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Page 2 sur 4Vie de l'officine, rémunération, syndicats, organisation, économie du réseau pharmaceutique.

Ordonnance médicale posée sur un comptoir de pharmacie, stylo à côté, ambiance sobre
Officine·5 min

Prescription infirmière : la liste complète des produits et examens autorisés

L'arrêté du 26 juin 2026 (NOR : SFHH2617311A), publié au Journal officiel du 27 juin, fixe la liste des produits de santé et examens complémentaires que les infirmiers diplômés d'État sont autorisés à prescrire ou renouveler. Pris en application de la loi infirmière de juin 2025, il couvre six domaines : vaccination (calendrier vaccinal pour les 11 ans et plus), prévention et traitement des plaies (pansements, bas de contention, antiseptiques), santé sexuelle et reproductive (renouvellement contraceptifs oraux 6 mois max, contraception d'urgence, dépistage IST), sevrage tabagique (substituts nicotiniques), produits de santé courants (antalgiques palier I, sérum physiologique, dispositifs médicaux) et examens biologiques (NFS, ionogramme, ECBU, glycémie, HbA1c, INR, créatininémie). Le pharmacien va recevoir ces ordonnances au comptoir. Les renouvellements de contraceptifs doivent porter la mention "Renouvellement infirmier" et sont limités à 6 mois. La traçabilité au dossier patient et au DMP est obligatoire.

Comptoir de pharmacie vu de face avec caisse enregistreuse et écran, ambiance sobre
Officine·5 min

49 milliards d'euros : le marché officinal bat un record, mais le titulaire ne voit pas la couleur

Le marché officinal français a atteint 49 milliards d'euros de chiffre d'affaires sur 12 mois glissants (mai 2025 – mai 2026), un record historique selon les données présentées par GERS Data en juin 2026. En six ans, le réseau est passé de 36 à 49 milliards d'euros. Cette croissance est principalement tirée par les médicaments à prescription obligatoire (+6,6 % en cumul annuel), les analogues du GLP-1 (331 millions d'euros, +95 %), les vaccins (+32 %) et les médicaments onéreux (>1 930 € : 2,7 milliards, +10 %). Mais ces médicaments chers ne représentent que 0,09 % des volumes pour 24,6 % de la valeur. Le paradoxe : le chiffre d'affaires explose alors que la rentabilité officinale se dégrade (-20 % entre 2018 et 2023, -31 % entre 2022 et 2023 selon la CNAM). Le nombre d'officines est passé de 21 914 en 2014 à 19 966 en 2023, avec une projection à 16 000 en 2035. Le titulaire vend plus mais gagne moins, car la marge sur les médicaments onéreux est plafonnée.

Rayon compléments alimentaires en officine avec étiquette de retrait, ambiance sobre
Officine·4 min

Garcinia Cambogia : la suspension de commercialisation prolongée jusqu'au 18 avril 2027

L'arrêté du 16 avril 2026, publié au Journal officiel n° 0091 du 17 avril 2026, prolonge pour un an la suspension de commercialisation des compléments alimentaires contenant la plante Garcinia cambogia Desr. et toutes préparations issues de parties de cette plante. La mesure est en vigueur depuis le 18 avril 2026 et court jusqu'au 18 avril 2027. Elle renouvelle l'arrêté du 15 avril 2025, lui-même fondé sur les conclusions de l'ANSES du 12 février 2025 identifiant un risque d'hépatite aiguë, y compris chez des personnes sans antécédent. L'importation, l'introduction sur le territoire et la mise sur le marché à titre gratuit ou onéreux sont interdites. Le fondement juridique est l'article L. 521-17 du code de la consommation et l'article 54 du règlement (CE) n° 178/2002. L'Ordre des pharmaciens et la FSPF ont relayé l'information. Le pharmacien doit retirer immédiatement tout produit contenant du Garcinia cambogia de ses rayons et organiser un rappel auprès des patients susceptibles d'en détenir.

