Pharmacies saccagées en marge des manifestations : les mesures réclamées par l'USPO, et les démarches à faire
Des officines ont été dégradées lors des événements du samedi 17 octobre 2026, en marge de manifestations organisées partout en France. Réunie en urgence le lundi 19 octobre par Serge Papin, ministre des petites et moyennes entreprises, l'USPO a formulé cinq demandes pour les officines sinistrées : un délai de déclaration de sinistre allongé, l'instruction et le règlement le plus rapide possible des sinistres par les assurances, des avances de la CPAM lorsque les assurances ne paieraient pas, des médiateurs ou référents dans chaque département, et un allègement des charges sociales pour les officines qui n'ont pas pu ouvrir pendant plusieurs jours. Le syndicat demande aussi une protection particulière des officines, qui détiennent des produits de santé à risque, indique avoir pris contact avec la Caisse d'assurance vieillesse des pharmaciens (CAVP) pour des aménagements de cotisations et poursuit ses échanges avec la Direction générale des entreprises. Côté démarches, depuis le décret du 20 juillet 2026, un pharmacien libéral victime peut mandater par écrit l'Ordre ou son union régionale de professionnels de santé (URPS) pour déposer plainte à sa place, y compris pour des faits de destruction ou de dégradation de biens. L'Ordre invite par ailleurs les pharmaciens victimes à déclarer l'agression sur l'espace pharmaciens de son site.