PharmactuPharmactu
Menu
Officine·4 min de lecture

Préservatifs non conformes : 40 000 unités vendues, ce que le pharmacien doit vérifier

La DGCCRF et la DGS alertent sur la vente de préservatifs non conformes en France. Une trentaine de références sans marquage CE, dont certaines présentant des perforations ou un risque d'éclatement. 260 000 unités rappelées, 40 000 boîtes vendues en ligne. Des lots vendus en pharmacie sont aussi concernés. Le point pour le pharmacien.

L
La Rédaction· Équipe éditoriale
Rédaction
En bref

La DGCCRF et la Direction générale de la santé (DGS) ont publié le 21 août 2026 un communiqué conjoint alertant sur la vente de préservatifs non conformes en France. Une trentaine de références vendues en ligne (Amazon, marketplaces) ne disposent ni de marquage CE, ni d'évaluation de conformité par un organisme tiers. Environ 40 000 unités ont été vendues via un millier de boîtes. Par ailleurs, 260 000 unités de deux références ayant obtenu un marquage CE mais présentant des défauts (risque d'éclatement pour l'une, présence de perforations pour l'autre) ont fait l'objet de rappels entre mai et août 2026. Des contrôles en magasin et en pharmacie ont également identifié des produits non conformes. Les marques concernées incluent Friday Bae, Okamoto (003 et 002), Sagami Original 002 et My Lubie (lot 5rri891). La DGS et Santé publique France recommandent aux utilisateurs de ces produits de réaliser un dépistage IST en laboratoire et un test de grossesse en cas de retard de règles. La DGCCRF a demandé aux plateformes de supprimer les annonces et d'informer les acheteurs. 36 annonces ont été retirées. La liste complète des produits est disponible sur RappelConso.

La DGCCRF et la DGS alertent : des préservatifs non conformes sont vendus en France, y compris en pharmacie. Une trentaine de références sans marquage CE, 260 000 unités rappelées, 40 000 vendues en ligne. Le pharmacien doit vérifier ses stocks.

L'alerte

ÉlémentDétail
CommuniquéDGCCRF + DGS, conjoint
Date21 août 2026
Références concernées~30 références non conformes
Unités vendues (en ligne)~40 000 (environ 1 000 boîtes)
Unités rappelées (défauts)~260 000
Annonces supprimées36

Deux types de non-conformité

1. Produits sans marquage CE (~30 références)

DéfautDétail
Marquage CEAbsent
Évaluation de conformitéAucune par un organisme tiers
EmballagePas en langue française pour la plupart
Canal de ventePrincipalement en ligne (Amazon, marketplaces)
VendeursMajoritairement des distributeurs asiatiques

2. Produits avec marquage CE mais défectueux (260 000 unités rappelées)

DéfautDétail
Référence 1Risque d'éclatement à l'usage
Référence 2Présence de perforations
RappelsLancés entre mai et août 2026 sur RappelConso

Les marques concernées

MarqueProduitCanal
My LubieLatex naturel ultra-fins, lot 5rri891Amazon, pharmacies, Monoprix, Nuoo, Mademoiselle Bio
Friday Bae (Le Préservatif)En ligne
Okamoto003 et 002En ligne
SagamiOriginal 002Amazon

La liste complète est disponible sur RappelConso.

My Lubie : le rappel qui concerne la pharmacie

ÉlémentDétail
ProduitPréservatifs en latex naturel ultra-fins, boîte de 12
Lot5rri891
GTIN3770019337028
MotifRisque microbiologique
Période de vente23 décembre 2025 – 22 mai 2026
CanauxAmazon, pharmacies, Monoprix, Nuoo, Mademoiselle Bio, Ayanature, Passage du Désir
DLU1er juillet 2030

Ce lot a été distribué en officine. Le pharmacien qui a référencé My Lubie doit vérifier ses stocks.

Au comptoir : conduite à tenir

ActionDétail
Vérifier les stocksRechercher le lot My Lubie 5rri891 et tout préservatif sans marquage CE
Retirer du rayonTout produit concerné par un rappel RappelConso
Patient qui a achetéOrienter vers un dépistage IST en laboratoire
Patiente avec retard de règlesProposer un test de grossesse
Rappeler les bonnes pratiquesNe jamais acheter de préservatifs sans marquage CE ni emballage en français
SignalerTout produit suspect via le portail SignalConso

Préservatifs en pharmacie : rappel réglementaire

ÉlémentDétail
StatutDispositif médical de classe IIb
Marquage CEObligatoire (organisme notifié)
RemboursementCertaines marques remboursées sur prescription (Eden, Sortez couverts!)
NormeNF EN ISO 4074 (préservatifs en latex)
ResponsabilitéLe pharmacien engage sa responsabilité sur les produits qu'il référence

À retenir

  • Communiqué conjoint DGCCRF + DGS du 21 août 2026 : une trentaine de références de préservatifs non conformes.
  • 260 000 unités rappelées pour éclatement ou perforations, 40 000 vendues en ligne sans marquage CE.
  • My Lubie lot 5rri891 : distribué en pharmacie, à retirer des stocks.
  • Orienter les patients vers un dépistage IST et un test de grossesse si concernés.
  • Vérifier le marquage CE de tous les préservatifs référencés en officine.

