PharmactuPharmactu
Menu
Channel

Officine

Page 2 sur 4Vie de l'officine, rémunération, syndicats, organisation, économie du réseau pharmaceutique.

Pharmacie de village en zone rurale, façade sobre, ambiance calme
Officine·3 min

Jusqu'à 20 000 € pour les officines en zone sous-dense : dépôt avant le 31 juillet

La FSPF rappelle le 28 juillet 2026 que les pharmacies d'officine situées en zone sous-dense (ZIP ou ZAC) peuvent déposer une demande d'aide financière auprès de leur CPAM avant le 31 juillet 2026. Le dispositif, issu de l'avenant n° 2 à la convention nationale pharmaceutique (en vigueur depuis le 22 mai 2026), prévoit une aide maximale de 20 000 euros par officine, sur une enveloppe annuelle nationale de 20 millions d'euros. Pour être éligible, la pharmacie doit remplir cinq conditions cumulatives : être située en zone sous-dense (ZIP ou ZAC), être la seule pharmacie de la commune, être ouverte au public au moins dix mois par an, réaliser un chiffre d'affaires HT inférieur à 1 000 000 euros en métropole (seuils plus élevés en outre-mer), et ne pas avoir de pharmacien titulaire condamné pour fraude dans l'année précédente. Le dossier doit comprendre un formulaire d'identification, un tableau d'indicateurs de suivi, les comptes financiers (janvier N-1 à juin N), un bilan des actions d'amélioration et le récapitulatif des autres aides publiques perçues.

Pharmacie d'officine avec des masques FFP2 sur le comptoir, ambiance sobre
Officine·4 min

Incendies en Gironde et dans les Landes : les pharmacies en première ligne

L'USPO et la FSPF publient le 27 juillet 2026 des communiqués sur la mobilisation des pharmacies face aux incendies en Gironde et dans les Landes. Les officines assurent la continuité des soins pour les personnes évacuées, distribuent des masques FFP2 (dotation initiale de 1 300 par pharmacie, l'USPO demande un passage à 5 000) et s'appuient sur le Dossier Pharmaceutique (DP) et le Dossier Médical Partagé (DMP) pour retrouver les traitements des patients ayant perdu leurs ordonnances. La FSPF détaille les dispositifs de soutien mobilisables : activité partielle pour les officines en zone évacuée (demande sur activitepartielle.emploi.gouv.fr, catégorie « circonstances exceptionnelles »), report de charges sociales sans pénalité (URSSAF, appel au 3957), et aménagement du temps de travail pour les salariés évacués (RTT, heures de récupération, congés payés anticipés). L'USPO rappelle que les pharmacies sont des « acteurs de première ligne indispensables » en situation de crise, accessibles, de proximité et dotées d'une expertise sur le médicament.

Pharmacien au comptoir devant un écran d'ordinateur avec des formulaires administratifs, ambiance sobre
Officine·4 min

Interventions pharmaceutiques : l'USPO dénonce des contrôles administratifs déconnectés du soin

L'USPO publie le 24 juillet 2026 un communiqué dénonçant le décalage entre l'élargissement des missions du pharmacien d'officine et la lourdeur des contrôles administratifs auxquels il est soumis. Le syndicat qualifie ces contrôles de « essentiellement administratifs, sans lien direct avec les enjeux de santé publique ou la qualité de la prise en charge du patient ». L'USPO pointe un problème concret : des ordonnances jugées non conformes sur le plan procédural alors que l'intention thérapeutique est confirmée par le prescripteur, entraînant des indus (récupérations financières) pour le pharmacien. Le syndicat demande la possibilité de tracer les interventions pharmaceutiques auprès de l'Assurance maladie : enregistrer l'intervention lorsque l'intention thérapeutique est claire, continuer à bloquer les prescriptions réellement dangereuses, et demander confirmation au prescripteur en cas de doute. L'USPO appelle à une approche fondée sur « la confiance, la responsabilité professionnelle et l'évaluation de l'impact sanitaire réel » plutôt que sur le respect de procédures formelles. Le communiqué rappelle que le pharmacien d'officine est un acteur de santé accessible sans rendez-vous, maillant l'ensemble du territoire, et contribuant au suivi des patients, à la prévention et à la sécurisation du circuit du médicament.

