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L'actualité pharmaceutique, décryptée pour l'officine.

Toute l'actu pharma en 5 minutes.

Stylos injecteurs et seringues préremplies alignés sur un comptoir de pharmacie, ambiance sobre
Médicament·6 min

Biosimilaires : l'omalizumab devient substituable à l'officine, la liste passe à 14 groupes

Un arrêté du 22 octobre 2026, publié au Journal officiel du 27 octobre, remplace la liste des groupes biologiques similaires que le pharmacien d'officine peut substituer (article L. 5125-23-2 du code de la santé publique). Elle compte désormais 14 groupes, avec l'arrivée de l'omalizumab : le pharmacien peut délivrer Omlyclo à la place de Xolair, sauf mention expresse et justifiée du prescripteur. L'ANSM avait rendu le 30 juillet 2026 un avis sur les conditions de cette substitution, possible en primo-prescription comme en cours de traitement, de manière progressive et encadrée. Elle signale que les spécialités peuvent différer par le type de dispositif d'administration ou la couleur des bouchons selon le dosage : le pharmacien doit y porter une attention particulière en informant le patient. L'arrêté précédent, du 17 septembre 2026, avait déjà ajouté les deux groupes dénosumab, Prolia et Xgeva. Le nouvel arrêté ajoute aussi des biosimilaires dans des groupes existants (ranibizumab, énoxaparine, aflibercept, ustékinumab) et retire Grastofil du groupe filgrastim. Les conditions générales ne changent pas : information du patient et du prescripteur, nom du médicament délivré sur l'ordonnance, traçabilité du nom et du numéro de lot, continuité de la dispensation du même médicament. Selon l'Assurance maladie, le tiers payant contre biosimilaires s'applique depuis le 1er septembre 2026 aux groupes figurant sur cette liste.

Validé par un pharmacien

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Ruptures de médicaments

Le statut officiel des médicaments signalés par l'ANSM : ruptures, tensions et remises à disposition.

47Rupture de stock
140Tension d'approvisionnement
92Remise à disposition
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Amphithéâtre universitaire avec des étudiants de dos prenant des notes, ambiance sobre
Réglementation·5 min

Études de pharmacie : une « licence portail santé » dès 2027, et au moins 18 670 pharmaciens à former d'ici 2030

Le décret n° 2026-988 du 23 octobre 2026, publié au Journal officiel du 24 octobre, fixe les nouvelles conditions d'accès aux formations de médecine, de pharmacie, d'odontologie et de maïeutique. Il crée une voie d'accès principale dénommée « licence portail santé ». Sa première année compte 60 crédits ECTS répartis en trois blocs : un bloc « santé » de 24 à 30 crédits, un bloc « disciplinaire » de 24 à 30 crédits, correspondant à une mention de licence ou à la formation en soins infirmiers, et un bloc « transversal » de 6 à 12 crédits. L'admission en deuxième année de pharmacie se fait sur une liste unique de classement, en fonction du rang et des places offertes. Un étudiant ne peut présenter que deux candidatures par cette voie : la première à l'issue de la première année, la seconde à l'issue de la deuxième année de licence ou de la formation en soins infirmiers. Des admissions restent possibles pour les titulaires de certains diplômes, au maximum deux fois. Le décret s'applique à la rentrée universitaire 2027-2028 ; les étudiants déjà engagés dans les parcours actuels restent régis par les anciennes règles jusqu'à la fin de l'année 2028-2029. Pour 2026-2027, une université peut demander à reporter les places non pourvues en pharmacie et en maïeutique vers une autre voie d'admission prévue par les règles actuelles. Par ailleurs, un arrêté du 16 octobre 2026, publié au JO du 20 octobre, fixe les objectifs nationaux pluriannuels de professionnels de santé à former sur 2026-2030 : au moins 94 095 au total, dont au moins 18 670 en pharmacie.

Document budgétaire posé sur un comptoir de pharmacie, illustration sobre
Officine·7 min

PLFSS 2027 : tout ce que le projet de budget de la Sécu change pour l'officine

Le projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2027 a été déposé à l'Assemblée nationale le 1er octobre 2026 (n° 3211). Il fixe l'objectif national de dépenses d'assurance maladie à 278,7 milliards d'euros, soit +2,0 % par rapport à 2026, dont 118,3 milliards pour les soins de ville, avec 5,1 milliards d'euros de nouvelles économies, notamment des baisses de prix et des mesures de bon usage des produits de santé. Plusieurs articles concernent directement l'officine. L'article 10 crée un statut des groupements de pharmacies d'officine, une contribution de 15 % sur les sommes qu'ils perçoivent des laboratoires et reporte la convention pharmaceutique au 9 mai 2028. L'article 32 durcit les règles de facturation en tiers payant et impose un agrément des logiciels. L'article 28 crée un statut du médicament antibiotique et permet de rendre leur délivrance à l'unité obligatoire. L'article 27 élargit la détention de stocks de vaccins à de nouveaux acteurs. L'article 30 prévoit une réévaluation annuelle de médicaments remboursés et une procédure permettant à l'ANSM d'engager le passage de médicaments en accès sans ordonnance. Il s'agit d'un projet de loi, encore modifiable par le Parlement.

