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L'actualité pharmaceutique, décryptée pour l'officine.

Toute l'actu pharma en 5 minutes.

Boîtes de médicaments génériques rangées dans les tiroirs d'une officine, ambiance sobre
Médicament·5 min

Génériques de Jakavi et Xeljanz : l'ANSM crée 9 nouveaux groupes au répertoire

L'Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) a publié le 28 octobre 2026 sa décision du 22 octobre (DG/REP/2026-10) modifiant le répertoire des groupes génériques. Elle crée 9 groupes. Le ruxolitinib (Jakavi) en compte quatre, aux dosages 5, 10, 15 et 20 mg, avec deux génériques inscrits : Ruxolitinib Olpha et Ruxolitinib Sandoz. Le tofacitinib (Xeljanz) en compte deux, à 5 et 10 mg, avec Tofacitinib Stada. Les trois autres groupes concernent l'acétylcystéine 200 mg en sachet (Mucomyst, générique Acetylcysteine Medipha Santé), la prednisolone 5 mg en comprimé orodispersible (Solupred, générique Prednisolone Arrow Lab) et la progestérone 25 mg injectable (Progiron, générique Phasella). La décision ajoute aussi des génériques à des groupes existants, notamment dapagliflozine (Forxiga), rivaroxaban (Xarelto), tafamidis (Vyndaqel), brivaracétam (Briviact) et enzalutamide (Xtandi), et supprime des spécialités dont l'autorisation de mise sur le marché est abrogée ou caduque. Selon l'ANSM, la substitution des génériques inscrits ne peut intervenir qu'après la publication sur son site. L'inscription au répertoire ne renseigne ni sur la commercialisation ni sur le remboursement de ces génériques.

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Ruptures de médicaments

Le statut officiel des médicaments signalés par l'ANSM : ruptures, tensions et remises à disposition.

47Rupture de stock
140Tension d'approvisionnement
92Remise à disposition
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Étagère d'officine partiellement vide derrière un comptoir, ambiance sobre
Médicament·4 min

Diamox 250 mg en tension : commandes limitées chez le grossiste jusqu'en décembre

L'Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) signale une tension d'approvisionnement sur Diamox 250 mg, comprimé sécable (acétazolamide, laboratoire Coopération Pharmaceutique Française, dit Cooper), au 28 septembre 2026. La fiche, publiée le 19 octobre, a été mise à jour le 28 octobre. La situation est tendue en ville, l'hôpital n'est pas touché. Un contingentement quantitatif s'applique en ville, avec un stock limité de dépannage d'urgence, et l'exportation par les grossistes-répartiteurs est interdite. La remise à disposition est prévue début décembre 2026, avec un délai de quelques jours à plusieurs semaines avant le retour en pharmacie. Dans sa lettre aux pharmaciens d'officine du 27 octobre, le laboratoire explique la tension par des difficultés de production chez son sous-traitant. Les commandes directes des officines au laboratoire sont arrêtées : les commandes passent par les grossistes, limitées au strict nécessaire, soit un mois de traitement par patient, de 2 à 4 boîtes au maximum par commande. Le laboratoire garde un stock de dépannage, à solliciter uniquement en cas d'échec de livraison par le grossiste. La lettre relaie l'alerte des ophtalmologues sur le risque de complications en cas d'interruption chez les patients atteints d'hypertonie oculaire non contrôlée par un traitement local, en l'absence d'alternative thérapeutique. Diamox 250 mg est la seule spécialité d'acétazolamide par voie orale inscrite dans la base de données publique des médicaments.

