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L'intégralité de nos publications, par ordre chronologique.

Flacon de répulsif anti-moustiques posé sur un comptoir de pharmacie, ambiance sobre et professionnelle
Officine·6 min

Chikungunya, dengue, West Nile : premiers cas autochtones de l'été 2026 dans le sud de la France

Santé publique France recense au 3 août 2026 cinq épisodes de transmission vectorielle autochtone en France métropolitaine. Trois épisodes de chikungunya totalisent 7 cas dans le Tarn (Occitanie) et la Gironde (Nouvelle-Aquitaine). Deux épisodes de dengue ont été identifiés dans le Tarn et l'Hérault (Occitanie). Par ailleurs, 4 cas de West Nile ont été détectés dans les Pyrénées-Orientales et les Bouches-du-Rhône. Depuis le 1er mai 2026, début de la surveillance renforcée, 98 cas importés de chikungunya, 274 de dengue et 9 de Zika ont été signalés. Le moustique tigre (Aedes albopictus), vecteur du chikungunya et de la dengue, est désormais implanté dans 83 des 96 départements métropolitains. En 2025, la France avait enregistré 809 cas autochtones de chikungunya, un record. Le pharmacien d'officine est en première ligne pour le conseil sur les répulsifs cutanés, l'élimination des eaux stagnantes et l'orientation des patients fébriles de retour de zone endémique ou résidant dans les départements touchés.

Comptoir de pharmacie avec un mortier et un pilon, ambiance sobre et professionnelle
Médicament·4 min

Bicafres 1000 mg : rupture jusqu'en avril 2027, les préparations magistrales en relais

L'ANSM signale une rupture de stock de Bicafres 1000 mg, comprimé gastro-résistant (bicarbonate de sodium, laboratoire Theradial), depuis le 22 juin 2026. Le retour en stock n'est pas attendu avant début avril 2027, soit une rupture de près de 10 mois. Le médicament est indisponible en ville comme à l'hôpital. L'USPO publie le 4 août 2026 un communiqué demandant la continuité des traitements pour les patients atteints d'insuffisance rénale chronique. Deux solutions alternatives sont envisagées : l'importation de gélules de bicarbonate étranger (approvisionnement limité) et les préparations magistrales de gélules gastro-résistantes dosées à 1 g, réalisables en officine. L'USPO rappelle que les préparations magistrales peuvent être remboursées par l'Assurance maladie si le prescripteur appose la mention "prescription à but thérapeutique en l'absence de spécialités équivalentes disponibles". La mise sous statut MITM (médicament d'intérêt thérapeutique majeur) est prévue, et un arrêté fixant les prix des préparations magistrales est attendu dans les prochains jours. L'exportation du Bicafres par les grossistes est interdite.

Lunettes de protection solaire posées sur un comptoir de pharmacie, ambiance sobre et professionnelle
Officine·5 min

Éclipse solaire du 12 août : les lunettes de protection en pharmacie, ce qu'il faut vérifier

Le ministère de l'Économie et le ministère de la Santé publient le 23 juillet 2026 un communiqué conjoint d'alerte sur les lunettes de protection pour l'éclipse solaire du 12 août 2026. L'éclipse sera quasi-totale dans le sud-ouest de la France (jusqu'à 99,5 % d'obscuration à Biarritz) et partielle dans le reste du pays (90 % à Paris, 73 % à Marseille). Les lunettes doivent être conformes à la norme ISO 12312-2:2015 et porter le marquage CE. Les lunettes rayées, pliées, perforées ou endommagées ne doivent pas être utilisées : le moindre défaut du filtre laisse passer un faisceau lumineux dangereux. Les lunettes achetées lors de l'éclipse de 1999 ne doivent pas être réutilisées car leurs filtres sont susceptibles d'être altérés. L'observation ne doit pas dépasser 3 minutes consécutives. La DGCCRF a déjà contrôlé près de 90 opérateurs (fabricants, importateurs, distributeurs). Les produits non conformes sont retirés du marché, avec des amendes pouvant atteindre 200 000 euros. Les points de vente recommandés sont les opticiens, les pharmacies et les associations reconnues. La bande de totalité passe par l'Islande et le nord de l'Espagne, pas par la France métropolitaine. Même à 99 % d'obscuration, le croissant solaire restant peut provoquer des lésions rétiniennes irréversibles.