Écran d'ordinateur affichant une page indisponible, posé sur un comptoir de pharmacie, ambiance sobre
Officine·3 min

Amelipro fermé pour une faille de sécurité : ce que doit faire le pharmacien en attendant

L'Assurance maladie a fermé à titre conservatoire le portail amelipro, l'espace en ligne des professionnels de santé, en raison d'une vulnérabilité détectée sur l'un de ses composants techniques, écrit en langage PHP, « à l'instar d'autres sites institutionnels ». L'information a été publiée le 23 octobre 2026 sur ameli.fr, dans l'espace pharmacien. Les équipes de l'Assurance maladie travaillent à une réouverture la plus rapide possible dans des conditions sécurisées, et des mesures correctives sont lancées sur chacun des services concernés. Aucune date de réouverture n'est annoncée ; le 26 octobre en fin d'après-midi, le portail renvoyait toujours vers une page d'indisponibilité. Les professionnels qui utilisent certains téléservices en version intégrée à leur logiciel peuvent continuer à les utiliser, sauf si leur éditeur les a informés d'une difficulté liée aux mêmes composants PHP. À défaut, l'Assurance maladie demande d'effectuer les démarches sur support papier en attendant la réouverture.

Illustration : une pharmacienne échange avec une patiente assise à une table dans une officine
Officine·5 min

OSyS : 19 % de consultations médicales évitées, mais la généralisation attend toujours son arrêté

OSyS (Orientation dans le système de soins) est une expérimentation dite « article 51 » de triage par le pharmacien de situations cliniques simples, menée en Bretagne, Centre-Val de Loire, Occitanie et Corse. Dans son rapport sur le dispositif du médecin traitant publié le 30 septembre 2026, la Cour des comptes cite le rapport final d'évaluation de 2025 : 19 % de l'ensemble des patients ont pu éviter le recours à un médecin, 3,5 % le recours aux urgences, et le dispositif a permis d'éviter une automédication inappropriée à 12 % des patients. La loi de financement de la sécurité sociale pour 2026 (article 63) a ajouté aux missions du pharmacien d'officine la possibilité de contribuer à l'évaluation et à la prise en charge de situations cliniques (article L. 5125-1-1 A du code de la santé publique, 9°, c). Mais un arrêté du ministre chargé de la santé doit fixer la liste des situations cliniques et les modalités de leur prise en charge. En janvier 2026, l'Ordre indiquait que la mesure n'était pas encore applicable : un décret en Conseil d'État et cet arrêté restaient attendus, la HAS devait être saisie pour établir les arbres décisionnels, et le volet financier devait passer par la voie conventionnelle. En avril 2026, l'avenant à la convention pharmaceutique a prévu l'ouverture de nouvelles négociations, notamment sur la généralisation d'OSyS. En attendant, un arrêté du 24 décembre 2025 a ouvert une période transitoire de douze mois à partir du 1er janvier 2026, prolongeable jusqu'à dix-huit mois au total : seules les pharmacies déjà incluses peuvent poursuivre l'activité.

Smartphone affichant une application de suivi du glucose posé à côté d'un capteur sur un comptoir de pharmacie, ambiance sobre
Officine·4 min

FreeStyle Libre 3 : Abbott demande de ne plus mettre à jour l'application, après des pertes de signal

L'Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) a actualisé le 22 octobre 2026 une information de sécurité sur les applications FreeStyle Libre 3 et Libre (Android et iOS) d'Abbott Diabetes Care, destinée notamment aux officines (n° R2630968). Abbott avait publié le 15 octobre une mise à jour de sécurité corrigeant une vulnérabilité potentielle : si elle était exploitée, les applications pourraient afficher des valeurs de glucose incorrectes et les alarmes pourraient ne pas fonctionner comme prévu. Abbott indique n'avoir connaissance, au 18 octobre, d'aucun accès non autorisé lié à cette vulnérabilité. L'information du 19 octobre demandait d'installer cette mise à jour sans délai. Mais Abbott a constaté qu'elle peut entraîner, chez certains utilisateurs, une perte de signal persistante : le capteur ne parvient pas à se reconnecter à l'application. La nouvelle communication remplace les instructions précédentes. Si l'application FreeStyle Libre 3 est en version 3.6.7 ou inférieure, ou l'application Libre en version 1.4.0 ou inférieure, il ne faut pas la mettre à jour pour le moment, et vérifier sa glycémie avec un lecteur de glycémie avant toute décision de traitement. Si l'application est en version 3.6.8 (FreeStyle Libre 3) ou 1.4.1 (Libre), la plupart des utilisateurs reçoivent normalement leurs mesures ; il faut activer l'alarme de perte de signal et, en cas de perte prolongée, contacter le service client d'Abbott. Dans les deux cas, pour un nouveau capteur, Abbott conseille d'utiliser le lecteur FreeStyle Libre jusqu'à la nouvelle version de l'application. Les patients concernés sont avertis par des notifications dans l'application.

Validé pharmacien
Panier en osier rempli de champignons sauvages posé sur un comptoir de pharmacie, ambiance sobre
Santé pub.·4 min

Champignons : près de 500 intoxications en septembre, l'Anses rappelle le rôle du pharmacien

L'Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail (Anses) signale une hausse des intoxications par des champignons depuis septembre 2026 : près de 500 cas ont été rapportés aux centres antipoison en septembre, et plus de 200 depuis le 1er octobre. En 2025, plus de 1 300 intoxications ont été enregistrées sur l'année ; la plupart étaient bénignes, mais 3 % étaient de gravité forte, avec un décès et trois greffes hépatiques après un syndrome phalloïdien. Les causes principales sont la confusion d'une espèce comestible avec une espèce toxique, une mauvaise conservation, des spécimens en mauvais état, insuffisamment cuits ou consommés en trop grande quantité, et l'identification par une application sur smartphone. Au moindre doute, l'Anses recommande de ne pas consommer la récolte avant de l'avoir fait contrôler par un pharmacien ou une association de mycologie. En cas de symptômes après une consommation de champignons, il faut contacter immédiatement un centre antipoison ou appeler le 15. Les symptômes apparaissent le plus souvent quelques heures après le repas, mais le délai peut dépasser 12 heures.

Validé pharmacien