Validé pharmacien
Stylos injecteurs et seringues préremplies alignés sur un comptoir de pharmacie, ambiance sobre
Médicament·6 min

Biosimilaires : l'omalizumab devient substituable à l'officine, la liste passe à 14 groupes

Un arrêté du 22 octobre 2026, publié au Journal officiel du 27 octobre, remplace la liste des groupes biologiques similaires que le pharmacien d'officine peut substituer (article L. 5125-23-2 du code de la santé publique). Elle compte désormais 14 groupes, avec l'arrivée de l'omalizumab : le pharmacien peut délivrer Omlyclo à la place de Xolair, sauf mention expresse et justifiée du prescripteur. L'ANSM avait rendu le 30 juillet 2026 un avis sur les conditions de cette substitution, possible en primo-prescription comme en cours de traitement, de manière progressive et encadrée. Elle signale que les spécialités peuvent différer par le type de dispositif d'administration ou la couleur des bouchons, qui peut varier d'une spécialité à l'autre pour un même dosage : le pharmacien doit y porter une attention particulière en informant le patient. L'arrêté précédent, du 17 septembre 2026, avait déjà ajouté les deux groupes dénosumab, Prolia et Xgeva. Le nouvel arrêté ajoute aussi des biosimilaires dans des groupes existants (ranibizumab, énoxaparine, aflibercept, ustékinumab) et retire Grastofil du groupe filgrastim. Les conditions générales ne changent pas : information du patient et du prescripteur, nom du médicament délivré sur l'ordonnance, traçabilité du nom et du numéro de lot, continuité de la dispensation du même médicament. Selon l'Assurance maladie, le tiers payant contre biosimilaires s'applique depuis le 1er septembre 2026 aux groupes figurant sur cette liste.

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Amphithéâtre universitaire avec des étudiants de dos prenant des notes, ambiance sobre
Réglementation·5 min

Études de pharmacie : une « licence portail santé » dès 2027, et au moins 18 670 pharmaciens à former d'ici 2030

Le décret n° 2026-988 du 23 octobre 2026, publié au Journal officiel du 24 octobre, fixe les nouvelles conditions d'accès aux formations de médecine, de pharmacie, d'odontologie et de maïeutique. Il crée une voie d'accès principale dénommée « licence portail santé ». Sa première année compte 60 crédits ECTS répartis en trois blocs : un bloc « santé » de 24 à 30 crédits, un bloc « disciplinaire » de 24 à 30 crédits, correspondant à une mention de licence ou à la formation en soins infirmiers, et un bloc « transversal » de 6 à 12 crédits. L'admission en deuxième année de pharmacie se fait sur une liste unique de classement, en fonction du rang et des places offertes. Un étudiant ne peut présenter que deux candidatures par cette voie : la première à l'issue de la première année, la seconde à l'issue de la deuxième année de licence ou de la formation en soins infirmiers. Des admissions restent possibles pour les titulaires de certains diplômes, au maximum deux fois. Le décret s'applique à la rentrée universitaire 2027-2028 ; les étudiants déjà engagés dans les parcours actuels restent régis par les anciennes règles jusqu'à la fin de l'année 2028-2029. Pour 2026-2027, une université peut demander à reporter les places non pourvues en pharmacie et en maïeutique vers une autre voie d'admission prévue par les règles actuelles. Par ailleurs, un arrêté du 16 octobre 2026, publié au JO du 20 octobre, fixe les objectifs nationaux pluriannuels de professionnels de santé à former sur 2026-2030 : au moins 94 095 au total, dont au moins 18 670 en pharmacie.

Document budgétaire posé sur un comptoir de pharmacie, illustration sobre
Officine·7 min

