PharmactuPharmactu
Santé publique·3 min de lecture

Mois sans tabac 2026 : substituts remboursés, kit en pharmacie, le rôle de l'officine

La 11e édition du Mois sans tabac est lancée : défi de 30 jours en novembre, kit d'aide à l'arrêt disponible en pharmacie, substituts nicotiniques remboursés à 65 %. Le point pour l'officine, acteur de proximité du sevrage tabagique.

L
La Rédaction· Équipe éditoriale
Rédaction
En bref

La 11e édition du Mois sans tabac, organisée par Santé publique France avec le ministère de la Santé et l'Assurance Maladie, se déroule du 1er octobre au 1er novembre 2026, avec un défi collectif de 30 jours sans tabac en novembre. L'inscription se fait sur mois-sans-tabac.fr, qui donne accès à un accompagnement personnalisé et à l'application d'e-coaching. Un kit d'aide à l'arrêt gratuit (programme de 40 jours, roue des économies, brochures) peut être commandé ou téléchargé, et il est disponible dans les pharmacies partenaires. Le dispositif a réuni plus de 2,5 millions de participants depuis 2016, dont plus de 117 000 inscrits en 2025. L'officine est un acteur de proximité du sevrage : le pharmacien délivre les substituts nicotiniques, remboursés à 65 % sur prescription par l'Assurance Maladie depuis le 1er janvier 2019 (le forfait annuel de 150 euros n'existe plus, la prise en charge est de droit commun, sans plafond). La prescription relève du médecin, de la sage-femme, du médecin du travail, du chirurgien-dentiste, de l'infirmier ou du masseur-kinésithérapeute. Au comptoir, le pharmacien conseille sur les formes et le dosage, accompagne la démarche, distribue le kit et oriente vers Tabac info service.

Le Mois sans tabac est de retour pour sa 11e édition. Organisé par Santé publique France avec le ministère de la Santé et l'Assurance Maladie, il invite les fumeurs à relever un défi de 30 jours en novembre. L'officine, maillon de proximité, a un vrai rôle à jouer dans le sevrage. Le point.

Mois sans tabac 2026, en bref

ÉlémentDétail
Édition11e
Campagnedu 1er octobre au 1er novembre 2026
Le défi30 jours sans tabac en novembre
Inscriptionsur mois-sans-tabac.fr (accompagnement personnalisé, appli d'e-coaching)
Kit d'aide à l'arrêtgratuit (programme de 40 jours, roue des économies, brochures), disponible en pharmacie

Depuis 2016, le dispositif a réuni plus de 2,5 millions de participants, dont plus de 117 000 inscrits en 2025. Tenter d'arrêter pendant l'opération augmente nettement les chances de succès à un an.

Le pharmacien, acteur de proximité du sevrage

C'est là que l'officine entre en jeu. Au-delà de la distribution du kit, le pharmacien accompagne concrètement les fumeurs :

  • Délivrer les substituts nicotiniques (patchs, gommes, pastilles, inhaleurs), remboursés par l'Assurance Maladie (voir ci-dessous).
  • Conseiller sur le choix des formes et le dosage adapté, et sur la gestion des situations de manque.
  • Accompagner la démarche dans la durée et motiver pendant le défi de novembre.
  • Orienter vers Tabac info service et vers un prescripteur pour une prise en charge personnalisée.

Les substituts nicotiniques : ce que couvre l'Assurance Maladie

Depuis le 1er janvier 2019, les substituts nicotiniques sont remboursés à 65 % sur prescription par l'Assurance Maladie obligatoire. C'est une prise en charge de droit commun : le forfait annuel de 150 euros n'existe plus, et il n'y a plus de plafond de remboursement.

Point important sur la prescription : au-delà des médecins et des sages-femmes, la loi du 26 janvier 2016 autorise également les médecins du travail, les chirurgiens-dentistes, les infirmiers et les masseurs-kinésithérapeutes à prescrire les traitements nicotiniques de substitution. Les officines peuvent pratiquer la dispense d'avance de frais (tiers payant) sur ces produits.

Au comptoir pendant Mois sans tabac

  • Mettre en avant le kit et la campagne auprès des patients fumeurs, surtout à l'approche de novembre.
  • Proposer un accompagnement : forme de substitut, dosage, suivi, en lien avec le prescripteur.
  • Rassurer et déculpabiliser : une tentative, même suivie d'une rechute, rapproche de l'arrêt définitif.
  • Orienter vers Tabac info service et le médecin traitant pour les situations complexes (comorbidités, polymédication).

