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L'actualité pharmaceutique, décryptée pour l'officine.

Toute l'actu pharma en 5 minutes.

Courrier et plaquette de pilule contraceptive posés sur un comptoir de pharmacie, ambiance sobre
Médicament·4 min

Désogestrel : l'ANSM écrit à 1,6 million de femmes sur le risque de méningiome

L'ANSM diffuse en septembre 2026 une lettre d'information personnalisée à destination des femmes utilisant une contraception à base de désogestrel, pour les informer d'un risque rare de méningiome associé à ces contraceptifs. Les professionnels de santé ayant prescrit ces contraceptifs ont également reçu un courrier les prévenant de la diffusion de cette information. Cette campagne s'inscrit dans la continuité des actions menées depuis l'étude EPI-PHARE publiée en décembre 2024 : recommandation de l'EMA en juillet 2026 d'ajouter le risque de méningiome dans la notice et le RCP, puis courrier aux professionnels de santé (DHPC) en août 2026. L'étude a mis en évidence une augmentation très faible du risque de méningiome chez les femmes utilisant du désogestrel de façon prolongée pendant au moins un an. Il est estimé qu'un cas supplémentaire de méningiome surviendrait pour 67 000 femmes utilisant ces médicaments. Ce risque augmente chez les femmes de plus de 45 ans ou exposées plus de 5 ans, et devient significatif dès la première année en cas d'exposition antérieure à un progestatif à risque (acétate de cyprotérone, nomégestrol, chlormadinone). Un an après l'arrêt du traitement, ce surrisque n'est plus observé. Recevoir ce courrier ne signifie pas qu'un méningiome a été diagnostiqué. Les femmes sont invitées à en parler avec leur médecin ou leur sage-femme lors de leur prochaine consultation, sans arrêter leur contraception de leur propre initiative.

Validé par un pharmacien

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Boîtes de médicaments retirées d'un tiroir de pharmacie, ambiance sobre
Médicament·3 min

Clopidogrel Zentiva 75 mg : rappel de deux lots par l'ANSM

Le laboratoire Zentiva France procède, en accord avec l'ANSM et par mesure de précaution, au rappel de deux lots de Clopidogrel Zentiva 75 mg, comprimé pelliculé, boîte de 30 (CIP 3400938806229). Les lots concernés sont le 4P0202A et le 4P0201A, tous deux avec une date de péremption de décembre 2026. Le rappel est effectué au niveau des officines et du circuit de distribution pharmaceutique. Il fait suite à la mise en évidence de plusieurs non-conformités aux bonnes pratiques de fabrication de l'intermédiaire de la substance active. À la date de publication, aucune réclamation qualité produit ni aucun cas de pharmacovigilance en lien avec la cause de ce rappel n'ont été rapportés sur ces lots. Le clopidogrel est un antiagrégant plaquettaire indiqué dans la prévention des événements athérothrombotiques, une population de patients large en officine. Le pharmacien doit isoler les lots concernés de son stock et suivre la procédure de retrait habituelle.

Document officiel posé sur un bureau, ambiance institutionnelle sobre
Officine·6 min

PLFSS 2027 : les 20 propositions de l'USPO pour économiser sans rogner l'officine

L'USPO a publié le 1er septembre 2026 une lettre ouverte de son président Pierre-Olivier Variot, adressée à la ministre de la Santé et au directeur de la Sécurité sociale. Le syndicat y expose la logique de ses 20 propositions pour le PLFSS 2027, dont le corpus détaillé n'est communiqué qu'à la presse sur demande. Le fil conducteur : avant de réduire les rémunérations des professionnels de proximité, il faut traquer la non-pertinence, le gaspillage et les stratégies de contournement. La lettre développe sept axes. Premier levier, la pertinence des prescriptions de médicaments onéreux : les médicaments de plus de 150 euros HT représentent moins de 1 % des volumes mais près de la moitié de la dépense avant remises conventionnelles, et l'USPO estime qu'une amélioration de seulement 1 % de la pertinence sur ce périmètre représenterait environ 264 millions d'euros d'économies annuelles. Autres axes : conditionner le remboursement au prix fort des médicaments sans progrès thérapeutique (ASMR V) quand une alternative moins chère existe, porter la substitution générique et biosimilaire à une cible de 90 % (près de 37 millions d'euros d'économies annuelles sur le champ étudié), adapter les conditionnements à la durée de traitement, automatiser l'alimentation du DMP, mieux organiser la sortie d'hôpital avec le pharmacien correspondant notamment pour les patients en ALD, et automatiser la récupération des recours contre tiers. L'USPO demande en contrepartie qu'une part des gains d'efficience soit réinvestie dans le réseau officinal.