PLFSS 2027 : tout ce que le projet de budget de la Sécu change pour l'officine

Le projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2027 a été déposé à l'Assemblée nationale le 1er octobre 2026 (n° 3211). Il fixe l'objectif national de dépenses d'assurance maladie à 278,7 milliards d'euros, soit +2,0 % par rapport à 2026, dont 118,3 milliards pour les soins de ville, avec 5,1 milliards d'euros de nouvelles économies, notamment des baisses de prix et des mesures de bon usage des produits de santé. Plusieurs articles concernent directement l'officine. L'article 10 crée un statut des groupements de pharmacies d'officine, une contribution de 15 % sur les sommes qu'ils perçoivent des laboratoires et reporte la convention pharmaceutique au 9 mai 2028. L'article 32 durcit les règles de facturation en tiers payant et impose un agrément des logiciels. L'article 28 crée un statut du médicament antibiotique et permet de rendre leur délivrance à l'unité obligatoire. L'article 27 élargit la détention de stocks de vaccins à de nouveaux acteurs. L'article 30 prévoit une réévaluation annuelle de médicaments remboursés et une procédure permettant à l'ANSM d'engager le passage de médicaments en accès sans ordonnance. Il s'agit d'un projet de loi, encore modifiable par le Parlement.

Écran d'ordinateur affichant une page indisponible, posé sur un comptoir de pharmacie, ambiance sobre
Officine·3 min

Amelipro rouvert après une fermeture pour faille de sécurité : ce qu'il faut retenir à l'officine

L'Assurance maladie a fermé à titre conservatoire le portail amelipro, l'espace en ligne des professionnels de santé, en raison d'une vulnérabilité détectée sur l'un de ses composants techniques, écrit en langage PHP, « à l'instar d'autres sites institutionnels ». L'information a été publiée le 23 octobre 2026 sur ameli.fr, dans l'espace pharmacien. L'Assurance maladie annonçait une réouverture la plus rapide possible dans des conditions sécurisées, sans date. Le 26 octobre en fin d'après-midi, le portail renvoyait toujours vers une page d'indisponibilité. Il a depuis rouvert : le 29 octobre, ameli.fr indiquait que quelques services étaient encore en maintenance. Pendant la fermeture, les professionnels qui utilisaient certains téléservices en version intégrée à leur logiciel pouvaient continuer à les utiliser, sauf si leur éditeur les avait informés d'une difficulté liée aux mêmes composants PHP. À défaut, l'Assurance maladie demandait d'effectuer les démarches sur support papier en attendant la réouverture.

Illustration : une pharmacienne échange avec une patiente assise à une table dans une officine
Officine·6 min

OSyS : 19 % des patients ont évité un recours au médecin, mais la généralisation attend toujours son arrêté

OSyS (Orientation dans le système de soins) est une expérimentation dite « article 51 » de triage par le pharmacien de situations cliniques simples, menée en Bretagne, Centre-Val de Loire, Occitanie et Corse. Dans son rapport sur le dispositif du médecin traitant publié le 30 septembre 2026, la Cour des comptes cite le rapport final d'évaluation de 2025 : 19 % de l'ensemble des patients ont pu éviter le recours à un médecin, 3,5 % le recours aux urgences, et le dispositif a permis d'éviter une automédication inappropriée à 12 % des patients. La loi de financement de la sécurité sociale pour 2026 (article 63) a ajouté aux missions du pharmacien d'officine la possibilité de contribuer à l'évaluation et à la prise en charge de situations cliniques (article L. 5125-1-1 A du code de la santé publique, 9°, c). Mais un arrêté du ministre chargé de la santé doit fixer la liste des situations cliniques et les modalités de leur prise en charge. En janvier 2026, l'Ordre indiquait que la mesure n'était pas encore applicable : un décret en Conseil d'État et cet arrêté restaient attendus, la HAS devait être saisie pour établir les arbres décisionnels, et le volet financier devait passer par la voie conventionnelle. Le décret n° 2026-999 du 26 octobre 2026, publié au Journal officiel du 28 octobre, précise depuis les conditions de mise en œuvre de la mission, mais l'arrêté listant les situations cliniques n'est pas encore paru. En avril 2026, l'avenant à la convention pharmaceutique a prévu l'ouverture de nouvelles négociations, notamment sur la généralisation d'OSyS. En attendant, un arrêté du 24 décembre 2025 a ouvert une période transitoire de douze mois à partir du 1er janvier 2026, prolongeable jusqu'à dix-huit mois au total : seules les pharmacies déjà incluses peuvent poursuivre l'activité.