Flacons de compléments alimentaires alignés sur une étagère de pharmacie, ambiance sobre
Officine·5 min

Compléments alimentaires : la DGAL inspecte les officines, le pharmacien ne peut pas refuser

La FSPF informe le 24 juillet 2026 que des inspections et prélèvements de compléments alimentaires sont actuellement conduits en officine par la Direction générale de l'alimentation (DGAL), rattachée au ministère de l'Agriculture. Ces contrôles sont en partie délégués à des organismes privés qui interviennent en lieu et place des agents de l'État. La FSPF précise que ces opérations, bien que contraignantes et génératrices d'une charge de travail supplémentaire, s'imposent au pharmacien d'officine : il ne peut pas s'y soustraire. Les compléments alimentaires sont des denrées alimentaires au sens du règlement européen (CE) n° 178/2002 et du décret n° 2006-352. À ce titre, tout point de vente, y compris l'officine, est soumis aux contrôles officiels prévus par le règlement (UE) 2017/625. Les inspecteurs vérifient la conformité des produits (étiquetage, allégations, composition, traçabilité) et peuvent procéder à des prélèvements pour analyse. Le pharmacien doit faciliter l'accès aux produits, fournir les documents de traçabilité (factures, bons de livraison) et ne pas entraver le contrôle. Le refus d'inspection est passible de sanctions pénales (article L. 511-22 du Code de la consommation).

Comptoir de pharmacie avec vitre de protection, ambiance sobre
Officine·4 min

Pharmacien agressé : l'Ordre et les URPS peuvent désormais porter plainte à votre place

Le décret n° 2026-641 du 20 juillet 2026, publié au Journal officiel le 21 juillet, fixe les modalités d'application de l'article 5 de la loi n° 2025-623 du 9 juillet 2025 visant à renforcer la sécurité des professionnels de santé. Le texte permet aux ordres professionnels (dont l'Ordre national des pharmaciens) et aux unions régionales de professionnels de santé (URPS) de déposer plainte au nom d'un professionnel de santé victime de violences dans le cadre de son exercice. Le dispositif repose sur un mandat écrit : le pharmacien victime donne son consentement par écrit, accompagné des pièces justificatives, et l'instance professionnelle se charge du dépôt de plainte. Le professionnel conserve la possibilité de mettre fin au mandat à tout moment et doit être tenu informé de la procédure. Ce décret répond à un constat : de nombreux professionnels de santé renoncent à porter plainte après une agression, par manque de temps, par méconnaissance des démarches ou par crainte. La FSPF a relayé l'information le 23 juillet en invitant les pharmaciens d'officine à se saisir du dispositif.

Thermomètre affichant une température élevée sous un soleil de plomb, ambiance sobre
Officine·5 min

Canicule de juin 2026 : 5 764 morts en excès, pire que 2003

Santé publique France a publié le 22 juillet 2026 le bilan de la canicule du 17 juin au 2 juillet 2026. L'épisode a provoqué 5 764 décès en excès toutes causes confondues, soit une surmortalité de +36 %. L'agence qualifie cet épisode d'« exceptionnellement sévère, dont l'intensité dépasse celle d'août 2003 ». 92 départements ont été touchés (98,5 % de la métropole), avec des records de température : 43,8°C à Saintes, 42,7°C à Niort, et les 24-25 juin identifiés comme les jours les plus chauds jamais enregistrés en France. Les personnes de 75 ans et plus représentent deux tiers des décès en excès (3 719 morts, +33,3 %), mais la surmortalité augmente dès 45 ans. L'Île-de-France est la région la plus touchée avec environ 2 000 décès en excès (+81,2 %), devant le Grand-Est, les Pays de la Loire et le Centre-Val de Loire. Santé publique France précise qu'il s'agit d'estimations préliminaires, publiées trois semaines après l'événement, qui seront confirmées par des analyses plus fines à l'automne. Les données proviennent des registres d'état civil couvrant 84 % de la mortalité nationale.

