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Page 3 sur 7 — par ordre chronologique.

Boîtes de médicaments et matériel de préparation magistrale sur un comptoir de pharmacie, ambiance sobre
Médicament·4 min

Quétiapine LP : fin du régime d'exception pour les préparations magistrales le 20 juillet

L'ANSM abroge, à compter du 20 juillet 2026, la recommandation du 10 mars 2025 qui autorisait le pharmacien à remplacer une spécialité de quétiapine à libération prolongée (LP) indisponible par une préparation magistrale de quétiapine à libération immédiate (LI), sans nouvelle prescription médicale. L'Agence justifie cette décision par l'amélioration de l'approvisionnement en quétiapine LP aux dosages 50 mg, 300 mg et 400 mg. À partir du 20 juillet, le pharmacien devra dispenser la quétiapine telle qu'elle est prescrite sur l'ordonnance. La réalisation d'une préparation magistrale de quétiapine LI restera possible, mais uniquement sur ordonnance comportant la mention « Prescription à but thérapeutique en l'absence de spécialité équivalente disponible ». La facturation se fera au prix libre, via le code PMR, avec prise en charge à 65 % par l'Assurance maladie. La FSPF conteste cette décision, estimant que la situation d'approvisionnement en quétiapine 400 mg LP n'est pas totalement rétablie.

Plaquette de pilules contraceptives posée sur un comptoir de pharmacie, ambiance sobre
Médicament·4 min

Désogestrel et étonogestrel : le PRAC confirme un risque de méningiome, nouvelle contre-indication

Le comité de pharmacovigilance européen (PRAC), lors de sa réunion du 6 au 9 juillet 2026, a confirmé un risque faiblement accru de méningiome intracrânien associé à l'utilisation prolongée (plus d'un an) de contraceptifs contenant du désogestrel ou de l'étonogestrel. Le risque est estimé à un cas supplémentaire pour 67 300 femmes utilisatrices. Une étude épidémiologique française publiée dans le BMJ en 2025 est à l'origine du signal. Le PRAC a décidé d'ajouter le méningiome comme effet indésirable dans les RCP, de contre-indiquer ces médicaments chez les femmes ayant ou ayant eu un méningiome, et d'envoyer une communication directe aux professionnels de santé (DHPC). L'ANSM a relayé ces conclusions le 15 juillet 2026. Les spécialités concernées en ville sont : désogestrel comprimés (Cérazette et génériques, Optimizette, Désopop), étonogestrel implant (Nexplanon) et étonogestrel/éthinylestradiol anneau vaginal (NuvaRing et génériques). Le pharmacien doit vérifier l'absence d'antécédent de méningiome, prendre en compte l'historique d'utilisation de progestatifs à risque (cyprotérone, nomégestrol, médroxyprogestérone, chlormadinone) et informer les patientes des symptômes d'alerte.

Validé pharmacien
Écran de caisse de pharmacie avec carte Vitale posée à côté, ambiance sobre
Officine·4 min

Tiers payant contre génériques : extension aux hybrides et biosimilaires dès le 1er septembre

À compter du 1er septembre 2026, le dispositif « tiers payant contre génériques » s'étend aux médicaments hybrides et biosimilaires substituables. Le mécanisme est identique à celui en vigueur pour les génériques : si le pharmacien propose la substitution et que le patient la refuse, celui-ci perd le bénéfice du tiers payant et doit avancer les frais. Le remboursement se fait alors sur la base du prix du médicament biosimilaire ou hybride le plus élevé du groupe de substitution concerné. Le tiers payant est maintenu si le prescripteur a porté une mention « non substituable » (NS) justifiée et conforme, ou si le médicament d'origine a un prix inférieur ou égal au biosimilaire ou hybride. Le pharmacien doit informer le patient des conséquences du refus avant la délivrance, vérifier la présence et la conformité de la mention NS le cas échéant, et reporter cette mention dans son logiciel de facturation. Cette extension concerne notamment les biosimilaires récemment ajoutés à la liste ANSM (insuline glargine, dénosumab) et les hybrides inscrits au répertoire.

Ordonnance médicale posée sur un comptoir de pharmacie, stylo à côté, ambiance sobre
Officine·5 min

Prescription infirmière : la liste complète des produits et examens autorisés

L'arrêté du 26 juin 2026 (NOR : SFHH2617311A), publié au Journal officiel du 27 juin, fixe la liste des produits de santé et examens complémentaires que les infirmiers diplômés d'État sont autorisés à prescrire ou renouveler. Pris en application de la loi infirmière de juin 2025, il couvre six domaines : vaccination (calendrier vaccinal pour les 11 ans et plus), prévention et traitement des plaies (pansements, bas de contention, antiseptiques), santé sexuelle et reproductive (renouvellement contraceptifs oraux 6 mois max, contraception d'urgence, dépistage IST), sevrage tabagique (substituts nicotiniques), produits de santé courants (antalgiques palier I, sérum physiologique, dispositifs médicaux) et examens biologiques (NFS, ionogramme, ECBU, glycémie, HbA1c, INR, créatininémie). Le pharmacien va recevoir ces ordonnances au comptoir. Les renouvellements de contraceptifs doivent porter la mention "Renouvellement infirmier" et sont limités à 6 mois. La traçabilité au dossier patient et au DMP est obligatoire.