Validé pharmacien
Documents financiers et graphiques sur un bureau, ambiance sobre et institutionnelle
Officine·6 min

Rapport CNAM 2027 : 1,3 milliard d'économies sur les médicaments et audit des groupements

La CNAM a publié le 2 juillet 2026 son rapport Charges et Produits pour 2027, soumis au vote du conseil le 9 juillet. Le document prévoit 3,9 milliards d'euros d'économies globales, dont 1,3 milliard sur les produits de santé — après 1,4 milliard en 2026. La stratégie pivote de la régulation tarifaire vers la pertinence des prescriptions : développement des biosimilaires, déprescription (dont sevrage benzodiazépines en ville), désescalade thérapeutique en oncologie, et réévaluation de médicaments à fort impact budgétaire comme Vyndaqel (tafamidis, Pfizer). La CNAM annonce par ailleurs une analyse approfondie du modèle économique des groupements de pharmacies pour 2027. Les données montrent une dégradation de la rentabilité officinale de 20 % entre 2018 et 2023, et de 31 % entre 2022 et 2023, malgré un chiffre d'affaires agrégé de 23 milliards d'euros. Le déficit de l'Assurance maladie est estimé à 13,8 milliards d'euros en 2026.

Réfrigérateur médical contenant des vaccins, sonde de température visible, ambiance officine sobre
Officine·5 min

Stockage de vaccins chez les médecins : l'USPO exige les mêmes obligations que l'officine

L'article 55 de la LFSS 2026 a créé l'article L. 4211-4 du Code de la santé publique, autorisant les centres de santé, médecins, sages-femmes et infirmiers libéraux à s'approvisionner et détenir des vaccins. Un décret en Conseil d'État doit encore préciser les conditions d'application. L'USPO, dans un communiqué du 3 juillet 2026, exige que ces professionnels soient soumis aux mêmes obligations que les pharmaciens : réfrigérateurs qualifiés avec sonde et relevé de température, sérialisation obligatoire (hors grippe), traçabilité et alimentation du DMP, gestion des retraits de lots, déclaration TVA et respect des règles de tiers payant intégral. L'État a confirmé le 24 mars 2026 que l'approvisionnement se fera exclusivement auprès des officines. L'USPO alerte sur la précipitation du calendrier alors que le décret n'est pas publié et que la campagne automnale approche.

Pharmacien réalisant un test rapide au comptoir, ambiance estivale sobre
Officine·5 min

Canicule : +21 % de TROD cystite en officine pendant la vague de chaleur

Les données GERS Data, relayées par Le Quotidien du Pharmacien le 3 juillet 2026, révèlent une hausse de 21 % du recours aux TROD cystite en officine pendant la semaine de canicule du 22 au 28 juin 2026, par rapport à la même semaine de 2025. En Île-de-France, la hausse atteint 40 %. Au total, 15 000 tests ont été réalisés sur cette période. Un tiers des officines françaises ont effectué au moins un test, et 10 % d'entre elles concentrent plus de la moitié des actes. L'explication est physiologique : la déshydratation réduit le flux urinaire, augmentant la charge bactérienne vésicale. En parallèle, Santé publique France a publié le 3 juillet un bilan de surmortalité pour la même semaine : +29,1 % de décès toutes causes confondues (2 025 décès supplémentaires), avec une surmortalité de +62,8 % en Île-de-France. Les décès à domicile ont bondi de 91 %. Ces données confirment l'impact sanitaire majeur de cette vague de chaleur historique et le rôle croissant de l'officine dans la réponse de proximité.

Pharmacien en discussion avec un patient au comptoir, boîte de médicament antalgique visible, ambiance officine sobre
Officine·6 min

Entretiens opioïdes en officine : prévenir le mésusage au comptoir

L'entretien court opioïdes est un nouvel acte pharmaceutique conventionné, introduit par l'avenant 1 à la convention pharmaceutique (signé en juin 2024) et applicable depuis le 8 janvier 2025. Il s'adresse aux patients sous traitement antalgique opioïde (palier II : codéine, tramadol, opium) à risque de mésusage ou de dépendance. L'entretien est rémunéré 5 € par patient et par an (code EPA). Un seul entretien est autorisé par patient et par période de 12 mois. Le contenu porte sur la prévention du mésusage, l'éducation sur les risques de dépendance, les règles de bon usage (posologie, durée, ne pas associer, ne pas partager), la détection des signaux d'alerte (augmentation spontanée des doses, demande anticipée de renouvellement) et l'orientation vers le médecin traitant si nécessaire. La prise en charge est à 100 % par l'assurance maladie. C'est un entretien court, de l'ordre de 10 minutes, réalisable au comptoir ou dans l'espace de confidentialité.

