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L'actualité pharmaceutique, décryptée pour l'officine.

Toute l'actu pharma en 5 minutes.

Smartphone affichant une application de suivi du glucose posé à côté d'un capteur sur un comptoir de pharmacie, ambiance sobre
Officine·4 min

FreeStyle Libre 3 : Abbott demande de ne plus mettre à jour l'application, après des pertes de signal

L'Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) a actualisé le 22 octobre 2026 une information de sécurité sur les applications FreeStyle Libre 3 et Libre (Android et iOS) d'Abbott Diabetes Care, destinée notamment aux officines (n° R2630968). Abbott avait publié le 15 octobre une mise à jour de sécurité corrigeant une vulnérabilité potentielle : si elle était exploitée, les applications pourraient afficher des valeurs de glucose incorrectes et les alarmes pourraient ne pas fonctionner comme prévu. Abbott indique n'avoir connaissance, au 18 octobre, d'aucun accès non autorisé lié à cette vulnérabilité. L'information du 19 octobre demandait d'installer cette mise à jour sans délai. Mais Abbott a constaté qu'elle peut entraîner, chez certains utilisateurs, une perte de signal persistante : le capteur ne parvient pas à se reconnecter à l'application. La nouvelle communication remplace les instructions précédentes. Si l'application FreeStyle Libre 3 est en version 3.6.7 ou inférieure, ou l'application Libre en version 1.4.0 ou inférieure, il ne faut pas la mettre à jour pour le moment, et vérifier sa glycémie avec un lecteur de glycémie avant toute décision de traitement. Si l'application est en version 3.6.8 (FreeStyle Libre 3) ou 1.4.1 (Libre), la plupart des utilisateurs reçoivent normalement leurs mesures ; il faut activer l'alarme de perte de signal et, en cas de perte prolongée, contacter le service client d'Abbott. Dans les deux cas, pour un nouveau capteur, Abbott conseille d'utiliser le lecteur FreeStyle Libre jusqu'à la nouvelle version de l'application. Les patients concernés sont avertis par des notifications dans l'application.

Validé par un pharmacien

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Ruptures de médicaments

Le statut officiel des médicaments signalés par l'ANSM : ruptures, tensions et remises à disposition.

45Rupture de stock
137Tension d'approvisionnement
93Remise à disposition
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Panier en osier rempli de champignons sauvages posé sur un comptoir de pharmacie, ambiance sobre
Santé pub.·4 min

Champignons : près de 500 intoxications en septembre, l'Anses rappelle le rôle du pharmacien

L'Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail (Anses) signale une hausse des intoxications par des champignons depuis septembre 2026 : près de 500 cas ont été rapportés aux centres antipoison en septembre, et plus de 200 depuis le 1er octobre. En 2025, plus de 1 300 intoxications ont été enregistrées sur l'année ; la plupart étaient bénignes, mais 3 % étaient de gravité forte, avec un décès et trois greffes hépatiques après un syndrome phalloïdien. Les causes principales sont la confusion d'une espèce comestible avec une espèce toxique, une mauvaise conservation, des spécimens en mauvais état, insuffisamment cuits ou consommés en trop grande quantité, et l'identification par une application sur smartphone. Au moindre doute, l'Anses recommande de ne pas consommer la récolte avant de l'avoir fait contrôler par un pharmacien ou une association de mycologie. En cas de symptômes après une consommation de champignons, il faut contacter immédiatement un centre antipoison ou appeler le 15. Les symptômes apparaissent le plus souvent quelques heures après le repas, mais le délai peut dépasser 12 heures.

Validé pharmacien
Ordonnance posée sur un comptoir de pharmacie en bois, étagères de médicaments en arrière-plan
Médicament·4 min

Inhibiteurs de JAK : Xeljanz, Olumiant, Rinvoq, Jyseleca et Cibinqo prescrits et renouvelés en ville

L'Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) modifie les conditions de prescription de cinq inhibiteurs de Janus kinase (JAKi) indiqués dans le traitement de maladies inflammatoires chroniques : Xeljanz (tofacitinib), Olumiant (baricitinib), Rinvoq (upadacitinib), Jyseleca (filgotinib) et Cibinqo (abrocitinib). Jusqu'à présent, la prescription initiale et le suivi annuel devaient obligatoirement être faits à l'hôpital par des rhumatologues, dermatologues, hépato-gastro-entérologues, spécialistes en médecine interne, allergologues ou pédiatres. À compter du 22 octobre 2026, ces mêmes médecins, qu'ils exercent en ville ou à l'hôpital, peuvent initier et renouveler le traitement. La réévaluation a été menée avec les conseils nationaux professionnels et les associations de patients ; elle supprime le caractère obligatoire de la consultation hospitalière. Les risques restent les mêmes : troubles cardiovasculaires majeurs, infections graves, perforation intestinale et cancers. Depuis la réévaluation européenne de 2023, ces médicaments ne doivent être utilisés chez les patients de 65 ans et plus, chez les patients ayant des antécédents de maladie cardiovasculaire athéroscléreuse ou d'autres facteurs de risque cardiovasculaire, ou de tumeur maligne, que s'il n'existe pas d'alternative thérapeutique appropriée. Des mesures additionnelles de réduction des risques accompagnent chaque médicament : une brochure pour les professionnels de santé et une carte patient.

