Désogestrel : l'ANSM écrit à 1,6 million de femmes sur le risque de méningiome
L'ANSM diffuse en septembre 2026 une lettre d'information personnalisée aux femmes utilisant une contraception à base de désogestrel, sur le très faible risque de méningiome. Un cas supplémentaire pour 67 000 femmes, risque accru après 45 ans ou plus de 5 ans d'utilisation. Ce que le pharmacien doit répondre au comptoir.
L'ANSM diffuse en septembre 2026 une lettre d'information personnalisée à destination des femmes utilisant une contraception à base de désogestrel, pour les informer d'un risque rare de méningiome associé à ces contraceptifs. Les professionnels de santé ayant prescrit ces contraceptifs ont également reçu un courrier les prévenant de la diffusion de cette information. Cette campagne s'inscrit dans la continuité des actions menées depuis l'étude EPI-PHARE publiée en décembre 2024 : recommandation de l'EMA en juillet 2026 d'ajouter le risque de méningiome dans la notice et le RCP, puis courrier aux professionnels de santé (DHPC) en août 2026. L'étude a mis en évidence une augmentation très faible du risque de méningiome chez les femmes utilisant du désogestrel de façon prolongée pendant au moins un an. Il est estimé qu'un cas supplémentaire de méningiome surviendrait pour 67 000 femmes utilisant ces médicaments. Ce risque augmente chez les femmes de plus de 45 ans ou exposées plus de 5 ans, et devient significatif dès la première année en cas d'exposition antérieure à un progestatif à risque (acétate de cyprotérone, nomégestrol, chlormadinone). Un an après l'arrêt du traitement, ce surrisque n'est plus observé. Recevoir ce courrier ne signifie pas qu'un méningiome a été diagnostiqué. Les femmes sont invitées à en parler avec leur médecin ou leur sage-femme lors de leur prochaine consultation, sans arrêter leur contraception de leur propre initiative.
L'ANSM diffuse en septembre 2026 une lettre d'information personnalisée aux femmes utilisant une contraception à base de désogestrel, sur le très faible risque de méningiome. Environ 1,6 million de femmes sont concernées. Le pharmacien va recevoir des patientes inquiètes au comptoir : voici ce qu'il faut savoir pour répondre juste.
Ce que fait l'ANSM
| Élément | Détail |
|---|---|
| Action | Lettre d'information personnalisée aux femmes sous désogestrel |
| En parallèle | Courrier aux professionnels de santé prescripteurs |
| Objectif | Informer d'un risque rare de méningiome, inviter à en parler au médecin ou à la sage-femme |
| Ce que ça ne signifie pas | Recevoir le courrier ne veut pas dire qu'un méningiome a été diagnostiqué ou suspecté |
D'où vient cette campagne
Ce courrier s'inscrit dans une suite d'actions.
| Étape | Date |
|---|---|
| Étude EPI-PHARE (surrisque de méningiome sous désogestrel prolongé) | Décembre 2024 |
| Recommandations aux professionnels de santé | Mars puis juin 2025 |
| Recommandation de l'EMA : ajout du risque dans la notice et le RCP | Juillet 2026 |
| Courrier aux professionnels de santé (DHPC) | Août 2026 |
| Lettre personnalisée aux femmes | Septembre 2026 |
Le risque en chiffres
| Donnée | Détail |
|---|---|
| Niveau de risque | Augmentation très faible, chez une utilisation prolongée d'au moins un an |
| Estimation | 1 cas supplémentaire de méningiome pour 67 000 femmes utilisatrices |
| Facteurs qui augmentent le risque | Âge supérieur à 45 ans, ou exposition supérieure à 5 ans |
| Cas particulier | Exposition antérieure à un progestatif à risque de méningiome (acétate de cyprotérone, nomégestrol, chlormadinone) : le risque devient significatif dès la première année de désogestrel seul 75 µg |
| Réversibilité | Un an après l'arrêt, le surrisque n'est plus observé |
Le méningiome est une tumeur le plus souvent non cancéreuse, qui se développe à partir des méninges (les enveloppes autour du cerveau). La très grande majorité des femmes sous désogestrel n'en développeront pas.
Le message clé : ne pas arrêter la contraception seule
C'est le point à marteler au comptoir.
| Situation | Conduite recommandée |
|---|---|
| Femme inquiète après le courrier | Poursuivre la contraception, ne pas l'arrêter de sa propre initiative |
| Pourquoi | Un arrêt brutal sans avis médical expose à un risque de grossesse non désirée |
| Quand en parler | Lors de la prochaine consultation de routine, pas en urgence |
| Réévaluation | La contraception doit être réévaluée tous les ans avec le médecin ou la sage-femme (âge, durée d'utilisation, progestatifs pris avant, état de santé) |
Les symptômes qui doivent conduire à consulter
En l'absence de symptômes, aucun rendez-vous en urgence n'est nécessaire. En revanche, certains signes justifient une consultation médicale :
- Maux de tête persistants
- Troubles de la vision, du langage ou de l'équilibre
- Faiblesse musculaire
- Troubles de la mémoire
- Apparition ou aggravation d'une épilepsie
Au comptoir : conduite à tenir
| Situation | Ce que fait le pharmacien |
|---|---|
| Patiente qui a reçu le courrier | Rassurer : le risque est très faible, recevoir le courrier ne signifie pas qu'un méningiome est présent |
| Envie d'arrêter la pilule | Déconseiller l'arrêt sans avis médical (risque de grossesse). Orienter vers la prochaine consultation |
| Patiente à risque plus élevé | Plus de 45 ans, plus de 5 ans d'utilisation, ou antécédent de cyprotérone/nomégestrol/chlormadinone : l'inciter à aborder le sujet avec son médecin ou sa sage-femme |
| Symptômes évocateurs | Orienter vers une consultation médicale |
| Questions | L'ANSM met à disposition un point de contact via son guichet usager et une page d'information dédiée |
À retenir
- L'ANSM écrit à 1,6 million de femmes sous désogestrel sur le très faible risque de méningiome (septembre 2026).