Validé pharmacien
Graphique de tendance baissière sur fond sobre, ambiance données économiques
Officine·4 min

Pouvoir d'achat des titulaires : −16,9 % depuis 2019 selon l'INSEE

L'INSEE a publié le 30 juin 2026 son étude annuelle sur les revenus des travailleurs non-salariés en France. Les chiffres pour le commerce pharmaceutique sont sans appel : le pouvoir d'achat des pharmaciens titulaires a reculé de 16,9 % en euros constants entre 2019 et 2024. Sur la seule année 2024, la baisse atteint 7,4 % en euros constants, après un recul de 18,3 % en 2023. Le revenu moyen mensuel des non-salariés du commerce pharmaceutique s'établit à 6 390 euros. Cette érosion est trois fois plus rapide que celle de l'ensemble des travailleurs non-salariés classiques, qui ont perdu 5,6 % sur la même période. Le secteur compte environ 24 000 non-salariés, un effectif stable. Les pharmaciens restent parmi les indépendants les mieux rémunérés (derrière les médecins et dentistes à 10 180 euros), mais la trajectoire est clairement baissière. Ces données alimentent les négociations conventionnelles en cours sur la revalorisation de la rémunération officinale.

Pharmacien en entretien avec un patient âgé dans un espace de confidentialité, ambiance officine sobre
Officine·6 min

Bilan partagé de médication (BPM) en officine : le guide pratique 2026

Le bilan partagé de médication (BPM) est un service pharmaceutique conventionné destiné aux patients de 65 ans et plus prenant au moins 5 traitements chroniques depuis 6 mois ou plus. Il est encadré par l'avenant 12 (2018) à la convention pharmaceutique, élargi par l'avenant 19 qui a supprimé la condition d'ALD. La rémunération a été revalorisée à 65 € par an depuis janvier 2025. Le BPM se déroule en plusieurs séquences : recueil (BMI, 60 €), analyse des traitements (BMA, 20 €), restitution au patient (BMT, 20 €) et suivi (BMS, 20 €, 1 à 2 par an). Depuis janvier 2026, le médecin traitant peut prescrire un BPM pour les patients de plus de 80 ans sous au moins 10 traitements, ouvrant une consultation de déprescription rémunérée côté médecin. Le pharmacien doit disposer d'un espace de confidentialité, conduire l'entretien en face à face (le suivi peut se faire en télésoin), documenter l'analyse et transmettre ses conclusions au médecin. C'est l'acte pharmaceutique le mieux rémunéré et un levier central pour la montée en charge des nouvelles missions.

Validé pharmacien
Pharmacien en blouse blanche consultant un dossier patient au comptoir, ambiance officine sobre
Officine·7 min

Pharmacien prescripteur en 2026 : panorama complet des compétences en officine

En 2026, le pharmacien d'officine dispose de compétences de prescription élargies, encadrées par plusieurs textes successifs. En matière de vaccination, le pharmacien peut prescrire et administrer tous les vaccins du calendrier vaccinal pour les personnes de 11 ans et plus (décret du 8 août 2023). En matière de dispensation sans ordonnance après TROD, le pharmacien peut délivrer un antibiotique après un test rapide positif pour l'angine bactérienne (amoxicilline) ou la cystite simple (fosfomycine), selon l'arrêté du 17 juin 2024. En matière de renouvellement et d'adaptation des prescriptions, le pharmacien peut renouveler des traitements chroniques dans la limite de six mois et adapter certaines posologies (article L. 5125-23-1 du CSP). En matière de substitution de biosimilaires, le pharmacien peut substituer un médicament biologique par son biosimilaire inscrit sur la liste de l'ANSM, dans les conditions fixées par les arrêtés de 2025 et 2026. Ces missions sont assorties de conditions de formation, de traçabilité et de communication avec le prescripteur.

Validé pharmacien
Document administratif et formulaire d'arrêt de travail sur un bureau, ambiance sobre
Officine·4 min

Arrêts de travail plafonnés : 31 jours en première prescription, 62 jours en prolongation à compter du 1er septembre 2026

Le décret n° 2026-498 du 12 juin 2026, publié au Journal officiel le 13 juin, plafonne la durée des arrêts de travail ouvrant droit aux indemnités journalières de la sécurité sociale. La première prescription est limitée à 31 jours maximum. La prolongation est limitée à 62 jours maximum. Ces plafonds s'appliquent aux prescriptions et prolongations établies à compter du 1er septembre 2026. Les prescripteurs concernés sont les médecins, les chirurgiens-dentistes et les sages-femmes. Les assurés relevant du régime général, du régime des salariés agricoles et certains professionnels indépendants sont concernés. Le dispositif ne s'applique pas à Mayotte. Ce décret est pris en application de l'article 81 de la loi n° 2025-1403 du 30 décembre 2025 de financement de la sécurité sociale pour 2026. Pour le pharmacien, la mesure est à connaître pour répondre aux questions des patients au comptoir et anticiper les éventuels impacts sur les demandes d'arrêts maladie à la rentrée.