Seringue de vaccin antigrippal et blouse de soignant dans un couloir d'Ehpad, ambiance sobre
Officine·4 min

Grippe : la HAS recommande la vaccination obligatoire des soignants

La Haute Autorité de santé (HAS) a publié le 20 juillet 2026 un avis recommandant l'obligation vaccinale annuelle contre la grippe pour l'ensemble des professionnels de santé (salariés et libéraux), les professionnels des établissements de santé et médico-sociaux en contact avec des personnes à risque, ainsi que les étudiants des filières médicales et paramédicales. Le taux de couverture vaccinale des professionnels en établissement de santé est de 20 % (saison 2024-2025), celui des professionnels en Ehpad de 21 %. L'objectif est d'atteindre 90 % et plus, comme observé dans les pays ayant instauré l'obligation (Finlande, États-Unis). Le déploiement serait prioritaire en Ehpad et USLD, puis progressif sur 2 ans renouvelables 1 an dans les autres établissements. La HAS justifie sa recommandation par le fardeau sanitaire de la grippe (92 000 hospitalisations et environ 17 000 décès lors de la saison 2024-2025, 9 décès sur 10 chez les 65 ans et plus) et par l'efficacité réduite du vaccin chez les personnes âgées (immunosénescence). Pour les personnes âgées de 65 ans et plus résidant en collectivité, la HAS ne recommande pas l'obligation, le taux de couverture étant déjà de 82,7 %. Cet avis est une recommandation : l'obligation doit encore être inscrite dans la loi par le gouvernement.

Étagères de pharmacie remplies de boîtes de médicaments, ambiance sobre
Officine·4 min

Médicaments essentiels : la liste passe à 652 molécules, vaccins Covid et VRS inclus

La Direction générale de la santé (DGS) a publié le 10 juillet 2026 une mise à jour de la liste des médicaments essentiels, dans le cadre de la feuille de route ministérielle de lutte contre les pénuries. La liste passe de 621 molécules (juin 2024) à 652 molécules, correspondant à 6 144 spécialités pharmaceutiques. Environ 50 molécules ont été ajoutées et 19 retirées. Parmi les ajouts : les vaccins liés à des plans de santé publique (Covid-19, variole du singe, dengue, VRS), des inhibiteurs de protéine kinase (gefitinib, osimertinib, alectinib, brigatinib, sorafénib, régorafénib, cabozantinib), et un renforcement massif de la classe voies digestives/métabolisme (de 4 à 17 molécules, dont lévocarnitine, bétaïne, imiglucérase, sebelipase alfa). Parmi les retraits : granisétron, olsalazine, acénocoumarol, fondaparinux, tinzaparine, obinutuzumab, isatuximab, golimumab. Pour le pharmacien, l'inscription sur cette liste renforce les obligations de suivi des tensions d'approvisionnement par les industriels et les grossistes-répartiteurs sur les spécialités concernées.

Bureau de pharmacien avec documents administratifs et calculatrice, ambiance sobre
Officine·5 min

