Substituts nicotiniques au comptoir : quelle forme, quel dosage, comment les associer
Selon la recommandation de la Haute Autorité de santé sur l'arrêt du tabac (2014, toujours en vigueur), les traitements nicotiniques de substitution sont le traitement médicamenteux de première intention, idéalement associés à un accompagnement par un professionnel de santé. L'association d'un patch et d'une forme orale à action rapide (gomme, pastille, comprimé, spray buccal) est plus efficace qu'une forme seule. La forme se choisit selon les préférences du patient et la dose s'ajuste dès la première semaine selon les signes de sous-dosage (irritabilité, insomnie, anxiété, envies persistantes, cigarettes fumées malgré le traitement) ou de surdosage (palpitations, maux de tête, bouche pâteuse, nausées, diarrhée). Les professionnels utilisent parfois une équivalence indicative d'une cigarette pour 1 mg de nicotine, soit un patch de 21 mg par jour pour 20 cigarettes. Le traitement dure au moins 3 mois, et aussi longtemps que nécessaire ; le spray buccal est déconseillé au-delà de 6 mois. Chez la femme enceinte, les substituts sont moins nocifs que la poursuite du tabac, en privilégiant les formes orales. La varénicline et le bupropion sont des traitements de seconde intention, sur prescription (liste I). Selon l'Assurance Maladie, la grande majorité des substituts sont remboursés à 65 % sur prescription depuis le 1er janvier 2019, sans plafond annuel, avec dispense d'avance de frais possible ; certains sprays restent en prix libre. Peuvent prescrire les médecins, sages-femmes, infirmiers, chirurgiens-dentistes et masseurs-kinésithérapeutes.