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L'actualité pharmaceutique, décryptée pour l'officine.

Toute l'actu pharma en 5 minutes.

Fiche pratique et seringue de vaccin posées sur un comptoir de pharmacie, illustration sobre
Officine·5 min

Fiche mémo : vaccination contre la grippe 2026-2027 au comptoir

La campagne de vaccination contre la grippe 2026-2027 a démarré le 13 octobre 2026 sur l'ensemble du territoire, sauf à Mayotte (campagne lancée dès septembre) et à La Réunion (campagne alignée sur l'hémisphère sud). Le pharmacien formé peut prescrire et administrer le vaccin aux personnes de 11 ans et plus, ciblées ou non par les recommandations ; avant 11 ans, la prescription relève du médecin ou de la sage-femme. Depuis le 10 juillet 2026, les vaccins grippaux sont sur liste I, mais le bon de prise en charge de l'Assurance Maladie vaut prescription. Le vaccin est pris en charge à 100 % pour les publics ciblés (65 ans et plus, malades chroniques, femmes enceintes, IMC d'au moins 40, résidents d'établissements, entourage des personnes à risque, aides à domicile concernées, professionnels de santé libéraux exposés) et à 65 % pour les enfants de 2 à 17 ans sans comorbidités. L'injection se facture avec le code VGP, 7,50 euros TTC (coefficient de 1,05 en outre-mer), prise en charge à 70 %, et à 100 % pour les patients en ALD et les femmes enceintes à partir du 6e mois. Efluelda et Fluad sont réservés aux 65 ans et plus ; Flucelvax, Influvac et Vaxigrip couvrent toute la population éligible. En cas de co-administration avec le vaccin contre le Covid-19, deux facturations distinctes sont obligatoires.

Validé par un pharmacien

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Ruptures de médicaments

Le statut officiel des médicaments signalés par l'ANSM : ruptures, tensions et remises à disposition.

45Rupture de stock
135Tension d'approvisionnement
96Remise à disposition
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Façade de pharmacie et pièces de monnaie symbolisant l'investissement, illustration sobre
Officine·6 min

Financiarisation : un tiers des officines ont contracté un emprunt obligataire, le plan du gouvernement en 10 mesures

Stéphanie Rist, ministre de la Santé, et Serge Papin, ministre chargé des PME et du Commerce, ont présenté le 13 octobre 2026 un plan d'action pour préserver l'indépendance des professionnels de santé et maîtriser les effets de la financiarisation. Le document officiel du gouvernement chiffre le phénomène : 33 % des officines ont contracté un emprunt obligataire, 62 % des sites de prélèvement de biologie médicale sont exploités par les six principaux groupes, 30 à 35 % des centres d'imagerie seraient détenus par des groupes financiarisés, et plus de 4 milliards d'euros ont été investis dans la santé par les fonds de capital-investissement entre 2020 et 2024. Le gouvernement assume une approche fondée moins sur un nouveau cadre juridique contraignant que sur des outils, et précise qu'il ne s'agit pas d'être pour ou contre la financiarisation. Le plan compte dix mesures en trois axes. Pour l'officine, les principales sont une doctrine d'usage sur la gouvernance des sociétés d'exercice libéral, un décret pour renforcer le contrôle des ordres à la création et à chaque modification des conditions d'exercice, un dispositif national d'alerte, et un registre déclaratif des participations tenu par l'Assurance maladie, avec un identifiant permettant de rattacher les actes remboursés au groupe ou au groupement. Le plan prévoit aussi un accompagnement à la gestion et au financement, un réseau de mentorat pour les primo-installations et un observatoire de la financiarisation. Les échéances s'étalent du quatrième trimestre 2026 à 2027.

Seringue préremplie de vaccin posée sur un comptoir de pharmacie, illustration sobre
Médicament·3 min

Pneumovax en tension : vaccin contingenté en ville, retour indéterminé

L'ANSM signale une tension d'approvisionnement sur Pneumovax, solution injectable en seringue préremplie, le vaccin pneumococcique polyosidique 23-valent de MSD. La tension a débuté le 30 septembre 2026 et la fiche a été mise à jour le 9 octobre. Toutes les présentations sont concernées. En ville, la distribution est contingentée et la date de remise à disposition est indéterminée ; l'ANSM précise qu'il faudra ensuite plusieurs semaines pour que le vaccin revienne dans toute la chaîne, jusqu'en pharmacie. L'exportation par les grossistes-répartiteurs est interdite. Pour les alternatives, l'ANSM renvoie aux recommandations de la HAS, au site vaccination-info-service.fr et au résumé des caractéristiques du produit. Ce vaccin est déjà en retrait : le 30 juillet 2026, la HAS a recommandé de remplacer les anciens schémas, qui associaient un vaccin conjugué et Pneumovax, par des vaccins conjugués à plus large couverture, le Prevenar 20 chez le nourrisson et le Capvaxive chez l'adulte à risque et à partir de 65 ans. Au comptoir, en pleine campagne de vaccination, le pharmacien peut s'appuyer sur ces recommandations, en lien avec le prescripteur.