Réforme CAVP : ce que change l'arrêté du 10 juillet 2026 pour votre retraite

L'arrêté du 10 juillet 2026, publié au Journal officiel le 17 juillet, approuve les nouveaux règlements de la Caisse d'assurance vieillesse des pharmaciens (CAVP) pour trois régimes : assurance vieillesse complémentaire, assurance invalidité-décès et prestations complémentaires de vieillesse (PCV). La réforme, votée à l'unanimité par le conseil d'administration de la CAVP en juin 2026, prévoit une montée progressive des classes de cotisation du régime complémentaire de capitalisation sur 5 ans (2027-2032). Seule la part de capitalisation est concernée, soit 30 % de la cotisation complémentaire globale. L'impact estimé : +6 euros par jour après fiscalité pour un pharmacien montant de 2 classes. Le constat de départ : 66,5 % des pharmaciens cotisent en classe 3 (la plus basse pour les revenus inférieurs à 85 369 euros), avec une pension mensuelle de 2 000 euros après 30 ans de cotisation et départ à 67 ans. À revenu égal, un pharmacien libéral cotise moins pour sa retraite qu'un adjoint salarié. Pour les officines en SEL (75 % du réseau), la cotisation CAVP est déductible du bénéfice imposable, avec une économie d'IS de 15 à 25 %. Les affiliés recevront un relevé annuel de leur compte de capitalisation, et une estimation de pension dès 45 ans.

Cartons de médicaments empilés dans un entrepôt pharmaceutique, ambiance sobre
Officine·4 min

L'ANSM inflige 1,9 million d'euros d'amende à deux grossistes-répartiteurs

L'ANSM a publié le 16 juillet 2026 deux décisions de sanction financière à l'encontre de grossistes-répartiteurs pour manquement à leurs obligations de service public (articles L. 5124-17-2 et R. 5124-59 du code de la santé publique). Aredis SAS, basée à Jonage (Rhône), est sanctionnée à hauteur de 905 134,64 euros pour avoir privilégié l'exportation au détriment de l'approvisionnement des officines françaises, avec notamment un lot d'Oestrodose Gel destiné à l'export alors que le stock domestique était à zéro. Plusieurs commandes de pharmacies n'ont pas été honorées en novembre 2023. Medi-Live, basée à Villebon-sur-Yvette (Essonne), est sanctionnée à hauteur de 1 000 000 euros (plafond légal) pour absence de moyens logistiques et humains permettant de livrer les commandes sous 24 heures, et pour détention d'un stock de stupéfiants quasi intégralement périmé. Au total, 1,9 million d'euros d'amendes. Ces décisions rappellent que les grossistes-répartiteurs ont une obligation légale d'approvisionner les officines de leur territoire.

Écran de caisse de pharmacie avec carte Vitale posée à côté, ambiance sobre
Officine·4 min

Tiers payant contre génériques : extension aux hybrides et biosimilaires dès le 1er septembre

À compter du 1er septembre 2026, le dispositif « tiers payant contre génériques » s'étend aux médicaments hybrides et biosimilaires substituables. Le mécanisme est identique à celui en vigueur pour les génériques : si le pharmacien propose la substitution et que le patient la refuse, celui-ci perd le bénéfice du tiers payant et doit avancer les frais. Le remboursement se fait alors sur la base du prix du médicament biosimilaire ou hybride le plus élevé du groupe de substitution concerné. Le tiers payant est maintenu si le prescripteur a porté une mention « non substituable » (NS) justifiée et conforme, ou si le médicament d'origine a un prix inférieur ou égal au biosimilaire ou hybride. Le pharmacien doit informer le patient des conséquences du refus avant la délivrance, vérifier la présence et la conformité de la mention NS le cas échéant, et reporter cette mention dans son logiciel de facturation. Cette extension concerne notamment les biosimilaires récemment ajoutés à la liste ANSM (insuline glargine, dénosumab) et les hybrides inscrits au répertoire.

Ordonnance médicale posée sur un comptoir de pharmacie, stylo à côté, ambiance sobre
Officine·5 min