Tiroir de pharmacie avec des boîtes de médicaments réapprovisionnées, ambiance sobre
Médicament·4 min

Téralithe, Divalcote, Zeffix : quatre remises à disposition début septembre

Entre le 31 août et le 2 septembre 2026, l'ANSM a actualisé quatre fiches de disponibilité en statut remise à disposition. Téralithe 250 mg comprimé sécable (carbonate de lithium, Laboratoires Delbert) est de nouveau disponible depuis le 2 septembre 2026, sans mesure de contingentement résiduel. Divalcote 250 mg (valproate semisodique, Viatris Santé) est revenu le 31 août 2026 et Divalcote 500 mg le 1er septembre 2026, tous deux sans restriction particulière. Zeffix 5 mg/ml solution buvable (lamivudine, GlaxoSmithKline) est disponible depuis le 1er septembre 2026. Ces quatre retours concernent des traitements chroniques dont l'interruption pose problème : régulation de l'humeur dans les troubles bipolaires pour le lithium et le valproate, hépatite B chronique pour la lamivudine. Pour le valproate, les conditions de prescription et de délivrance liées au risque tératogène restent bien entendu applicables. Pour Zeffix, la fiche rappelle que la lamivudine doit être réservée aux situations où aucun autre antiviral à barrière génétique plus élevée n'est disponible ou approprié.

Flacon de solution injectable et seringue sur un plan de travail médical, ambiance sobre
Réglementation·4 min

Fer injectable : l'EMA ouvre une revue sur le risque d'hypophosphatémie

Le comité pour l'évaluation des risques en matière de pharmacovigilance (PRAC) de l'Agence européenne des médicaments a annoncé le 4 septembre 2026 l'ouverture d'une revue européenne portant sur l'ensemble des médicaments à base de fer administrés par voie injectable. La revue porte sur le risque d'hypophosphatémie, un taux anormalement bas de phosphate sanguin, et sur les complications osseuses associées, notamment l'ostéomalacie hypophosphatémique, un ramollissement osseux qui se traduit par des douleurs osseuses et peut conduire à des fractures. Pour le carboxymaltose ferrique, l'hypophosphatémie est déjà répertoriée comme un effet indésirable fréquent, pouvant toucher jusqu'à un patient sur dix ; en revanche, la fréquence de l'ostéomalacie hypophosphatémique est inconnue, faute de données permettant de l'estimer. L'information produit prévoit déjà des mesures de réduction du risque, dont une surveillance de la phosphatémie chez les patients recevant de fortes doses, en traitement prolongé ou présentant des facteurs de risque connus. La revue a été déclenchée par des signalements mettant en doute l'efficacité de ces mesures : des cas graves d'hypophosphatémie, dont certains ont abouti à une ostéomalacie, sont survenus chez des patients n'ayant reçu qu'une ou deux doses de carboxymaltose ferrique et sans facteur de risque reconnu, avec parfois des retards de diagnostic. Le PRAC va réévaluer le rapport bénéfice-risque et déterminer si les autorisations de mise sur le marché doivent être modifiées.

Validé pharmacien
Comptoir de pharmacie avec une ordonnance et un tampon, ambiance sobre
Médicament·4 min

Eskazole 400 mg : le circuit officine est fermé, accès par rétrocession seulement

L'ANSM confirme la rupture de stock d'Eskazole 400 mg comprimé (albendazole), exploité par le laboratoire GlaxoSmithKline. La rupture est effective depuis le 20 octobre 2025 et la fiche de disponibilité a été mise à jour le 27 août 2026. La date de remise à disposition est indéterminée. La particularité de cette rupture est structurelle : le canal d'approvisionnement en ville est fermé pendant toute la durée de la tension. L'accès au médicament se fait uniquement par rétrocession hospitalière. L'hôpital est lui aussi en rupture, mais des unités de la spécialité Albendazole 400 mg comprimés, initialement destinées au marché international, sont mises à disposition à titre exceptionnel et transitoire. Pour préserver les stocks nationaux, la vente et l'exportation par les grossistes-répartiteurs vers l'étranger sont interdites, en application de la loi de santé publique 2016-41. Eskazole est indiqué dans l'échinococcose à Echinococcus granulosus (hydatidose et kyste hydatique) et l'échinococcose alvéolaire à Echinococcus multilocularis. Un courrier destiné aux professionnels de santé a été diffusé le 25 août 2026, et un courrier patients le 15 juillet 2026.

Plaquette de comprimés sécables posée sur un comptoir de pharmacie, ambiance sobre
Médicament·4 min

Victan 2 mg : rupture jusqu'au premier trimestre 2027

L'ANSM confirme la rupture de stock de Victan 2 mg, comprimé pelliculé sécable (loflazépate d'éthyle), exploité par Neuraxpharm France SAS. La rupture est effective depuis le 26 janvier 2026 et la fiche de disponibilité a été actualisée le 25 août 2026. La remise à disposition n'est pas attendue avant le premier trimestre 2027, soit une indisponibilité de plus d'un an. En ville, la situation est qualifiée de rupture, avec un stock restant très limité sur lequel un contingentement quantitatif est appliqué. Pour préserver les stocks disponibles sur le territoire, l'ANSM a interdit aux grossistes-répartiteurs la vente et l'exportation du produit vers l'étranger. Un courrier destiné aux professionnels de santé a été diffusé par le laboratoire le 24 août 2026. Victan 2 mg est indiqué dans le traitement symptomatique des manifestations anxieuses sévères et invalidantes, ainsi que dans la prévention et le traitement du delirium tremens et des autres manifestations du sevrage alcoolique. La fiche ANSM ne propose aucune alternative thérapeutique : toute adaptation relève du prescripteur, d'autant que l'arrêt brutal d'une benzodiazépine expose à un syndrome de sevrage.

Validé pharmacien