Trois pharmacies piratées : l'accès à distance en cause, les gestes à faire tout de suite
Trois pharmacies situées à Paris, Strasbourg et Dijon auraient été victimes de cyberattaques entre le 31 octobre et le 1er novembre 2026, selon des revendications de pirates relayées par la presse. Les données de plus de 436 000 personnes ou dossiers auraient été dérobées, avec des numéros de sécurité sociale, des données de mutuelle et des ordonnances ; ces chiffres proviennent des revendications des pirates et ne constituent pas un bilan confirmé. Selon des informations rapportées par un président de syndicat de pharmaciens, les pirates auraient profité d'une faille chez un même organisme de tiers payant, qui laissait des ports ouverts en permanence vers le logiciel de gestion de l'officine pour permettre la télémaintenance. Aucun communiqué officiel n'a été publié à ce stade. Le CERT Santé, rattaché à l'Agence du numérique en santé, fixe des règles pour les outils de prise en main à distance : activation uniquement après validation manuelle de l'utilisateur, désinstallation après usage si l'assistance n'est pas fréquente, pas de lancement automatique au démarrage, et présence de la structure derrière l'écran pendant l'intervention. En cas d'incident, la CNIL doit être notifiée sous 72 heures en cas de violation de données personnelles, et une plainte est recommandée sous 72 heures si le caractère malveillant est confirmé ; la fiche du CERT Santé prévoit aussi un signalement dès la détection, mais son service d'appui vise les établissements de santé et médico-sociaux, les laboratoires et les centres de radiothérapie, et ne cite pas les officines.