Prescription infirmière : la liste complète des produits et examens autorisés

L'arrêté du 26 juin 2026 (NOR : SFHH2617311A), publié au Journal officiel du 27 juin, fixe la liste des produits de santé et examens complémentaires que les infirmiers diplômés d'État sont autorisés à prescrire ou renouveler. Pris en application de la loi infirmière de juin 2025, il couvre six domaines : vaccination (calendrier vaccinal pour les 11 ans et plus), prévention et traitement des plaies (pansements, bas de contention, antiseptiques), santé sexuelle et reproductive (renouvellement contraceptifs oraux 6 mois max, contraception d'urgence, dépistage IST), sevrage tabagique (substituts nicotiniques), produits de santé courants (antalgiques palier I, sérum physiologique, dispositifs médicaux) et examens biologiques (NFS, ionogramme, ECBU, glycémie, HbA1c, INR, créatininémie). Le pharmacien va recevoir ces ordonnances au comptoir. Les renouvellements de contraceptifs doivent porter la mention "Renouvellement infirmier" et sont limités à 6 mois. La traçabilité au dossier patient et au DMP est obligatoire.

Comptoir de pharmacie vu de face avec caisse enregistreuse et écran, ambiance sobre
Officine·5 min

49 milliards d'euros : le marché officinal bat un record, mais le titulaire ne voit pas la couleur

Le marché officinal français a atteint 49 milliards d'euros de chiffre d'affaires sur 12 mois glissants (mai 2025 – mai 2026), un record historique selon les données présentées par GERS Data en juin 2026. En six ans, le réseau est passé de 36 à 49 milliards d'euros. Cette croissance est principalement tirée par les médicaments à prescription obligatoire (+6,6 % en cumul annuel), les analogues du GLP-1 (331 millions d'euros, +95 %), les vaccins (+32 %) et les médicaments onéreux (>1 930 € : 2,7 milliards, +10 %). Mais ces médicaments chers ne représentent que 0,09 % des volumes pour 24,6 % de la valeur. Le paradoxe : le chiffre d'affaires explose alors que la rentabilité officinale se dégrade (-20 % entre 2018 et 2023, -31 % entre 2022 et 2023 selon la CNAM). Le nombre d'officines est passé de 21 914 en 2014 à 19 966 en 2023, avec une projection à 16 000 en 2035. Le titulaire vend plus mais gagne moins, car la marge sur les médicaments onéreux est plafonnée.

Rayon compléments alimentaires en officine avec étiquette de retrait, ambiance sobre
Officine·4 min

Garcinia Cambogia : la suspension de commercialisation prolongée jusqu'au 18 avril 2027

L'arrêté du 16 avril 2026, publié au Journal officiel n° 0091 du 17 avril 2026, prolonge pour un an la suspension de commercialisation des compléments alimentaires contenant la plante Garcinia cambogia Desr. et toutes préparations issues de parties de cette plante. La mesure est en vigueur depuis le 18 avril 2026 et court jusqu'au 18 avril 2027. Elle renouvelle l'arrêté du 15 avril 2025, lui-même fondé sur les conclusions de l'ANSES du 12 février 2025 identifiant un risque d'hépatite aiguë, y compris chez des personnes sans antécédent. L'importation, l'introduction sur le territoire et la mise sur le marché à titre gratuit ou onéreux sont interdites. Le fondement juridique est l'article L. 521-17 du code de la consommation et l'article 54 du règlement (CE) n° 178/2002. L'Ordre des pharmaciens et la FSPF ont relayé l'information. Le pharmacien doit retirer immédiatement tout produit contenant du Garcinia cambogia de ses rayons et organiser un rappel auprès des patients susceptibles d'en détenir.

Validé pharmacien
Documents financiers et graphiques sur un bureau, ambiance sobre et institutionnelle
Officine·6 min

Rapport CNAM 2027 : 1,3 milliard d'économies sur les médicaments et audit des groupements

La CNAM a publié le 2 juillet 2026 son rapport Charges et Produits pour 2027, soumis au vote du conseil le 9 juillet. Le document prévoit 3,9 milliards d'euros d'économies globales, dont 1,3 milliard sur les produits de santé — après 1,4 milliard en 2026. La stratégie pivote de la régulation tarifaire vers la pertinence des prescriptions : développement des biosimilaires, déprescription (dont sevrage benzodiazépines en ville), désescalade thérapeutique en oncologie, et réévaluation de médicaments à fort impact budgétaire comme Vyndaqel (tafamidis, Pfizer). La CNAM annonce par ailleurs une analyse approfondie du modèle économique des groupements de pharmacies pour 2027. Les données montrent une dégradation de la rentabilité officinale de 20 % entre 2018 et 2023, et de 31 % entre 2022 et 2023, malgré un chiffre d'affaires agrégé de 23 milliards d'euros. Le déficit de l'Assurance maladie est estimé à 13,8 milliards d'euros en 2026.

