Chikungunya, dengue, West Nile : premiers cas autochtones de l'été 2026 dans le sud de la France
Santé publique France recense au 3 août 2026 cinq épisodes de transmission autochtone d'arboviroses en France : 7 cas de chikungunya (Tarn, Gironde), 2 épisodes de dengue (Tarn, Hérault) et 4 cas de West Nile (Pyrénées-Orientales, Bouches-du-Rhône). Le moustique tigre est implanté dans 83 départements. Ce que le pharmacien doit savoir au comptoir.
Santé publique France recense au 3 août 2026 cinq épisodes de transmission vectorielle autochtone en France métropolitaine. Trois épisodes de chikungunya totalisent 7 cas dans le Tarn (Occitanie) et la Gironde (Nouvelle-Aquitaine). Deux épisodes de dengue ont été identifiés dans le Tarn et l'Hérault (Occitanie). Par ailleurs, 4 cas de West Nile ont été détectés dans les Pyrénées-Orientales et les Bouches-du-Rhône. Depuis le 1er mai 2026, début de la surveillance renforcée, 98 cas importés de chikungunya, 274 de dengue et 9 de Zika ont été signalés. Le moustique tigre (Aedes albopictus), vecteur du chikungunya et de la dengue, est désormais implanté dans 83 des 96 départements métropolitains. En 2025, la France avait enregistré 809 cas autochtones de chikungunya, un record. Le pharmacien d'officine est en première ligne pour le conseil sur les répulsifs cutanés, l'élimination des eaux stagnantes et l'orientation des patients fébriles de retour de zone endémique ou résidant dans les départements touchés.
Cinq épisodes de transmission autochtone d'arboviroses sont identifiés en France métropolitaine au 3 août 2026. Chikungunya dans le Tarn et la Gironde, dengue dans le Tarn et l'Hérault, West Nile dans les Pyrénées-Orientales et les Bouches-du-Rhône. Le pharmacien est en première ligne pour le conseil anti-moustiques.
Si un patient se présente avec une fièvre brutale et des douleurs articulaires dans le Tarn, la Gironde, l'Hérault ou les départements méditerranéens, le pharmacien doit demander :
Avez-vous voyagé récemment dans une zone endémique ?
Avez-vous été piqué par des moustiques ces derniers jours ?
Et orienter vers une consultation médicale rapide pour diagnostic biologique.
Santé publique France (données au 03/08/2026) : 5 épisodes de transmission autochtone en métropole.
Chikungunya : 7 cas autochtones (Tarn, Gironde). Premier cas détecté fin juillet.
Dengue : 2 épisodes (Tarn, Hérault).
West Nile : 4 cas (Pyrénées-Orientales, Bouches-du-Rhône).
Moustique tigre : implanté dans 83 départements, actif de mai à novembre.
2025 : 809 cas autochtones de chikungunya, record historique.
Au comptoir : conseil répulsifs adaptés (DEET, IR3535, icaridine), élimination des eaux stagnantes, orientation des patients fébriles avec douleurs articulaires vers le médecin.
Canicule été 2026 : 7 007 morts en excès, les médicaments à surveiller au comptoir
Santé publique France a publié le bilan de la deuxième vague de canicule de l'été 2026, du 3 au 22 juillet : 1 243 décès en excès toutes causes confondues (+9,2 %) dans 78 départements. Juillet 2026 est le mois le plus chaud jamais enregistré en France depuis le début des relevés en 1900. Les personnes de 75 ans et plus représentent trois quarts des décès en excès (917 morts, +9,7 %). La région Pays de la Loire est la plus touchée avec 236 décès en excès (+21,4 %). En cumulant les deux vagues (17 juin au 2 juillet : 5 764 morts, puis 3 au 22 juillet : 1 243 morts), l'été 2026 totalise au moins 7 007 décès en excès liés à la chaleur. Plusieurs classes de médicaments augmentent le risque en période de canicule : diurétiques, anticholinergiques, neuroleptiques, lithium, AINS, bêtabloquants, IEC/ARA II. Le pharmacien d'officine est en première ligne pour repérer les patients à risque, rappeler les règles d'hydratation et orienter vers le prescripteur pour une éventuelle adaptation posologique.
Officine·5 min
Canicule de juin 2026 : 5 764 morts en excès, pire que 2003
Santé publique France a publié le 22 juillet 2026 le bilan de la canicule du 17 juin au 2 juillet 2026. L'épisode a provoqué 5 764 décès en excès toutes causes confondues, soit une surmortalité de +36 %. L'agence qualifie cet épisode d'« exceptionnellement sévère, dont l'intensité dépasse celle d'août 2003 ». 92 départements ont été touchés (98,5 % de la métropole), avec des records de température : 43,8°C à Saintes, 42,7°C à Niort, et les 24-25 juin identifiés comme les jours les plus chauds jamais enregistrés en France. Les personnes de 75 ans et plus représentent deux tiers des décès en excès (3 719 morts, +33,3 %), mais la surmortalité augmente dès 45 ans. L'Île-de-France est la région la plus touchée avec environ 2 000 décès en excès (+81,2 %), devant le Grand-Est, les Pays de la Loire et le Centre-Val de Loire. Santé publique France précise qu'il s'agit d'estimations préliminaires, publiées trois semaines après l'événement, qui seront confirmées par des analyses plus fines à l'automne. Les données proviennent des registres d'état civil couvrant 84 % de la mortalité nationale.
Officine·5 min
Canicule : +21 % de TROD cystite en officine pendant la vague de chaleur
Les données GERS Data, relayées par Le Quotidien du Pharmacien le 3 juillet 2026, révèlent une hausse de 21 % du recours aux TROD cystite en officine pendant la semaine de canicule du 22 au 28 juin 2026, par rapport à la même semaine de 2025. En Île-de-France, la hausse atteint 40 %. Au total, 15 000 tests ont été réalisés sur cette période. Un tiers des officines françaises ont effectué au moins un test, et 10 % d'entre elles concentrent plus de la moitié des actes. L'explication est physiologique : la déshydratation réduit le flux urinaire, augmentant la charge bactérienne vésicale. En parallèle, Santé publique France a publié le 3 juillet un bilan de surmortalité pour la même semaine : +29,1 % de décès toutes causes confondues (2 025 décès supplémentaires), avec une surmortalité de +62,8 % en Île-de-France. Les décès à domicile ont bondi de 91 %. Ces données confirment l'impact sanitaire majeur de cette vague de chaleur historique et le rôle croissant de l'officine dans la réponse de proximité.