- 1 cas supplémentaire pour 67 000 femmes, risque accru après 45 ans ou plus de 5 ans d'utilisation.
- Risque significatif dès un an en cas d'exposition antérieure à cyprotérone, nomégestrol ou chlormadinone.
- Un an après l'arrêt, le surrisque disparaît.
- Message central : ne pas arrêter la contraception seule (risque de grossesse), en parler au médecin ou à la sage-femme à la prochaine consultation.
- Recevoir le courrier ne signifie pas qu'un méningiome est diagnostiqué.
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Désogestrel et étonogestrel : l'ANSM envoie la lettre méningiome aux professionnels de santé
L'ANSM publie le 11 août 2026 l'information de sécurité officielle sur le risque de méningiome associé aux contraceptifs contenant du désogestrel ou de l'étonogestrel. Une lettre aux professionnels de santé (DHPC, Direct Healthcare Professional Communication) a été distribuée le même jour aux gynécologues, médecins généralistes, sages-femmes et infirmiers des centres de planification. Cette lettre formalise les mesures décidées par le PRAC en juillet 2026 : contre-indication chez les femmes ayant ou ayant eu un méningiome, arrêt immédiat si un méningiome est diagnostiqué sous traitement, surveillance des symptômes d'alerte, et prise en compte de l'exposition antérieure à d'autres progestatifs à risque (cyprotérone, nomégestrol, chlormadinone, médroxyprogestérone). Le risque reste faible (1 cas supplémentaire pour 67 300 femmes traitées), mais la contre-indication est désormais inscrite dans les résumés des caractéristiques du produit (RCP) et les notices patient. Les spécialités concernées en ville sont les comprimés de désogestrel 75 µg (Cérazette et génériques, Optimizette, Désopop, Antigone, Elfasette), l'implant Nexplanon (étonogestrel 68 mg) et l'anneau vaginal NuvaRing et génériques (étonogestrel/éthinylestradiol). Le pharmacien doit intégrer cette contre-indication dans sa dispensation courante.
Désogestrel et étonogestrel : le PRAC confirme un risque de méningiome, nouvelle contre-indication
Le comité de pharmacovigilance européen (PRAC), lors de sa réunion du 6 au 9 juillet 2026, a confirmé un risque faiblement accru de méningiome intracrânien associé à l'utilisation prolongée (plus d'un an) de contraceptifs contenant du désogestrel ou de l'étonogestrel. Le risque est estimé à un cas supplémentaire pour 67 300 femmes utilisatrices. Une étude épidémiologique française publiée dans le BMJ en 2025 est à l'origine du signal. Le PRAC a décidé d'ajouter le méningiome comme effet indésirable dans les RCP, de contre-indiquer ces médicaments chez les femmes ayant ou ayant eu un méningiome, et d'envoyer une communication directe aux professionnels de santé (DHPC). L'ANSM a relayé ces conclusions le 15 juillet 2026. Les spécialités concernées en ville sont : désogestrel comprimés (Cérazette et génériques, Optimizette, Désopop), étonogestrel implant (Nexplanon) et étonogestrel/éthinylestradiol anneau vaginal (NuvaRing et génériques). Le pharmacien doit vérifier l'absence d'antécédent de méningiome, prendre en compte l'historique d'utilisation de progestatifs à risque (cyprotérone, nomégestrol, médroxyprogestérone, chlormadinone) et informer les patientes des symptômes d'alerte.
Siklos 100 mg et 1000 mg : l'ANSM alerte sur les confusions à la délivrance
L'ANSM alerte sur des erreurs médicamenteuses répétées lors de la délivrance de Siklos (hydroxycarbamide, laboratoire Addmedica). Des confusions entre Siklos 100 mg et Siklos 1000 mg ont été signalées en pharmacie, certaines ayant entraîné des effets indésirables graves. Le facteur d'erreur est de 10 sur la dose. Siklos est indiqué dans la prévention des crises vaso-occlusives douloureuses chez les patients drépanocytaires de 2 ans et plus. La prescription initiale est hospitalière, réservée aux pédiatres, internistes et hématologues. Les deux dosages se distinguent par la couleur de la boîte (dorée pour 100 mg, rouge pour 1000 mg) et le marquage du comprimé (lettre H pour hundred sur le 100 mg, lettre T pour thousand sur le 1000 mg). L'ANSM demande aux pharmaciens d'exercer une vigilance renforcée à la délivrance, de vérifier systématiquement le dosage prescrit, et de contacter le prescripteur en cas de doute. Des documents de réduction des risques (guides médecin et patient, fiche d'aide à la prescription) sont disponibles sur le site de l'ANSM.