Réfrigérateur médical contenant des vaccins, sonde de température visible, ambiance officine sobre
Officine·5 min

Stockage de vaccins chez les médecins : l'USPO exige les mêmes obligations que l'officine

L'article 55 de la LFSS 2026 a créé l'article L. 4211-4 du Code de la santé publique, autorisant les centres de santé, médecins, sages-femmes et infirmiers libéraux à s'approvisionner et détenir des vaccins. Un décret en Conseil d'État doit encore préciser les conditions d'application. L'USPO, dans un communiqué du 3 juillet 2026, exige que ces professionnels soient soumis aux mêmes obligations que les pharmaciens : réfrigérateurs qualifiés avec sonde et relevé de température, sérialisation obligatoire (hors grippe), traçabilité et alimentation du DMP, gestion des retraits de lots, déclaration TVA et respect des règles de tiers payant intégral. L'État a confirmé le 24 mars 2026 que l'approvisionnement se fera exclusivement auprès des officines. L'USPO alerte sur la précipitation du calendrier alors que le décret n'est pas publié et que la campagne automnale approche.

Pharmacien réalisant un test rapide au comptoir, ambiance estivale sobre
Officine·5 min

Canicule : +21 % de TROD cystite en officine pendant la vague de chaleur

Les données GERS Data, relayées par Le Quotidien du Pharmacien le 3 juillet 2026, révèlent une hausse de 21 % du recours aux TROD cystite en officine pendant la semaine de canicule du 22 au 28 juin 2026, par rapport à la même semaine de 2025. En Île-de-France, la hausse atteint 40 %. Au total, 15 000 tests ont été réalisés sur cette période. Un tiers des officines françaises ont effectué au moins un test, et 10 % d'entre elles concentrent plus de la moitié des actes. L'explication est physiologique : la déshydratation réduit le flux urinaire, augmentant la charge bactérienne vésicale. En parallèle, Santé publique France a publié le 3 juillet un bilan de surmortalité pour la même semaine : +29,1 % de décès toutes causes confondues (2 025 décès supplémentaires), avec une surmortalité de +62,8 % en Île-de-France. Les décès à domicile ont bondi de 91 %. Ces données confirment l'impact sanitaire majeur de cette vague de chaleur historique et le rôle croissant de l'officine dans la réponse de proximité.

Pharmacien en discussion avec un patient au comptoir, boîte de médicament antalgique visible, ambiance officine sobre
Officine·6 min

Entretiens opioïdes en officine : prévenir le mésusage au comptoir

L'entretien court opioïdes est un nouvel acte pharmaceutique conventionné, introduit par l'avenant 1 à la convention pharmaceutique (signé en juin 2024) et applicable depuis le 8 janvier 2025. Il s'adresse aux patients sous traitement antalgique opioïde (palier II : codéine, tramadol, opium) à risque de mésusage ou de dépendance. L'entretien est rémunéré 5 € par patient et par an (code EPA). Un seul entretien est autorisé par patient et par période de 12 mois. Le contenu porte sur la prévention du mésusage, l'éducation sur les risques de dépendance, les règles de bon usage (posologie, durée, ne pas associer, ne pas partager), la détection des signaux d'alerte (augmentation spontanée des doses, demande anticipée de renouvellement) et l'orientation vers le médecin traitant si nécessaire. La prise en charge est à 100 % par l'assurance maladie. C'est un entretien court, de l'ordre de 10 minutes, réalisable au comptoir ou dans l'espace de confidentialité.

Validé pharmacien