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Canicule : +21 % de TROD cystite en officine pendant la vague de chaleur

Pendant la semaine de canicule du 22 au 28 juin 2026, le recours aux TROD cystite en officine a bondi de 21 % en France et de 40 % en Île-de-France, selon les données GERS Data. En parallèle, Santé publique France rapporte une surmortalité de 29,1 % sur la même période, avec 2 025 décès supplémentaires. Retour sur l'impact de la canicule au comptoir et les réflexes à maintenir.

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La Rédaction· Équipe éditoriale
Rédaction
En bref

Les données GERS Data, relayées par Le Quotidien du Pharmacien le 3 juillet 2026, révèlent une hausse de 21 % du recours aux TROD cystite en officine pendant la semaine de canicule du 22 au 28 juin 2026, par rapport à la même semaine de 2025. En Île-de-France, la hausse atteint 40 %. Au total, 15 000 tests ont été réalisés sur cette période. Un tiers des officines françaises ont effectué au moins un test, et 10 % d'entre elles concentrent plus de la moitié des actes. L'explication est physiologique : la déshydratation réduit le flux urinaire, augmentant la charge bactérienne vésicale. En parallèle, Santé publique France a publié le 3 juillet un bilan de surmortalité pour la même semaine : +29,1 % de décès toutes causes confondues (2 025 décès supplémentaires), avec une surmortalité de +62,8 % en Île-de-France. Les décès à domicile ont bondi de 91 %. Ces données confirment l'impact sanitaire majeur de cette vague de chaleur historique et le rôle croissant de l'officine dans la réponse de proximité.

La semaine du 22 au 28 juin 2026 restera comme l'une des plus marquantes de l'année en officine. Alors que la France traversait une vague de chaleur historique, le recours aux TROD cystite a bondi de 21 % au niveau national, selon les données GERS Data. En Île-de-France, la hausse atteint 40 %. Dans le même temps, Santé publique France rapporte une surmortalité de 29,1 % sur cette même période.

TROD cystite : les chiffres de la semaine record

IndicateurValeur
Hausse nationale des TROD cystite+21 % vs même semaine 2025
Hausse en Île-de-France+40 %
Nombre de tests réalisés15 000 sur la semaine
Officines ayant réalisé au moins un test1 sur 3
Concentration10 % des officines ont réalisé plus de la moitié des tests

Ces données, issues du panel GERS Data et relayées par Le Quotidien du Pharmacien, illustrent un phénomène directement lié à la canicule.

Pourquoi la canicule augmente les cystites

Le mécanisme est physiologique :

  1. Déshydratation → réduction du volume urinaire
  2. Réduction du flux → stagnation de l'urine dans la vessie
  3. Stagnation → augmentation de la charge bactérienne
  4. Charge bactérienne → infection urinaire basse (cystite)

La population la plus exposée reste les femmes, qui représentent la quasi-totalité des cystites simples. La tranche éligible au TROD en officine (femmes de 16 à 65 ans, hors grossesse, hors récidive > 3 épisodes/an) correspond au public le plus susceptible de se déshydrater en période de fortes chaleurs sans s'en rendre compte.

Surmortalité : le bilan de Santé publique France

En parallèle, Santé publique France a publié le 3 juillet 2026 un point de situation sur la mortalité pendant cette même semaine.

Surmortalité nationale

IndicateurValeur
Surmortalité toutes causes+29,1 %
Décès supplémentaires2 025
Total décès semaine 22-28 juin8 973 (vs 6 948 la semaine précédente)
Tranche d'âge45 ans et plus : +29,7 %

Surmortalité par lieu de décès

LieuSurmortalité
Domicile+91 %
EHPAD+37 %
Établissements de santé+19,7 %

Le chiffre le plus frappant : les décès à domicile ont quasiment doublé. Les personnes isolées, âgées ou atteintes de maladies chroniques sont les premières victimes.

Surmortalité par région

RégionSurmortalitéDécès supplémentaires
Île-de-France+62,8 %+619
Pays de la Loire+62,0 %+178
Normandie+53,1 %+216
Centre-Val de Loire+47,3 %+121
Bretagne+36,0 %+129

L'Île-de-France cumule la plus forte surmortalité (+62,8 %) et la plus forte hausse des TROD cystite (+40 %). La corrélation entre exposition à la chaleur et recours aux soins de proximité est nette.

L'officine en première ligne

Cette semaine record illustre le rôle croissant de l'officine dans la réponse sanitaire de proximité. Le pharmacien est souvent le premier recours des patients en période de crise :

  • Conseil hydratation : rappeler les objectifs (1,5 à 2 litres par jour minimum, davantage en cas de chaleur) ;
  • Repérage des signes de déshydratation : fatigue, urines foncées, vertiges, confusion ;
  • TROD cystite : prise en charge immédiate sans passage chez le médecin ;
  • Conservation des médicaments : alerter sur les médicaments thermosensibles (insulines, collyres, suppositoires) ;
  • Populations fragiles : orienter les personnes âgées isolées vers les dispositifs municipaux de veille canicule.

Rappel : le TROD cystite en pratique

CritèreCondition
Population éligibleFemmes de 16 à 65 ans
SymptômesDysurie, brûlures mictionnelles, pollakiurie
ExclusionsGrossesse, fièvre, > 3 épisodes/12 mois
TestBandelette urinaire (leucocytes et/ou nitrites positifs)
TraitementFosfomycine trométamol, dose unique, sans ordonnance
TraçabilitéDossier pharmaceutique + information médecin traitant
TexteArrêté du 17 juin 2024

À retenir

  • +21 % de TROD cystite en officine pendant la canicule du 22-28 juin 2026 (GERS Data).
  • +40 % en Île-de-France.
  • 15 000 tests réalisés en une semaine, dans un tiers des officines françaises.
  • Santé publique France : +29,1 % de surmortalité, 2 025 décès supplémentaires.
  • Décès à domicile : +91 % — les personnes isolées sont les plus touchées.
  • Île-de-France : épicentre de la crise (+62,8 % de surmortalité, +40 % de TROD).
  • L'officine confirme son rôle de premier recours sanitaire en période de crise.

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