Comptoir de pharmacie avec des protections menstruelles réutilisables, ambiance sobre et professionnelle
Officine·5 min

Culottes et coupes menstruelles remboursées en pharmacie dès le 1er octobre 2026

L'arrêté du 6 août 2026, publié au Journal officiel du 7 août (JORFTEXT000054632785), inscrit les culottes menstruelles et les coupes menstruelles sur la liste des produits et prestations remboursables (LPP). Le prix public TTC est fixé à 19 euros pour une culotte menstruelle (code LPP 1724852) et 15,80 euros pour une coupe menstruelle (code LPP 1719621). Les bénéficiaires sont les femmes de moins de 26 ans, sans condition de ressources, et les bénéficiaires de la Complémentaire santé solidaire (C2S), sans condition d'âge. Le remboursement est limité à 2 protections par an et par personne. Le taux de remboursement est de 55 à 65 % pour les moins de 26 ans, et de 100 % pour les bénéficiaires de la C2S. La distribution est exclusivement réservée aux pharmacies. Les culottes doivent comporter au minimum 3 couches (drainante, absorbante, imperméable), être certifiées Oeko-Tex Standard 100 et absorber au minimum 20 ml. Les coupes doivent être en silicone médical catalysé au platine ou en TPE de grade médical, fabriquées par un industriel certifié ISO 13485. L'arrêté entre en vigueur le 1er octobre 2026. Le décret n° 2026-288 du 17 avril 2026 avait posé le cadre juridique de cette prise en charge.

Seringue de vaccin posée sur un carnet de vaccination, ambiance sobre et professionnelle
Médicament·5 min

Pneumocoque : la HAS recommande le Prevenar 20 chez le nourrisson et le Capvaxive chez l'adulte

La HAS publie le 30 juillet 2026 une révision complète de la stratégie vaccinale contre les infections à pneumocoque. Chez les nourrissons (y compris les prématurés), la HAS recommande désormais le Prevenar 20 (VPC20), selon un schéma à 2, 4, 6 et 11 mois, en remplacement des vaccins actuels (VPC13, VPC15, VPP23). Le VPC20 assure une protection contre 41 % des cas d'infections invasives à pneumocoque chez l'enfant (contre 18 % pour les vaccins précédemment recommandés). Chez les adultes de 65 ans et plus et les adultes à risque, la HAS recommande en préférentiel le Capvaxive (VPC21) en dose unique, qui couvre 84 % des cas d'infections invasives chez les adultes de 65 ans et plus (contre 63 % pour le VPC20). Sans évolution de la stratégie vaccinale, une modélisation de l'Institut Pasteur projette sur 5 ans plus de 17 000 hospitalisations, près de 3 000 personnes avec séquelles et environ 2 800 décès. Le pneumocoque est par ailleurs la première cause bactérienne de pneumonie aiguë communautaire en France (au moins 60 000 cas par an). Les nourrissons ayant débuté avec le VPC13 ou le VPC15 peuvent poursuivre avec le VPC20. Pour les adultes déjà vaccinés par le VPC20, aucun rattrapage par le VPC21 n'est recommandé à ce stade. Le calendrier vaccinal sera mis à jour en conséquence.

Validé pharmacien
Tensiomètre posé sur un comptoir de pharmacie, ambiance sobre et professionnelle
Officine·4 min

Pression artérielle en officine : la loi autorise officiellement le pharmacien à la mesurer

