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Arrêts de travail plafonnés : 31 jours en première prescription, 62 jours en prolongation à compter du 1er septembre 2026

Le décret n° 2026-498 du 12 juin 2026 plafonne la durée des arrêts de travail ouvrant droit aux indemnités journalières : 31 jours maximum pour une première prescription, 62 jours pour une prolongation. Applicable au 1er septembre 2026 pour les prescriptions établies à cette date. Le point pour le pharmacien d'officine.

L
La Rédaction· Équipe éditoriale
Rédaction
En bref

Le décret n° 2026-498 du 12 juin 2026, publié au Journal officiel le 13 juin, plafonne la durée des arrêts de travail ouvrant droit aux indemnités journalières de la sécurité sociale. La première prescription est limitée à 31 jours maximum. La prolongation est limitée à 62 jours maximum. Ces plafonds s'appliquent aux prescriptions et prolongations établies à compter du 1er septembre 2026. Les prescripteurs concernés sont les médecins, les chirurgiens-dentistes et les sages-femmes. Les assurés relevant du régime général, du régime des salariés agricoles et certains professionnels indépendants sont concernés. Le dispositif ne s'applique pas à Mayotte. Ce décret est pris en application de l'article 81 de la loi n° 2025-1403 du 30 décembre 2025 de financement de la sécurité sociale pour 2026. Pour le pharmacien, la mesure est à connaître pour répondre aux questions des patients au comptoir et anticiper les éventuels impacts sur les demandes d'arrêts maladie à la rentrée.

Le décret n° 2026-498 du 12 juin 2026, publié au Journal officiel le 13 juin 2026, introduit des plafonds de durée pour les arrêts de travail ouvrant droit aux indemnités journalières de la sécurité sociale. Cette mesure, prise en application de la loi de financement de la sécurité sociale (LFSS) pour 2026, entrera en vigueur le 1er septembre 2026.

Les plafonds fixés par le décret

Le nouvel article R. 162-1-7-1 du Code de la sécurité sociale fixe deux plafonds :

Type de prescriptionDurée maximale
Première prescription d'arrêt de travail31 jours
Prolongation d'un arrêt existant62 jours

Ces plafonds s'appliquent aux prescriptions et prolongations établies à compter du 1er septembre 2026. Les arrêts en cours à cette date ne sont pas concernés rétroactivement.

Prescripteurs concernés

Les plafonds s'imposent aux professionnels de santé habilités à prescrire un arrêt de travail :

ProfessionnelConcerné
MédecinsOui
Chirurgiens-dentistesOui
Sages-femmesOui

Bénéficiaires visés

Le décret s'applique aux assurés sociaux relevant de :

  • Le régime général de la sécurité sociale ;
  • Le régime des salariés agricoles ;
  • Certains professionnels indépendants : non-salariés agricoles, professionnels de santé libéraux conventionnés.

Dérogation territoriale

Le décret prévoit une exception pour Mayotte (article 2, alinéa II) : les plafonds ne s'appliquent pas aux prescriptions établies dans ce département.

Contexte : la LFSS 2026

Ce décret est pris en application de l'article 81 de la loi n° 2025-1403 du 30 décembre 2025 de financement de la sécurité sociale pour 2026. La mesure s'inscrit dans un contexte de maîtrise des dépenses d'indemnités journalières, dont le montant global a fortement progressé ces dernières années.

Le législateur a confié au pouvoir réglementaire le soin de fixer les durées maximales par décret, ce qui permet un ajustement ultérieur sans repasser par la loi.

Ce que cela change concrètement

Pour le médecin prescripteur

Un médecin ne pourra plus prescrire un premier arrêt de travail de plus de 31 jours en une seule fois. Si l'état de santé du patient le justifie au-delà de cette durée, une prolongation sera nécessaire, elle-même plafonnée à 62 jours.

En pratique, un arrêt de travail pourra durer bien au-delà de 62 jours, mais par prolongations successives, chacune plafonnée à 62 jours.

Pour le patient

Les patients pourront s'interroger sur l'impact de ces plafonds sur la prise en charge de leurs arrêts. Le décret ne supprime pas le droit à l'arrêt maladie : il encadre la durée de chaque prescription individuelle, pas la durée totale d'un arrêt.

Pour le pharmacien

Le pharmacien n'est pas prescripteur d'arrêts de travail, mais il est un interlocuteur de proximité fréquemment sollicité par les patients sur ce sujet. Cette mesure est à connaître pour :

  • Répondre aux questions des patients au comptoir, notamment à la rentrée ;
  • Orienter correctement un patient qui s'inquiéterait de la durée de son arrêt ;
  • Contextualiser l'information : le plafond concerne chaque prescription individuelle, pas la durée cumulée de l'arrêt.

Questions fréquentes anticipées

« Mon arrêt actuel est-il concerné ? » Non. Le décret s'applique aux prescriptions établies à compter du 1er septembre 2026. Un arrêt prescrit avant cette date n'est pas affecté.

« Mon médecin ne pourra plus me prescrire plus de 31 jours ? » Pour un premier arrêt, oui : 31 jours maximum. Mais si l'état de santé le justifie, le médecin peut prescrire une prolongation (jusqu'à 62 jours), puis d'autres prolongations successives.

« Les arrêts longue maladie sont-ils concernés ? » Le décret ne prévoit pas de dérogation explicite pour les affections de longue durée (ALD). En revanche, la durée totale de l'arrêt n'est pas plafonnée : seule chaque prescription individuelle l'est.

À retenir

  • Décret n° 2026-498 du 12 juin 2026 : plafonnement des arrêts de travail ouvrant droit aux IJ.
  • 31 jours maximum pour une première prescription.
  • 62 jours maximum pour une prolongation.
  • Applicable au 1er septembre 2026 pour les prescriptions établies à cette date.
  • Prescripteurs concernés : médecins, chirurgiens-dentistes, sages-femmes.
  • Pas de plafond sur la durée totale de l'arrêt : seule chaque prescription individuelle est limitée.
  • Exception : Mayotte.
  • Pour le pharmacien : à connaître pour répondre aux questions patients à la rentrée.

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