Validé pharmacien
Pharmacies d'officine reliées en réseau autour d'un document budgétaire, illustration sobre
Officine·5 min

PLFSS 2027 : un statut pour les groupements d'officine, une contribution de 15 % et la convention prolongée jusqu'en 2028

Le projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2027, déposé à l'Assemblée nationale le 1er octobre 2026 (n° 3211), consacre son article 10 à la « régulation de la chaîne de valeur de la distribution du médicament ». Il crée d'abord un statut juridique des groupements de pharmacies d'officine, défini largement : négociation d'achats pour le compte des officines, mise à disposition d'une enseigne, prestations de services liées, référencement ou promotion pour le compte des laboratoires, valorisation de données. Chaque groupement devra adresser à chaque officine un rapport annuel d'activité incluant une synthèse de ses rémunérations, transmettre la liste de ses officines à l'Ordre et à l'Assurance maladie, et tout projet de contrat avec un titulaire devra être communiqué à l'Ordre avant signature, sauf contrat type approuvé par les ministres. Le texte institue ensuite une contribution de 15 % sur les sommes que les groupements perçoivent des laboratoires pour des services liés aux médicaments remboursables (négociation de remises, référencement, promotion, données). Elle est précomptée par les laboratoires, s'applique à compter du 1er janvier 2027 et son produit va à l'Assurance maladie. Les obligations de déclaration des laboratoires sont étendues à l'ensemble des médicaments remboursables. Enfin, l'échéance de la convention nationale des pharmaciens, signée le 9 mars 2022, est reportée au 9 mai 2028. Il s'agit d'un projet de loi : le texte peut encore être modifié par le Parlement.

Plaquette de gélules posée sur un comptoir de pharmacie, ambiance sobre
Médicament·3 min

Duloxétine 30 et 60 mg : l'ANSM mobilise les stocks face à la tension d'approvisionnement

L'ANSM a publié le 9 octobre 2026 une actualité et une fiche de disponibilité signalant une tension d'approvisionnement sur la duloxétine 30 mg et 60 mg, gélules gastro-résistantes. Tous les laboratoires produisant cette molécule sont concernés, en raison de difficultés de production temporaires. La situation en ville est qualifiée de tension, et non de rupture : des boîtes restent disponibles, mais de façon contrainte. Un retour à la normale en ville est attendu pour la fin octobre 2026, la redistribution complète à l'ensemble du circuit pouvant nécessiter plusieurs semaines supplémentaires. Pour préserver les stocks nationaux, l'ANSM a mobilisé les stocks de sécurité, demandé aux laboratoires de prioriser la distribution vers les officines via les grossistes-répartiteurs plutôt que par ventes directes, et interdit les exportations depuis la mi-septembre 2026. L'Agence invite par ailleurs les prescripteurs à limiter l'instauration de nouveaux traitements par duloxétine. La duloxétine est indiquée dans les épisodes dépressifs majeurs, le trouble anxieux généralisé et la douleur neuropathique diabétique périphérique. Pour les nouveaux patients, l'ANSM rappelle les alternatives possibles (ISRS ou IRSN pour la dépression et l'anxiété, gabapentinoïdes ou antidépresseurs tricycliques pour la douleur neuropathique diabétique). Les patients déjà traités ne doivent pas arrêter brutalement leur traitement et doivent se rapprocher de leur médecin en cas d'indisponibilité.

Validé pharmacien
Réfrigérateur médical avec des doses de vaccin et une sonde de température, ambiance sobre
Réglementation·5 min

Vaccins grippe et Covid : le décret autorise médecins, infirmiers et sages-femmes à constituer des stocks dès le 11 octobre

Le décret n° 2026-939 du 9 octobre 2026, publié au Journal officiel du 10 octobre, pris en application de l'article L. 4211-4 du Code de la santé publique (issu de l'article 55 de la LFSS 2026), autorise les médecins, les infirmiers et les sages-femmes exerçant en libéral, ainsi que les centres de santé, à s'approvisionner et à détenir des vaccins pour les administrer aux personnes ciblées par le calendrier vaccinal. Le dispositif entre en vigueur le 11 octobre 2026 et se limite, pour l'instant, aux vaccins contre la grippe saisonnière et le Covid-19. Point central pour l'officine : l'approvisionnement de ces professionnels continue de passer par les pharmacies d'officine. En revanche, dès la livraison, le transport, la conservation et le stockage des doses relèvent de la responsabilité du professionnel ou du centre qui les détient. L'USPO, qui réclamait de longue date que ces nouveaux acteurs soient soumis aux mêmes obligations que l'officine (réfrigérateur qualifié avec sonde et relevé de température, traçabilité, gestion des retraits de lots), alerte sur le calendrier : les commandes de vaccins grippe ont déjà été passées par le réseau officinal sans tenir compte des besoins de ces professionnels, et le syndicat juge que « la précipitation pour la sécurité des patients n'est pas la bonne méthode ».

Comptoir de pharmacie et ordonnance, ambiance sobre
Officine·3 min

Perruque et prothèse mammaire après un cancer du sein : le barème de remboursement et le rôle de l'officine

Après un cancer du sein, deux dispositifs accompagnent les patientes : la prothèse capillaire (perruque), en cas de chute de cheveux liée à la chimiothérapie, et la prothèse mammaire externe, après une mastectomie. Tous deux sont pris en charge par l'Assurance Maladie et relèvent de la LPPR, que l'officine peut délivrer et facturer. Depuis le 1er janvier 2026, les perruques sont classées en quatre catégories, toutes avec une base de remboursement de 350 € : la classe 1 (synthétique, prix limité à 350 €) est intégralement prise en charge, tandis que les classes supérieures ont un prix limite plus élevé (700 €, 1 000 €, puis sans limite) avec un reste à charge dépendant de la complémentaire. Les prothèses capillaires partielles sont remboursées sur une base de 125 €. La prescription, obligatoire, est renouvelable tous les 12 mois. Côté prothèses mammaires externes : la prothèse transitoire en textile est limitée à 25 €, la prothèse en silicone standard à 180 €, le modèle technique pouvant aller jusqu'à 240 € sous conditions. Le pharmacien, distributeur de dispositifs médicaux, a un rôle concret : délivrer, facturer en tiers payant, vérifier la prescription et accompagner des patientes à un moment sensible.