La loi n° 2026-668 du 27 juillet 2026, publiée au Journal officiel du 28 juillet (JORFTEXT000054496977), autorise officiellement le pharmacien d'officine à mesurer la pression artérielle des patients dans une démarche de prévention des risques cardio-neuro-vasculaires. L'article L. 5125-1-1 A du Code de la santé publique est complété en ce sens. L'article L. 4161-1 du CSP est également modifié pour exclure cette mesure du monopole médical : le pharmacien qui mesure la PA ne commet pas d'exercice illégal de la médecine. En revanche, les étudiants en pharmacie ne sont pas autorisés à réaliser cette mesure (art. L. 4161-5 du CSP), sous peine de poursuites pour exercice illégal (2 ans d'emprisonnement, 30 000 euros d'amende). La loi instaure par ailleurs une stratégie nationale pluriannuelle de prévention, dépistage et prise en charge des maladies cardio-neuro-vasculaires, avec un rapport d'évaluation dans 3 ans. Les modalités pratiques (rémunération, conditions, facturation) restent à définir par les textes d'application.

Pharmacien en entretien avec un patient au comptoir, ambiance calme et professionnelle
Officine·4 min

Rendez-vous de prévention : le pharmacien peut les réaliser et facturer 30 €

L'arrêté du 28 juillet 2026, publié au Journal officiel du 2 août (JORFTEXT000054596416), confirme le pharmacien d'officine comme effecteur des rendez-vous de prévention. Le pharmacien peut réaliser un entretien de prévention et le facturer sous le code RDP au tarif de 30 euros en métropole (31,50 euros en outre-mer), sans dépassement d'honoraire. Quatre tranches d'âge sont éligibles : 18-25 ans, 45-50 ans, 60-65 ans et 70-75 ans. L'entretien donne lieu à un plan personnalisé de prévention remis au patient, qui peut être versé au dossier médical partagé et transmis au médecin traitant par messagerie sécurisée. Le pharmacien peut compléter l'entretien par un acte unique : vaccination ou remise d'un kit de dépistage du cancer colorectal. Chaque individu ne peut bénéficier que d'un seul entretien par tranche d'âge. L'arrêté abroge celui du 28 mai 2024 et entre en vigueur le premier jour du deuxième mois suivant sa publication, soit le 1er octobre 2026. Les autres effecteurs sont les médecins, sages-femmes, infirmiers et masseurs-kinésithérapeutes.

Boîtes de médicaments génériques alignées sur un comptoir de pharmacie, ambiance sobre
Médicament·5 min

Apixaban : 6 génériques d'Eliquis remboursés dès le 4 août

L'arrêté du 29 juillet 2026, publié au Journal officiel du 31 juillet (JORFTEXT000054569791), inscrit au remboursement les génériques d'apixaban 2,5 mg et 5 mg de cinq laboratoires : Almus, Arrow, Cristers, EG Labo (Eurogenerics) et Evolupharm. Avec Apixaban Zentiva, inscrit par l'arrêté du 8 juillet 2026 (JO du 16 juillet), ce sont au total six génériques d'Eliquis disponibles en officine. L'entrée en vigueur est fixée au 4 août 2026. Le prix est identique pour tous : PFHT 11,40 € et prix public 14,22 € pour la boîte de 60 comprimés. L'apixaban (Eliquis) est l'anticoagulant oral direct (AOD) le plus dispensé en France, prescrit dans la fibrillation auriculaire non valvulaire, la prévention des thromboses veineuses post-chirurgicales et le traitement des TVP/EP. L'arrivée massive de génériques ouvre la substitution en officine et va modifier le dialogue au comptoir avec les patients sous traitement chronique.

Boîtes de gélules retirées d'une étagère de pharmacie, ambiance sobre
Médicament·3 min

Duloxétine Zydus 30 mg : rappel de deux lots en officine pour impureté hors norme

L'ANSM publie le 27 juillet 2026 un rappel de lots concernant la spécialité Duloxétine Zydus 30 mg, gélule gastro-résistante (CIP 34009 301 763 4 4), commercialisée par le laboratoire Zydus France. Deux lots sont concernés : M405432 (péremption 04/2027) et M409124 (péremption 06/2027). Le motif du rappel est la présence d'une impureté à un taux supérieur à la limite acceptable, détectée lors d'études de stabilité. Le rappel s'applique au niveau des officines et du circuit de distribution pharmaceutique. L'ANSM précise qu'aucun effet indésirable lié à ce défaut de qualité n'a été signalé à ce jour. Les autres spécialités de duloxétine 30 mg restent disponibles et aucune tension d'approvisionnement n'est anticipée. Le pharmacien doit retirer les lots concernés de ses rayons et les retourner à son grossiste selon la procédure habituelle de rappel.