Validé pharmacien
Plaquette de comprimés contraceptifs neutre posée sur un comptoir de pharmacie, ambiance sobre
Médicament·3 min

Microval en tension jusqu'à fin décembre : contingentement et exportation interdite

L'Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) signale une tension d'approvisionnement sur Microval, comprimé enrobé (lévonorgestrel, laboratoire Pfizer), indiqué dans la contraception orale. La tension court depuis le 7 octobre 2026 ; la fiche de l'ANSM a été publiée le 19 octobre. La situation est tendue en ville comme à l'hôpital, avec un contingentement quantitatif dans les deux circuits et un stock limité de dépannage d'urgence à l'hôpital. La remise à disposition est prévue fin décembre 2026. Pour préserver les stocks, la vente et l'exportation du médicament par les grossistes-répartiteurs vers l'étranger sont interdites jusqu'au retour à une situation normale. Microval est une pilule progestative seule. Selon la fiche de la HAS sur la dispensation de la contraception hormonale orale, les pilules progestatives seules ont peu de contre-indications absolues, et le délai d'oubli au-delà duquel il existe un risque de grossesse est de 3 heures pour Microval, contre 12 heures pour les autres pilules. Le changement de pilule relève du prescripteur : le pharmacien ne peut délivrer un médicament autre que celui prescrit qu'avec l'accord exprès et préalable du prescripteur, sauf urgence. En cas de relais par une autre contraception progestative seule, la HAS indique d'utiliser un préservatif pendant les 7 premiers jours de prise.

Validé pharmacien
Comprimés détachés d'une plaquette sur un comptoir de pharmacie, illustration sobre
Officine·7 min

Antibiotiques : le PLFSS 2027 ouvre la voie à la délivrance à l'unité obligatoire

L'article 28 du projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2027 (n° 3211, déposé le 1er octobre 2026) vise à « préserver l'efficacité des médicaments antibiotiques et sécuriser leur disponibilité ». Il crée une définition légale du médicament antibiotique dans le code de la santé publique. Il permet à un arrêté des ministres de rendre obligatoire, pour certains antibiotiques, la délivrance à l'unité. Il soumet l'ensemble des antibiotiques à des mesures particulières de prescription et de dispensation, et prévoit pour ceux qui présentent un risque particulier de mésusage ou de résistance, dont la liste sera fixée par arrêté, l'application du mécanisme de l'article L. 162-1-7-1 du code de la sécurité sociale : la prise en charge peut être subordonnée à un document établi par le prescripteur, et à défaut, le pharmacien recueille l'accord du patient pour une délivrance sans remboursement. Un arrêté pourra aussi encadrer la prescription de certains antibiotiques en télémédecine. Côté industriels, le texte crée un mécanisme de compensation financière pour sécuriser la disponibilité de certains antibiotiques, assorti de remises et de pénalités. Rien ne s'applique tant que la loi n'est pas adoptée et que les arrêtés et le décret ne sont pas publiés.

Rideau métallique baissé devant une vitrine de pharmacie fissurée, rue déserte au petit matin, ambiance sobre
Officine·5 min

Pharmacies saccagées en marge des manifestations : les mesures réclamées par l'USPO, et les démarches à faire

Des officines ont été dégradées lors des événements du samedi 17 octobre 2026, en marge de manifestations organisées partout en France. Réunie en urgence le lundi 19 octobre par Serge Papin, ministre des petites et moyennes entreprises, l'USPO a formulé cinq demandes pour les officines sinistrées : un délai de déclaration de sinistre allongé, l'instruction et le règlement le plus rapide possible des sinistres par les assurances, des avances de la CPAM lorsque les assurances ne paieraient pas, des médiateurs ou référents dans chaque département, et un allègement des charges sociales pour les officines qui n'ont pas pu ouvrir pendant plusieurs jours. Le syndicat demande aussi une protection particulière des officines, qui détiennent des produits de santé à risque, indique avoir pris contact avec la Caisse d'assurance vieillesse des pharmaciens (CAVP) pour des aménagements de cotisations et poursuit ses échanges avec la Direction générale des entreprises. Côté démarches, depuis le décret du 20 juillet 2026, un pharmacien libéral victime peut mandater par écrit l'Ordre ou son union régionale de professionnels de santé (URPS) pour déposer plainte à sa place, y compris pour des faits de destruction ou de dégradation de biens. L'Ordre invite par ailleurs les pharmaciens victimes à déclarer l'agression sur l'espace pharmaciens de son site.

Glacière médicale portative ouverte avec flacons de vaccin, posée sur une table, ambiance sobre
Réglementation·4 min

Vaccination : le cahier des charges exige une enceinte réfrigérée portative pour vacciner à domicile

Un arrêté du 13 octobre 2026, publié au Journal officiel du 17 octobre (NOR : SFHP2625940A), modifie l'arrêté du 8 août 2023 qui fixe le cahier des charges des conditions techniques à respecter pour exercer l'activité de vaccination, ainsi que les objectifs pédagogiques de la formation. Ce cahier des charges s'applique notamment aux pharmacies d'officine qui vaccinent (article R. 5125-33-8 du code de la santé publique). Jusqu'ici, son point 4° exigeait une enceinte réfrigérée avec enregistrement et monitorage de la température pour le stockage des vaccins, « s'agissant des pharmacies d'officine, mutualistes ou de secours minières et des pharmacies à usage intérieur ». Le nouveau texte supprime cette précision et ajoute une exigence : une enceinte réfrigérée portative, s'agissant de la vaccination à domicile. Le cahier des charges comprend toujours un espace de confidentialité, un équipement pour installer la personne, un point d'eau ou une solution hydro-alcoolique, le matériel d'injection et une trousse de première urgence, l'élimination des déchets d'activité de soins à risque infectieux et le matériel informatique de traçabilité. L'arrêté vise notamment l'article L. 4211-4 et l'article R. 4211-14-1 du code de la santé publique, qui encadrent le stockage de vaccins par les médecins, sages-femmes et infirmiers libéraux. Il modifie aussi, à l'article 2, une référence relative à la formation des infirmiers.