Boîtes de médicaments biosimilaires alignées sur un comptoir de pharmacie, ambiance sobre
Médicament·2 min

Biosimilaires : 4 nouveaux groupes ajoutés à la liste de référence ANSM

L'ANSM a publié le 10 juillet 2026 une décision ajoutant 4 nouveaux groupes à la liste de référence des groupes biologiques similaires (article R. 5121-9-1 du CSP). Les biosimilaires ajoutés sont : Ondibta (insuline glargine, référence Lantus), Osqay (dénosumab, référence Prolia), Gotenfia (golimumab, référence Simponi) et Ranluspec (ranibizumab, référence Lucentis). Deux de ces groupes concernent directement l'officine : l'insuline glargine (diabète de type 2) et le dénosumab (ostéoporose). L'inscription ouvre la possibilité de substitution par le pharmacien dans les conditions prévues par l'article L. 5125-23-4 du CSP.

Comptoir de pharmacie vu de face avec caisse enregistreuse et écran, ambiance sobre
Officine·5 min

49 milliards d'euros : le marché officinal bat un record, mais le titulaire ne voit pas la couleur

Le marché officinal français a atteint 49 milliards d'euros de chiffre d'affaires sur 12 mois glissants (mai 2025 – mai 2026), un record historique selon les données présentées par GERS Data en juin 2026. En six ans, le réseau est passé de 36 à 49 milliards d'euros. Cette croissance est principalement tirée par les médicaments à prescription obligatoire (+6,6 % en cumul annuel), les analogues du GLP-1 (331 millions d'euros, +95 %), les vaccins (+32 %) et les médicaments onéreux (>1 930 € : 2,7 milliards, +10 %). Mais ces médicaments chers ne représentent que 0,09 % des volumes pour 24,6 % de la valeur. Le paradoxe : le chiffre d'affaires explose alors que la rentabilité officinale se dégrade (-20 % entre 2018 et 2023, -31 % entre 2022 et 2023 selon la CNAM). Le nombre d'officines est passé de 21 914 en 2014 à 19 966 en 2023, avec une projection à 16 000 en 2035. Le titulaire vend plus mais gagne moins, car la marge sur les médicaments onéreux est plafonnée.

Rayon compléments alimentaires en officine avec étiquette de retrait, ambiance sobre
Officine·4 min

Garcinia Cambogia : la suspension de commercialisation prolongée jusqu'au 18 avril 2027

L'arrêté du 16 avril 2026, publié au Journal officiel n° 0091 du 17 avril 2026, prolonge pour un an la suspension de commercialisation des compléments alimentaires contenant la plante Garcinia cambogia Desr. et toutes préparations issues de parties de cette plante. La mesure est en vigueur depuis le 18 avril 2026 et court jusqu'au 18 avril 2027. Elle renouvelle l'arrêté du 15 avril 2025, lui-même fondé sur les conclusions de l'ANSES du 12 février 2025 identifiant un risque d'hépatite aiguë, y compris chez des personnes sans antécédent. L'importation, l'introduction sur le territoire et la mise sur le marché à titre gratuit ou onéreux sont interdites. Le fondement juridique est l'article L. 521-17 du code de la consommation et l'article 54 du règlement (CE) n° 178/2002. L'Ordre des pharmaciens et la FSPF ont relayé l'information. Le pharmacien doit retirer immédiatement tout produit contenant du Garcinia cambogia de ses rayons et organiser un rappel auprès des patients susceptibles d'en détenir.

Validé pharmacien
Patchs et boîtes de médicaments hormonaux sur un comptoir de pharmacie, ambiance sobre
Médicament·4 min

Traitement hormonal de la ménopause : 500 000 femmes traitées en 2025, les tendances au comptoir

L'ANSM a publié le 25 juin 2026 un bilan sur l'utilisation du traitement hormonal de la ménopause (THM) en France. En 2025, 496 245 femmes étaient traitées par THM, dont 107 949 nouvelles utilisatrices. Après une baisse continue de 2012 à 2022, la tendance s'est inversée : la proportion de femmes de 45 à 60 ans sous THM est passée de 3,6 % en 2022 à 4,4 % en 2025. La voie transdermique (patchs, gels) représente 87 % des prescriptions d'estrogènes en 2024, confirmant l'abandon progressif de la voie orale. La progestérone micronisée et la dydrogestérone représentent jusqu'à 75 % des prescriptions chez les femmes de 45 à 60 ans, avec une hausse de 40 % de la progestérone micronisée et un recul de 60 % des progestatifs de synthèse. Les gynécologues initient 51 % des THM, les médecins généralistes 25 %. L'ANSM rappelle que le THM comporte des risques de thromboembolie veineuse, d'événements cardiovasculaires et de cancer du sein.

