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Médicaments anciens menacés : l'USPO écrit au Premier ministre pour sauver l'arsenal thérapeutique

L'USPO publie le 27 juillet 2026 une lettre ouverte au Premier ministre et à la ministre de la Santé. Le syndicat alerte sur le risque de disparition de médicaments anciens, efficaces et peu coûteux, dont le remboursement pourrait passer de 15 % à 5 %. Hypnotiques, laxatifs, traitements du quotidien : ce que ça change au comptoir.

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La Rédaction· Équipe éditoriale
Rédaction
En bref

L'USPO publie le 27 juillet 2026 une lettre ouverte au Premier ministre et à la ministre de la Santé alertant sur le risque de disparition de médicaments anciens, éprouvés et peu coûteux. Le syndicat dénonce un projet qui ferait passer le taux de remboursement de certains médicaments à SMR faible de 15 % à 5 %, et de 30 % à 15 % pour d'autres. Sont visés les hypnotiques, les médicaments contre la constipation et « de nombreux traitements utiles au quotidien ». L'USPO estime que ce dispositif créerait un cinquième taux de remboursement, transférerait au moins 1,2 milliard d'euros vers les complémentaires santé (entraînant une hausse des cotisations, notamment pour les personnes âgées) et aboutirait à une disparition de fait du remboursement par l'Assurance maladie obligatoire pour ces médicaments. Le syndicat met en perspective : les médicaments les plus coûteux concernent moins de 1 % des patients mais représentent environ 50 % des budgets médicaments, et le médicament le plus onéreux coûte près d'un milliard d'euros par an. L'USPO demande de préserver ces traitements, de mieux contrôler le coût de l'innovation et de répartir équitablement les efforts d'économies.

L'USPO publie le 27 juillet 2026 une lettre ouverte au Premier ministre et à la ministre de la Santé. Le syndicat alerte : des médicaments anciens, efficaces et peu coûteux, risquent de disparaître du fait d'une baisse de leur remboursement.

Ce qui est en jeu

Les médicaments visés

Le projet gouvernemental prévoit de modifier les taux de remboursement de médicaments à SMR (service médical rendu) faible :

Taux actuelTaux prévuMédicaments concernés
15 %5 %Hypnotiques, laxatifs, traitements du quotidien
30 %15 %Autres médicaments à SMR faible ou modéré

Un cinquième taux de remboursement

La création d'un taux à 5 % ajouterait un cinquième niveau à la grille de remboursement existante (100 %, 65 %, 30 %, 15 %), complexifiant encore le système pour le pharmacien et le patient.

Le transfert vers les complémentaires

IndicateurChiffre USPO
Transfert estiméAu moins 1,2 milliard d'euros vers les complémentaires santé
ConséquenceHausse des cotisations mutuelle, en particulier pour les personnes âgées
RésultatDisparition de fait du remboursement AMO pour ces médicaments

L'argument de l'USPO

Des médicaments éprouvés et peu coûteux

L'USPO rappelle que ces médicaments anciens sont :

  • Éprouvés : des décennies d'utilisation, profil de sécurité connu
  • Efficaces : répondent à des besoins thérapeutiques réels
  • Peu coûteux : coût unitaire faible pour l'Assurance maladie

Le paradoxe de l'innovation

L'USPO met en perspective le coût des médicaments :

IndicateurChiffre
Patients sous médicaments coûteuxMoins de 1 % des patients
Part du budget médicamentsEnviron 50 % des dépenses
Investissement industrie 20262,8 milliards d'euros
Médicament le plus onéreuxPrès d'1 milliard d'euros par an

Le syndicat demande de mieux contrôler le coût de l'innovation plutôt que de rogner sur les traitements anciens utilisés par des millions de patients.

Ce que ça change au comptoir

Les médicaments à 15 % aujourd'hui

Le pharmacien dispense quotidiennement des médicaments remboursés à 15 %. Les catégories les plus courantes :

CatégorieExemples courants
HypnotiquesZolpidem (hors génériques remboursés à 30 %), certains antihistaminiques H1
LaxatifsMacrogol, lactulose, certaines formes
VeinotoniquesDiosmine, troxérutine
HoméopathieDéremboursée depuis 2021 (déjà sortie)
Traitements du quotidienDivers médicaments à SMR jugé faible par la HAS

L'impact patient

Un passage de 15 % à 5 % signifie que la mutuelle doit couvrir la quasi-totalité du remboursement. Pour les patients sans complémentaire (environ 4 % de la population), le médicament devient quasi intégralement à charge.

L'impact officine

  • Complexité de facturation : un cinquième taux de remboursement
  • Dialogue au comptoir : les patients vont demander pourquoi leur médicament est moins remboursé
  • Risque de renoncement : certains patients pourraient renoncer à leur traitement

Les demandes de l'USPO

DemandeDétail
Préserver les médicaments anciensMaintenir leur niveau de remboursement actuel
Contrôler l'innovationMieux encadrer le prix des médicaments innovants plutôt que de réduire l'accès aux anciens
Répartir les effortsLes économies ne doivent pas peser uniquement sur les patients et les officines

À retenir

  • USPO 27/07/2026 : lettre ouverte au Premier ministre contre la baisse de remboursement des médicaments anciens.
  • SMR faible : passage de 15 % à 5 % prévu pour les hypnotiques, laxatifs et traitements du quotidien.
  • 1,2 milliard d'euros transférés vers les complémentaires, hausse des cotisations pour les patients.
  • Moins de 1 % des patients consomment environ 50 % du budget médicaments (innovation).
  • Au comptoir : préparer les réponses aux patients, anticiper la complexité de facturation, surveiller les arbitrages gouvernementaux.

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