À lire aussi sur Pharmactu :

À lire aussi

Flacon de vaccin et seringue sur un fond bleu clair, ambiance sobre et professionnelle
Officine·4 min

VRS : Beyfortus et Abrysvo remboursés à 65 % avant la campagne de septembre

Deux avis publiés au Journal officiel du 21 août 2026 relèvent le taux de remboursement des deux produits de prévention du VRS chez le nourrisson. Beyfortus (nirsévimab, Sanofi) passe de 30 % à 65 % au 31 août 2026. Abrysvo (vaccin VRS bivalent recombinant, Pfizer) passe de 30 % à 65 % au 1er septembre 2026. Ce relèvement fait suite à la réévaluation par la HAS du service médical rendu (SMR) de Beyfortus, passé de "modéré" à "important" dans son avis publié le 15 juillet 2026. Le prix de Beyfortus est de 401,80 euros, celui d'Abrysvo de 196,10 euros. Le reste à charge des familles diminue significativement avant le lancement de la campagne VRS 2026-2027, prévue le 14 septembre en métropole et le 31 août en Martinique. Le pharmacien d'officine dispense Beyfortus et peut l'administrer. Abrysvo est un vaccin maternel administré à la femme enceinte entre 32 et 36 semaines d'aménorrhée. Enflonsia (clesrovimab, MSD), le deuxième anticorps anti-VRS disponible cette saison, dispose d'un circuit de remboursement distinct.

Seringue et flacon de vaccin posés sur un comptoir de pharmacie, ambiance sobre et professionnelle
Officine·6 min

Vaccination en officine : tout ce que le pharmacien peut prescrire et injecter en 2026

Depuis le décret du 8 août 2023 et l'arrêté associé, le pharmacien d'officine peut prescrire et administrer tous les vaccins mentionnés dans le calendrier des vaccinations aux personnes de 11 ans et plus, à l'exception des vaccins vivants chez les personnes immunodéprimées. Le préparateur en pharmacie formé peut également administrer les vaccins prescrits. La rémunération est de 7,50 euros par injection (code RVA), portée à 9,60 euros lorsque le pharmacien prescrit en l'absence d'ordonnance. Depuis le 10 juillet 2026, le vaccin antigrippal est inscrit sur liste I : toute dispensation nécessite une prescription, mais le pharmacien peut la rédiger lui-même à partir de 11 ans. Le calendrier vaccinal 2026 introduit plusieurs nouveautés : vaccination obligatoire méningocoques ACWY et B pour les enfants nés après le 1er janvier 2023, extension du rattrapage HPV jusqu'à 26 ans, pneumocoque étendu aux 65 ans et plus (Prevenar20 ou Capvaxive), et obligation vaccinale rougeole pour les professionnels de santé. La campagne VRS 2026-2027 avec Beyfortus et Enflonsia démarre le 14 septembre.

Thermomètre extérieur affichant une température élevée, lumière d'été intense
Officine·6 min

Canicule été 2026 : 7 007 morts en excès, les médicaments à surveiller au comptoir

Santé publique France a publié le bilan de la deuxième vague de canicule de l'été 2026, du 3 au 22 juillet : 1 243 décès en excès toutes causes confondues (+9,2 %) dans 78 départements. Juillet 2026 est le mois le plus chaud jamais enregistré en France depuis le début des relevés en 1900. Les personnes de 75 ans et plus représentent trois quarts des décès en excès (917 morts, +9,7 %). La région Pays de la Loire est la plus touchée avec 236 décès en excès (+21,4 %). En cumulant les deux vagues (17 juin au 2 juillet : 5 764 morts, puis 3 au 22 juillet : 1 243 morts), l'été 2026 totalise au moins 7 007 décès en excès liés à la chaleur. Plusieurs classes de médicaments augmentent le risque en période de canicule : diurétiques, anticholinergiques, neuroleptiques, lithium, AINS, bêtabloquants, IEC/ARA II. Le pharmacien d'officine est en première ligne pour repérer les patients à risque, rappeler les règles d'hydratation et orienter vers le prescripteur pour une éventuelle adaptation posologique.