger les personnes âgées, avec une base de preuves solide pour les deux. La décision ne constate pas d'infraction. Un mandataire surveillera sa mise en œuvre ; en cas de manquement, l'amende peut atteindre 10 % du chiffre d'affaires mondial. En France, la campagne 2026-2027 recommande d'utiliser préférentiellement Efluelda et Fluad chez les 65 ans et plus.