Flacons de solutions incolores alignés sur un plateau médical, ambiance sobre
Médicament·3 min

Antiseptique injecté à la place d'un anesthésique : l'ANSM rappelle comment éviter la confusion

L'ANSM publie le 21 juillet 2026 une alerte sur les confusions entre solutions incolores d'antiseptiques (chlorhexidine notamment) et d'anesthésiques (lidocaïne type Xylocaïne) ou de sérum physiologique. L'Agence signale un nouveau cas d'injection accidentelle d'antiseptique à la place d'un anesthésique. Ces erreurs peuvent entraîner des conséquences majeures : lésions neurologiques graves pouvant aller jusqu'à la tétraplégie, voire le décès. L'ANSM recommande deux mesures principales : privilégier les antiseptiques colorés ou les applicateurs avec antiseptique intégré, et ne pas déconditionner les médicaments injectables (les conserver dans leur contenant d'origine). L'Agence appelle les professionnels de santé à une vigilance renforcée, notamment lors des blocs nerveux et des manipulations de tubulures. Le pharmacien d'officine et hospitalier joue un rôle dans la sécurisation de la chaîne : choix des références, conseil aux professionnels, signalement des erreurs.

Validé pharmacien
Boîtes de médicaments classiques alignées sur un comptoir de pharmacie, ambiance sobre
Officine·4 min

Médicaments anciens menacés : l'USPO écrit au Premier ministre pour sauver l'arsenal thérapeutique

L'USPO publie le 27 juillet 2026 une lettre ouverte au Premier ministre et à la ministre de la Santé alertant sur le risque de disparition de médicaments anciens, éprouvés et peu coûteux. Le syndicat dénonce un projet qui ferait passer le taux de remboursement de certains médicaments à SMR faible de 15 % à 5 %, et de 30 % à 15 % pour d'autres. Sont visés les hypnotiques, les médicaments contre la constipation et « de nombreux traitements utiles au quotidien ». L'USPO estime que ce dispositif créerait un cinquième taux de remboursement, transférerait au moins 1,2 milliard d'euros vers les complémentaires santé (entraînant une hausse des cotisations, notamment pour les personnes âgées) et aboutirait à une disparition de fait du remboursement par l'Assurance maladie obligatoire pour ces médicaments. Le syndicat met en perspective : les médicaments les plus coûteux concernent moins de 1 % des patients mais représentent environ 50 % des budgets médicaments, et le médicament le plus onéreux coûte près d'un milliard d'euros par an. L'USPO demande de préserver ces traitements, de mieux contrôler le coût de l'innovation et de répartir équitablement les efforts d'économies.

Boîtes de médicaments sur un comptoir de pharmacie, ambiance sobre et professionnelle
Officine·4 min

CEPS : l'USPO obtient le retrait de 9 groupes de médicaments sur 12, 20 M€ de baisses évitées

L'USPO annonce le 28 juillet 2026 avoir obtenu du CEPS (Comité économique des produits de santé) le retrait de 9 groupes de médicaments sur les 12 initialement ciblés pour des baisses de prix. Le montant initial des baisses envisagées s'élevait à 43,9 millions d'euros. Le montant final retenu est de 24,2 millions d'euros, soit environ 20 millions d'euros de baisses évitées. L'USPO a fait valoir trois arguments principaux : les tensions d'approvisionnement existantes sur certaines molécules (une baisse de prix aggraverait le risque de rupture), les situations de monopole (un seul fournisseur, pas de marge de négociation), et les taux de substitution déjà maximaux (les pharmaciens substituent déjà au maximum, une baisse de prix ne peut pas générer d'économies supplémentaires par la substitution). Trois groupes de médicaments restent concernés par des baisses, pour un total de 24,2 millions d'euros.

