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Tiers payant contre génériques : extension aux hybrides et biosimilaires dès le 1er septembre

À partir du 1er septembre 2026, le dispositif « tiers payant contre génériques » s'étend aux médicaments hybrides et biosimilaires substituables. Le patient qui refuse la substitution devra avancer les frais. Ce qui change concrètement au comptoir pour le pharmacien.

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La Rédaction· Équipe éditoriale
Rédaction
En bref

À compter du 1er septembre 2026, le dispositif « tiers payant contre génériques » s'étend aux médicaments hybrides et biosimilaires substituables. Le mécanisme est identique à celui en vigueur pour les génériques : si le pharmacien propose la substitution et que le patient la refuse, celui-ci perd le bénéfice du tiers payant et doit avancer les frais. Le remboursement se fait alors sur la base du prix du médicament biosimilaire ou hybride le plus élevé du groupe de substitution concerné. Le tiers payant est maintenu si le prescripteur a porté une mention « non substituable » (NS) justifiée et conforme, ou si le médicament d'origine a un prix inférieur ou égal au biosimilaire ou hybride. Le pharmacien doit informer le patient des conséquences du refus avant la délivrance, vérifier la présence et la conformité de la mention NS le cas échéant, et reporter cette mention dans son logiciel de facturation. Cette extension concerne notamment les biosimilaires récemment ajoutés à la liste ANSM (insuline glargine, dénosumab) et les hybrides inscrits au répertoire.

À partir du 1er septembre 2026, le dispositif « tiers payant contre génériques » s'étend aux médicaments hybrides et aux médicaments biosimilaires substituables. Le mécanisme est le même que pour les génériques : le patient qui refuse la substitution proposée par le pharmacien devra avancer les frais.

Ce qui change

Le principe

SituationAvant le 1er septembreAprès le 1er septembre
Patient refuse un génériquePerte du tiers payantPerte du tiers payant (inchangé)
Patient refuse un biosimilaireTiers payant maintenuPerte du tiers payant
Patient refuse un hybrideTiers payant maintenuPerte du tiers payant

Le calcul du remboursement

En cas de refus de substitution, le remboursement se fait sur la base du prix du biosimilaire ou hybride le plus élevé du groupe de substitution concerné. Si le prix du médicament d'origine est inférieur à cette base, le patient n'est pas pénalisé.

Les exceptions

Le tiers payant est maintenu dans deux cas :

ExceptionDétail
Mention NS justifiéeLe prescripteur a porté la mention « non substituable » sur l'ordonnance, avec une justification conforme aux règles en vigueur
Prix inférieur ou égalLe médicament d'origine a un prix inférieur ou égal au biosimilaire ou hybride le plus élevé du groupe

Quels médicaments sont concernés

Biosimilaires substituables

Tous les biosimilaires inscrits sur la liste de référence ANSM (article R. 5121-9-1 du CSP). Parmi les groupes ajoutés récemment :

BiosimilaireRéférenceDispensation ville
OndibtaLantus (insuline glargine)Oui
OsqayProlia (dénosumab)Oui
Abasaglar, SemgleeLantus (insuline glargine)Oui

Hybrides substituables

Les médicaments hybrides inscrits au répertoire des groupes hybrides de l'ANSM. Le répertoire couvre notamment des formes pharmaceutiques différentes de la spécialité de référence (voie d'administration, dosage modifié).

Ce qui change au comptoir

Avant la dispensation

ÉtapeAction
Proposer la substitutionObligatoire pour les biosimilaires et hybrides inscrits au répertoire
Informer le patientExpliquer les conséquences financières du refus avant la délivrance
Vérifier la mention NSSi le prescripteur a inscrit NS, vérifier que la justification est conforme

À la facturation

PointDétail
LGO à jourVérifier que le logiciel intègre les nouvelles règles de facturation hybrides/biosimilaires
Traçabilité NSReporter la mention NS dans le logiciel de facturation comme preuve
Code de refusLe LGO doit transmettre le motif de non-substitution à l'Assurance maladie

L'information au patient

Le pharmacien doit expliquer clairement :

  • Le biosimilaire ou l'hybride proposé a la même efficacité et la même sécurité que le médicament d'origine ;
  • En cas de refus, le patient devra avancer la totalité des frais et sera remboursé ultérieurement sur la base du prix du biosimilaire/hybride ;
  • La mention NS du médecin exempte le patient de cette règle.

Rappel : la substitution biosimilaire

Le pharmacien peut substituer un médicament biologique par son biosimilaire inscrit sur la liste ANSM, que ce soit en initiation ou en cours de traitement. L'information du patient et l'inscription au dossier pharmaceutique sont obligatoires. La mention « non substituable » du prescripteur bloque la substitution.

À retenir

  • 1er septembre 2026 : le dispositif tiers payant contre génériques s'étend aux hybrides et biosimilaires.
  • Refus de substitution = perte du tiers payant, avance de frais pour le patient.
  • Exceptions : mention NS justifiée ou prix du princeps inférieur/égal au biosimilaire.
  • Au comptoir : informer le patient avant dispensation, vérifier NS, mettre à jour le LGO.
  • Biosimilaires concernés : tous ceux inscrits à la liste ANSM (Lantus/Abasaglar/Semglee/Ondibta, Prolia/Osqay, etc.).

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