Novo Nordisk arrête Levemir et Fiasp Pumpcart : ce qui change au comptoir fin 2026
Novo Nordisk arrête la commercialisation de Levemir (insuline détémir) et Fiasp Pumpcart (insuline aspart) au 31 décembre 2026. Après NovoNorm, Actrapid et Insulatard déjà retirés en septembre 2025, ce sont 5 antidiabétiques de plus qui disparaissent. Alternatives, conduite à tenir au comptoir, ce que le pharmacien doit savoir.
Novo Nordisk met fin à la commercialisation de plusieurs insulines en Europe. Après le retrait de NovoNorm (répaglinide), Actrapid Penfill et Insulatard Flexpen/Penfill le 30 septembre 2025, le laboratoire danois arrête Levemir Flexpen, Levemir Penfill (insuline détémir) et Fiasp Pumpcart (insuline aspart) au 31 décembre 2026. La décision est commerciale, sans lien avec un défaut de qualité ou de sécurité. Des alternatives existent pour chaque catégorie d'insuline : Humuline Regular et analogues rapides (lispro, aspart, glulisine) pour les insulines rapides, Humuline NPH pour les intermédiaires, insuline glargine (Lantus, Toujeo, Abasaglar) et insuline dégludec (Tresiba) pour les insulines longues. Le changement d'insuline nécessite une adaptation posologique sous surveillance médicale et une surveillance glycémique renforcée pendant les premières semaines. Le pharmacien d'officine est en première ligne pour informer les patients, vérifier la disponibilité des stocks et orienter vers le prescripteur.
Novo Nordisk arrête la commercialisation de Levemir et Fiasp Pumpcart au 31 décembre 2026. Après NovoNorm, Actrapid et Insulatard déjà retirés en septembre 2025, ce sont au total 8 présentations d'insuline qui disparaissent en un peu plus d'un an. Le pharmacien doit anticiper les transitions au comptoir.
Il sera arrêté au 31 décembre 2026. Votre médecin doit vous prescrire une alternative avant cette date
"C'est dangereux de changer d'insuline ?"
Non, mais le changement doit être accompagné par votre médecin. La posologie peut être ajustée et votre glycémie surveillée de près les premières semaines
"Pourquoi Novo Nordisk arrête ?"
C'est une décision commerciale. Ce n'est pas lié à un problème de qualité ou de sécurité
"L'alternative est aussi efficace ?"
Oui. Les insulines glargine (Lantus, Toujeo) et dégludec (Tresiba) sont des traitements de référence utilisés par des millions de patients
"Je dois aller voir mon diabétologue ?"
Oui, prenez rendez-vous pour organiser la transition avant la fin de l'année
Fer injectable : l'EMA ouvre une revue sur le risque d'hypophosphatémie
Le comité pour l'évaluation des risques en matière de pharmacovigilance (PRAC) de l'Agence européenne des médicaments a annoncé le 4 septembre 2026 l'ouverture d'une revue européenne portant sur l'ensemble des médicaments à base de fer administrés par voie injectable. La revue porte sur le risque d'hypophosphatémie, un taux anormalement bas de phosphate sanguin, et sur les complications osseuses associées, notamment l'ostéomalacie hypophosphatémique, un ramollissement osseux qui se traduit par des douleurs osseuses et peut conduire à des fractures. Pour le carboxymaltose ferrique, l'hypophosphatémie est déjà répertoriée comme un effet indésirable fréquent, pouvant toucher jusqu'à un patient sur dix ; en revanche, la fréquence de l'ostéomalacie hypophosphatémique est inconnue, faute de données permettant de l'estimer. L'information produit prévoit déjà des mesures de réduction du risque, dont une surveillance de la phosphatémie chez les patients recevant de fortes doses, en traitement prolongé ou présentant des facteurs de risque connus. La revue a été déclenchée par des signalements mettant en doute l'efficacité de ces mesures : des cas graves d'hypophosphatémie, dont certains ont abouti à une ostéomalacie, sont survenus chez des patients n'ayant reçu qu'une ou deux doses de carboxymaltose ferrique et sans facteur de risque reconnu, avec parfois des retards de diagnostic. Le PRAC va réévaluer le rapport bénéfice-risque et déterminer si les autorisations de mise sur le marché doivent être modifiées.
Validé pharmacien
Officine·5 min
e-Notice : les QR codes arrivent sur les boîtes de médicaments en officine
L'ANSM lance en septembre 2026 la deuxième phase de sa campagne d'information pour faire connaître la e-notice des médicaments. Depuis octobre 2025, les boîtes de certains médicaments vendus en officine portent un QR code donnant accès à une notice dématérialisée et enrichie, hébergée sur la Base de données publique des médicaments (BDPM). Environ 170 spécialités sont concernées en officine (statines, vaccins, inhibiteurs de la pompe à protons, différentes formes de paracétamol) et 420 à l'hôpital. La notice papier reste dans la boîte. La e-notice ne la remplace pas mais la complète avec des contenus enrichis : conseils de bon usage, informations de sécurité, vidéos explicatives, mesures de réduction des risques, résumé des caractéristiques du produit (RCP). Les informations sont mises à jour en temps réel au fil des décisions de l'ANSM et des évolutions scientifiques, contrairement à la notice papier qui ne peut être actualisée qu'à chaque nouveau lot fabriqué. La phase pilote est prévue pour 2 ans à compter d'octobre 2025. La campagne digitale cible les pharmaciens et le grand public via LinkedIn, YouTube et Discover, avec des vidéos pédagogiques en partenariat avec Dr.Good! (Dr. Michel Cymes). Le pharmacien est le relais naturel pour expliquer le fonctionnement de la e-notice au comptoir.
Officine·7 min
Comprimés d'iode : la nouvelle campagne de distribution en pharmacie démarre en septembre
Les pharmacies d'officine situées dans un rayon de 0 à 20 km autour des centrales nucléaires EDF sont mobilisées à compter de septembre 2026 pour une nouvelle campagne de distribution préventive de comprimés d'iodure de potassium 65 mg. Cette campagne élargit le périmètre de la précédente (0-10 km, lancée en septembre 2024) à la zone des 10 à 20 km. Elle est financée par les exploitants nucléaires et organisée sous l'égide du ministère de la Défense. 19 centrales nucléaires EDF, soit 57 réacteurs, sont concernées. Les comprimés sont distribués gratuitement, sans ordonnance et sans justificatif, à toute personne résidant ou travaillant dans le périmètre. Le pharmacien doit informer sur les conditions de prise (uniquement sur instruction des autorités), la posologie par tranche d'âge, la conservation et le renouvellement des boîtes périmées. L'iodure de potassium protège la thyroïde en cas de rejet accidentel d'iode radioactif en saturant la glande avant que l'iode radioactif ne s'y fixe.