Boîtes de médicaments empilées sur un comptoir de pharmacie, ambiance sobre
Officine·7 min

Médicaments non utilisés : 517 millions d'euros de gaspillage, les résultats de l'étude Perimed

L'ANSM et l'Assurance Maladie ont publié le 24 juin 2026 les résultats de l'étude Perimed, première analyse statistique de la nature et des causes du non-usage des médicaments en France. Chaque année, 7 675 tonnes de médicaments non utilisés (MNU) sont collectés par Cyclamed en pharmacie, représentant un coût estimé à 517 millions d'euros pour l'Assurance Maladie obligatoire, dont 278 millions pour des médicaments non périmés. L'étude a porté sur 32 840 unités collectées entre avril et juillet 2025. Quatre classes thérapeutiques concentrent 80 % des retours : système respiratoire (25 %), digestif et métabolisme (21 %), nerveux (21 %) et cardiovasculaire (13 %). Les médicaments les plus fréquemment retrouvés sont le paracétamol, le tramadol, le macrogol, la lactulose et l'amoxicilline. 60 % des MNU sont périmés au moment du retour, 70 % relèvent de la prescription obligatoire. L'étude identifie quatre leviers d'action : allongement des durées de conservation (expérimentation ANSM lancée en novembre 2025), adaptation des conditionnements, rôle des professionnels de santé (consultation de déprescription entrée en vigueur au 1er janvier 2026, bilans partagés de médication) et information des patients. La Direction générale de la santé envisage par ailleurs une expérimentation de redispensation de certains anticancéreux à l'hôpital à partir de septembre 2026.

Comptoir de pharmacie avec préparateur en blouse blanche, ambiance officine sobre
Officine·5 min

DEUST préparateur : -20 % de financement par apprenti dès la rentrée 2026

France Compétences a acté une baisse d'environ 20 % du financement du contrat d'apprentissage du DEUST préparateur/technicien en pharmacie, seule voie d'accès au métier de préparateur en officine. Le coût-contrat passe d'environ 8 500 € à 7 100 € par apprenti et par an, applicable dès la rentrée de septembre 2026. La procédure de révision a été lancée le 2 avril 2026, et la dernière réunion de la CPNEFP s'est tenue le 8 juin 2026 sans infléchir la décision. L'USPO alerte sur le risque de réduction des capacités d'accueil des CFA, de fermetures de sections et de baisse du nombre d'apprentis formés. La FSPF redoute une « diminution drastique » de l'offre de formation. Force Ouvrière dénonce une situation « extrêmement préoccupante ». Le DEUST représente 98 % des contrats d'apprentissage de la branche officine. Par ailleurs, l'aide exceptionnelle à l'apprentissage est maintenue à 4 500 € pour la première année (contrats conclus à compter du 8 mars 2026).

Bulletin de paie posé sur un bureau à côté d'une calculatrice, ambiance comptable sobre
Officine·5 min

Salaires en officine : le SMIC rattrape 10 coefficients, négociations ouvertes le 6 juillet

Le SMIC a été revalorisé de 2,41 % au 1er juin 2026, portant le salaire minimum mensuel brut à 1 867,02 €. Cette hausse a pour effet de rattraper les 10 premiers coefficients de la grille salariale de la branche pharmacie d'officine (coefficients 100 à 160), alignant de fait la rémunération de ces échelons sur le SMIC. Face à ce tassement de la grille, une réunion extraordinaire de la Commission paritaire nationale de la pharmacie d'officine (CPPNI) est convoquée le 6 juillet 2026 pour négocier une revalorisation du point conventionnel. La FSPF a publié la grille actualisée dans sa circulaire 2026-27. Force Ouvrière (FO) a poussé à l'anticipation de cette négociation, une nouvelle hausse du SMIC étant attendue en janvier 2027. La dernière revalorisation du point conventionnel date du printemps 2026 (+1,2 %, de 5,215 € à 5,278 €).