À retenir

  • 11e Mois sans tabac : campagne du 1er octobre au 1er novembre 2026, défi de 30 jours en novembre.
  • Kit d'aide à l'arrêt gratuit, disponible en pharmacie.
  • Substituts nicotiniques remboursés à 65 % sur prescription depuis 2019 (plus de forfait, plus de plafond).
  • La prescription relève du médecin, de la sage-femme, du médecin du travail, du chirurgien-dentiste, de l'infirmier ou du kiné ; le pharmacien délivre, conseille et accompagne.
  • L'officine est un relais de proximité du sevrage, à mobiliser pendant la campagne.

À lire aussi sur Pharmactu :

À lire aussi

Thermomètre affichant une température élevée sous un soleil de plomb, ambiance sobre
Officine·5 min

Canicule de juin 2026 : 5 764 morts en excès, pire que 2003

Santé publique France a publié le 22 juillet 2026 le bilan de la canicule du 17 juin au 2 juillet 2026. L'épisode a provoqué 5 764 décès en excès toutes causes confondues, soit une surmortalité de +36 %. L'agence qualifie cet épisode d'« exceptionnellement sévère, dont l'intensité dépasse celle d'août 2003 ». 92 départements ont été touchés (98,5 % de la métropole), avec des records de température : 43,8°C à Saintes, 42,7°C à Niort, et les 24-25 juin identifiés comme les jours les plus chauds jamais enregistrés en France. Les personnes de 75 ans et plus représentent deux tiers des décès en excès (3 719 morts, +33,3 %), mais la surmortalité augmente dès 45 ans. L'Île-de-France est la région la plus touchée avec environ 2 000 décès en excès (+81,2 %), devant le Grand-Est, les Pays de la Loire et le Centre-Val de Loire. Santé publique France précise qu'il s'agit d'estimations préliminaires, publiées trois semaines après l'événement, qui seront confirmées par des analyses plus fines à l'automne. Les données proviennent des registres d'état civil couvrant 84 % de la mortalité nationale.

Ruban rose symbole de la lutte contre le cancer du sein posé sur un comptoir, ambiance sobre
Santé pub.·4 min

Octobre rose : seulement 46 % des femmes dépistées, le pharmacien en relais de proximité

Octobre rose, la campagne annuelle de sensibilisation au dépistage du cancer du sein, remet le sujet au premier plan. Les chiffres de l'Institut national du cancer rappellent l'enjeu : avec 61 214 nouveaux cas en 2023, le cancer du sein est le cancer le plus fréquent chez la femme, et 12 765 personnes en sont décédées la même année. Le programme national de dépistage organisé s'adresse aux femmes de 50 à 74 ans sans symptôme ni facteur de risque particulier : sur invitation de l'Assurance Maladie, elles peuvent réaliser tous les deux ans une mammographie (deux clichés par sein) et un examen clinique, pris en charge à 100 % sans avance de frais. Toute mammographie jugée normale est systématiquement relue par un second radiologue, une seconde lecture qui permet de détecter 6 % des cancers dépistés. Mais la participation reste trop faible : 46,3 % sur la période 2023-2024, sur une population éligible de 10,8 millions de femmes. Pourtant, la détection précoce change tout : 60 % des cancers du sein sont détectés à un stade précoce et la mortalité a diminué de 1,5 % par an entre 2019 et 2023. Pendant Octobre rose, le pharmacien, professionnel de santé de proximité, a un rôle clé pour informer, rassurer et orienter les femmes concernées vers le dépistage.

Validé pharmacien
Ordonnance et matériel de rééducation posés sur un bureau, ambiance sobre
Réglementation·4 min

Kinésithérapeutes : leur droit de prescription s'élargit aux médicaments

Un arrêté du 14 septembre 2026, publié au Journal officiel du 16 septembre 2026, fixe la liste des produits de santé que les masseurs-kinésithérapeutes sont autorisés à prescrire à leurs patients, dans le cadre de l'exercice de leur compétence et hors produits utilisés pendant la séance. Il abroge l'arrêté du 9 janvier 2006, qui ne portait que sur des dispositifs médicaux, et élargit nettement le périmètre. La nouveauté marquante pour l'officine est l'ajout de médicaments : substituts nicotiniques, mucolytiques, antiseptiques locaux hors produits iodés, myorelaxants à l'exclusion des formes injectables, et antalgiques de palier 1 selon la classification de l'OMS, également hors formes injectables. À cela s'ajoute une large liste de dispositifs médicaux : aides au soulèvement et à la déambulation, supports de prévention d'escarre, fauteuils roulants en location pour moins de trois mois, lit médicalisé en location, orthèses et attelles, contention, dispositifs de rééducation respiratoire, oxymètre, tensiomètre, pansements et bien d'autres. Le pharmacien sera donc amené à délivrer des ordonnances de kinésithérapeutes comportant, en plus des dispositifs médicaux, ces médicaments.