Pharmacie de village en zone rurale, façade sobre, ambiance calme
Officine·3 min

Jusqu'à 20 000 € pour les officines en zone sous-dense : dépôt avant le 31 juillet

La FSPF rappelle le 28 juillet 2026 que les pharmacies d'officine situées en zone sous-dense (ZIP ou ZAC) peuvent déposer une demande d'aide financière auprès de leur CPAM avant le 31 juillet 2026. Le dispositif, issu de l'avenant n° 2 à la convention nationale pharmaceutique (en vigueur depuis le 22 mai 2026), prévoit une aide maximale de 20 000 euros par officine, sur une enveloppe annuelle nationale de 20 millions d'euros. Pour être éligible, la pharmacie doit remplir cinq conditions cumulatives : être située en zone sous-dense (ZIP ou ZAC), être la seule pharmacie de la commune, être ouverte au public au moins dix mois par an, réaliser un chiffre d'affaires HT inférieur à 1 000 000 euros en métropole (seuils plus élevés en outre-mer), et ne pas avoir de pharmacien titulaire condamné pour fraude dans l'année précédente. Le dossier doit comprendre un formulaire d'identification, un tableau d'indicateurs de suivi, les comptes financiers (janvier N-1 à juin N), un bilan des actions d'amélioration et le récapitulatif des autres aides publiques perçues.

Pharmacie d'officine avec des masques FFP2 sur le comptoir, ambiance sobre
Officine·4 min

Incendies en Gironde et dans les Landes : les pharmacies en première ligne

L'USPO et la FSPF publient le 27 juillet 2026 des communiqués sur la mobilisation des pharmacies face aux incendies en Gironde et dans les Landes. Les officines assurent la continuité des soins pour les personnes évacuées, distribuent des masques FFP2 (dotation initiale de 1 300 par pharmacie, l'USPO demande un passage à 5 000) et s'appuient sur le Dossier Pharmaceutique (DP) et le Dossier Médical Partagé (DMP) pour retrouver les traitements des patients ayant perdu leurs ordonnances. La FSPF détaille les dispositifs de soutien mobilisables : activité partielle pour les officines en zone évacuée (demande sur activitepartielle.emploi.gouv.fr, catégorie « circonstances exceptionnelles »), report de charges sociales sans pénalité (URSSAF, appel au 3957), et aménagement du temps de travail pour les salariés évacués (RTT, heures de récupération, congés payés anticipés). L'USPO rappelle que les pharmacies sont des « acteurs de première ligne indispensables » en situation de crise, accessibles, de proximité et dotées d'une expertise sur le médicament.

Pharmacien au comptoir devant un écran d'ordinateur avec des formulaires administratifs, ambiance sobre
Officine·4 min

Interventions pharmaceutiques : l'USPO dénonce des contrôles administratifs déconnectés du soin

L'USPO publie le 24 juillet 2026 un communiqué dénonçant le décalage entre l'élargissement des missions du pharmacien d'officine et la lourdeur des contrôles administratifs auxquels il est soumis. Le syndicat qualifie ces contrôles de « essentiellement administratifs, sans lien direct avec les enjeux de santé publique ou la qualité de la prise en charge du patient ». L'USPO pointe un problème concret : des ordonnances jugées non conformes sur le plan procédural alors que l'intention thérapeutique est confirmée par le prescripteur, entraînant des indus (récupérations financières) pour le pharmacien. Le syndicat demande la possibilité de tracer les interventions pharmaceutiques auprès de l'Assurance maladie : enregistrer l'intervention lorsque l'intention thérapeutique est claire, continuer à bloquer les prescriptions réellement dangereuses, et demander confirmation au prescripteur en cas de doute. L'USPO appelle à une approche fondée sur « la confiance, la responsabilité professionnelle et l'évaluation de l'impact sanitaire réel » plutôt que sur le respect de procédures formelles. Le communiqué rappelle que le pharmacien d'officine est un acteur de santé accessible sans rendez-vous, maillant l'ensemble du territoire, et contribuant au suivi des patients, à la prévention et à la sécurisation du circuit du médicament.