Seringue préremplie de vaccin posée sur un comptoir de pharmacie à côté d'un carnet de vaccination
Officine·4 min

Repevax en contingentement : ce que le pharmacien doit savoir sur la tension dTcaPolio

Le vaccin Repevax (vaccin diphtérique, tétanique, coquelucheux acellulaire et poliomyélitique inactivé à doses réduites, Sanofi Winthrop) est en tension d'approvisionnement en pharmacie de ville depuis octobre 2024. Un contingentement quantitatif est en place. Les pharmacies hospitalières et les DROM ne sont pas concernés. La vente et l'exportation du vaccin par les grossistes-répartiteurs vers l'étranger sont interdites (articles L. 5121-30 et L. 5124-17-3 du CSP). La remise à disposition normale est estimée à décembre 2026. Le Boostrixtetra (GSK), vaccin dTcaPolio de même type, reste disponible et constitue l'alternative de référence. Les deux vaccins sont interchangeables selon les recommandations vaccinales en vigueur. Le pharmacien doit orienter les patients vers le Boostrixtetra et consulter les recommandations HAS pour les cas particuliers.

Validé pharmacien
Document officiel avec en-tête tricolore posé sur un bureau, ambiance institutionnelle sobre
Officine·5 min

Rémunération des officines : le ministère de la Santé ouvre le chantier de la refonte

Le ministère de la Santé a convoqué le 22 juin 2026 une réunion associant la FSPF, l'USPO et l'ensemble des administrations concernées (Cnam, DSS) pour poser les bases d'une refonte de la rémunération officinale. Deux chantiers de négociation conventionnelle sont annoncés. Le premier, à court terme, porte sur un avenant technique couvrant la généralisation de l'expérimentation OSyS, la prise en charge de l'hypertension artérielle et du diabète, le sevrage tabagique, les interventions pharmaceutiques et la clause de revoyure conventionnelle. Le second, à moyen terme, vise un avenant structurel dont l'objectif est de découpler la rémunération des officines des volumes de médicaments dispensés, en prolongement du rapport IGAS-IGF sur la chaîne de distribution pharmaceutique publié en mai 2026. Des mesures de transparence sont également annoncées : obligations déclaratives auprès du CEPS et déclaration des liens d'intérêts sur transparence.gouv.fr. L'USPO qualifie cette réunion d'étape déterminante pour l'avenir du maillage officinal.

Rayon parapharmacie avec produits retirés, ambiance officine sobre
Officine·5 min

CBD alimentaire interdit en officine : les contrôles DGAL-DGCCRF sont lancés

Depuis le 15 mai 2026, tous les produits alimentaires contenant du cannabidiol (CBD) sont interdits à la vente en France. La Direction générale de l'alimentation (DGAL) a lancé un plan national de contrôles en coordination avec la DGCCRF et les services vétérinaires départementaux. Les pharmacies, parapharmacies, boutiques spécialisées et sites de vente en ligne sont visés. Les produits concernés sont les huiles CBD sublinguales, gummies, tisanes, infusions, chocolats, gélules et tout complément alimentaire contenant du CBD. Le fondement réglementaire est le règlement européen Novel Food (UE) 2015/2283 : en l'absence d'autorisation de mise sur le marché comme nouvel aliment, ces produits ne peuvent pas être commercialisés. Les fleurs de CBD, résines, e-liquides et cosmétiques contenant du CBD (THC inférieur à 0,3 %) restent autorisés. La FSPF a alerté les officines par circulaire du 7 mai 2026. Le pharmacien doit retirer immédiatement de ses rayons tout produit alimentaire contenant du CBD et informer les patients qui en consommaient.

Test rapide d'orientation diagnostique posé sur un comptoir d'officine
Officine·5 min

TROD angine et TROD cystite en officine : le guide pratique de la délivrance sans ordonnance

Le décret du 17 juin 2024 (JORF n°0142 du 18 juin 2024) autorise la délivrance par le pharmacien d'officine, sans ordonnance médicale, de certains antibiotiques après un test rapide d'orientation diagnostique (TROD) positif. Deux pathologies sont concernées : l'angine à streptocoque A (adulte et enfant à partir de 3 ans) et la cystite aiguë simple chez la femme âgée de 16 à 65 ans. Les molécules délivrables sont limitativement énumérées par l'arrêté d'application du même jour. Le dispositif nécessite une formation spécifique (théorie + pratique, validation par QCM avec score minimum 8/10), s'inscrit dans les articles L. 5125-1-1 A et R. 5125-33-6 à 33-11 du Code de la santé publique, et donne lieu à un honoraire conventionnel (6 € TTC en métropole pour le TROD angine).

Validé pharmacien