Flacons de compléments alimentaires alignés sur une étagère de pharmacie, ambiance sobre
Officine·5 min

Compléments alimentaires : la DGAL inspecte les officines, le pharmacien ne peut pas refuser

La FSPF informe le 24 juillet 2026 que des inspections et prélèvements de compléments alimentaires sont actuellement conduits en officine par la Direction générale de l'alimentation (DGAL), rattachée au ministère de l'Agriculture. Ces contrôles sont en partie délégués à des organismes privés qui interviennent en lieu et place des agents de l'État. La FSPF précise que ces opérations, bien que contraignantes et génératrices d'une charge de travail supplémentaire, s'imposent au pharmacien d'officine : il ne peut pas s'y soustraire. Les compléments alimentaires sont des denrées alimentaires au sens du règlement européen (CE) n° 178/2002 et du décret n° 2006-352. À ce titre, tout point de vente, y compris l'officine, est soumis aux contrôles officiels prévus par le règlement (UE) 2017/625. Les inspecteurs vérifient la conformité des produits (étiquetage, allégations, composition, traçabilité) et peuvent procéder à des prélèvements pour analyse. Le pharmacien doit faciliter l'accès aux produits, fournir les documents de traçabilité (factures, bons de livraison) et ne pas entraver le contrôle. Le refus d'inspection est passible de sanctions pénales (article L. 511-22 du Code de la consommation).

Comptoir de pharmacie avec vitre de protection, ambiance sobre
Officine·4 min

Pharmacien agressé : l'Ordre et les URPS peuvent désormais porter plainte à votre place

Le décret n° 2026-641 du 20 juillet 2026, publié au Journal officiel le 21 juillet, fixe les modalités d'application de l'article 5 de la loi n° 2025-623 du 9 juillet 2025 visant à renforcer la sécurité des professionnels de santé. Le texte permet aux ordres professionnels (dont l'Ordre national des pharmaciens) et aux unions régionales de professionnels de santé (URPS) de déposer plainte au nom d'un professionnel de santé victime de violences dans le cadre de son exercice. Le dispositif repose sur un mandat écrit : le pharmacien victime donne son consentement par écrit, accompagné des pièces justificatives, et l'instance professionnelle se charge du dépôt de plainte. Le professionnel conserve la possibilité de mettre fin au mandat à tout moment et doit être tenu informé de la procédure. Ce décret répond à un constat : de nombreux professionnels de santé renoncent à porter plainte après une agression, par manque de temps, par méconnaissance des démarches ou par crainte. La FSPF a relayé l'information le 23 juillet en invitant les pharmaciens d'officine à se saisir du dispositif.

Flacons de collyres alignés sur une étagère de pharmacie, ambiance sobre
Médicament·3 min

Collyres : l'ANSM alerte sur des tensions d'approvisionnement multiples

L'ANSM a publié le 23 juillet 2026 une alerte sur les tensions d'approvisionnement en collyres. Plusieurs spécialités sont en rupture critique ou en tension modérée. Les ruptures critiques concernent la fluorescéine Faure 0,5 % (collyre en récipient unidose) et le Mydriaticum 2 mg/0,4 mL tropicamide (unidose). Les tensions modérées touchent la Néosynéphrine 2,5 % et 10 % Faure (phényléphrine), le Voltarénophta/Voltarénophtabak (diclofénac ophtalmique), le Verkazia (ciclosporine ophtalmique), l'Oxybuprocaïne Théa 1,6 mg/0,4 mL, la Tétracaïne 1 % Théa, le Dexocol (dexaméthasone) et la Chibroxine 0,3 % (norfloxacine). L'ANSM identifie comme cause principale les difficultés rencontrées sur le site de production français d'Excelvision, auxquelles s'ajoutent des tensions internationales sur l'approvisionnement en spécialités ophtalmiques. L'Agence demande aux prescripteurs de ne prescrire que lorsque c'est strictement nécessaire et aux pharmaciens de ne dispenser que les quantités strictement nécessaires, sans sur-stockage. Des importations ont été mises en place à la demande de l'ANSM.