Validé pharmacien
Seringue de vaccin antigrippal posée sur une ordonnance médicale, ambiance officine sobre
Médicament·4 min

Vaccins grippe : prescription obligatoire dès le 10 juillet 2026

L'ANSM a publié le 9 juillet 2026 une décision inscrivant les vaccins contenant le virus de la grippe sur la liste I des substances vénéneuses, à compter du 10 juillet 2026. La prescription devient obligatoire pour la dispensation. Le pharmacien conserve toutefois son droit de prescrire et d'administrer le vaccin, au même titre que les médecins, sages-femmes et infirmiers. Les bons de prise en charge de l'Assurance maladie pour la campagne saisonnière restent inchangés. Cette inscription s'inscrit dans le cadre de l'article 55 de la LFSS 2026, qui autorise les médecins, sages-femmes et infirmiers à stocker des vaccins : l'inscription sur liste I encadre juridiquement la chaîne prescription-dispensation-administration pour l'ensemble des professionnels habilités. L'étiquetage des boîtes sera progressivement mis à jour, les stocks existants pouvant être utilisés pendant la transition.

Documents financiers et graphiques sur un bureau, ambiance sobre et institutionnelle
Officine·6 min

Rapport CNAM 2027 : 1,3 milliard d'économies sur les médicaments et audit des groupements

La CNAM a publié le 2 juillet 2026 son rapport Charges et Produits pour 2027, soumis au vote du conseil le 9 juillet. Le document prévoit 3,9 milliards d'euros d'économies globales, dont 1,3 milliard sur les produits de santé — après 1,4 milliard en 2026. La stratégie pivote de la régulation tarifaire vers la pertinence des prescriptions : développement des biosimilaires, déprescription (dont sevrage benzodiazépines en ville), désescalade thérapeutique en oncologie, et réévaluation de médicaments à fort impact budgétaire comme Vyndaqel (tafamidis, Pfizer). La CNAM annonce par ailleurs une analyse approfondie du modèle économique des groupements de pharmacies pour 2027. Les données montrent une dégradation de la rentabilité officinale de 20 % entre 2018 et 2023, et de 31 % entre 2022 et 2023, malgré un chiffre d'affaires agrégé de 23 milliards d'euros. Le déficit de l'Assurance maladie est estimé à 13,8 milliards d'euros en 2026.

Réfrigérateur médical contenant des vaccins, sonde de température visible, ambiance officine sobre
Officine·5 min

Stockage de vaccins chez les médecins : l'USPO exige les mêmes obligations que l'officine

L'article 55 de la LFSS 2026 a créé l'article L. 4211-4 du Code de la santé publique, autorisant les centres de santé, médecins, sages-femmes et infirmiers libéraux à s'approvisionner et détenir des vaccins. Un décret en Conseil d'État doit encore préciser les conditions d'application. L'USPO, dans un communiqué du 3 juillet 2026, exige que ces professionnels soient soumis aux mêmes obligations que les pharmaciens : réfrigérateurs qualifiés avec sonde et relevé de température, sérialisation obligatoire (hors grippe), traçabilité et alimentation du DMP, gestion des retraits de lots, déclaration TVA et respect des règles de tiers payant intégral. L'État a confirmé le 24 mars 2026 que l'approvisionnement se fera exclusivement auprès des officines. L'USPO alerte sur la précipitation du calendrier alors que le décret n'est pas publié et que la campagne automnale approche.

Pharmacien réalisant un test rapide au comptoir, ambiance estivale sobre
Officine·5 min

Canicule : +21 % de TROD cystite en officine pendant la vague de chaleur

Les données GERS Data, relayées par Le Quotidien du Pharmacien le 3 juillet 2026, révèlent une hausse de 21 % du recours aux TROD cystite en officine pendant la semaine de canicule du 22 au 28 juin 2026, par rapport à la même semaine de 2025. En Île-de-France, la hausse atteint 40 %. Au total, 15 000 tests ont été réalisés sur cette période. Un tiers des officines françaises ont effectué au moins un test, et 10 % d'entre elles concentrent plus de la moitié des actes. L'explication est physiologique : la déshydratation réduit le flux urinaire, augmentant la charge bactérienne vésicale. En parallèle, Santé publique France a publié le 3 juillet un bilan de surmortalité pour la même semaine : +29,1 % de décès toutes causes confondues (2 025 décès supplémentaires), avec une surmortalité de +62,8 % en Île-de-France. Les décès à domicile ont bondi de 91 %. Ces données confirment l'impact sanitaire majeur de cette vague de chaleur historique et le rôle croissant de l'officine dans la réponse de proximité.

Seringues et flacons suspects sur fond sombre, ambiance alerte sanitaire sobre
Médicament·5 min

Peptides et faux GLP-1 : l'ANSM et l'Académie de pharmacie alertent sur les dangers

L'ANSM a publié le 2 juillet 2026 une alerte sur les peptides vendus en ligne, promus pour la perte de poids rapide, la musculation ou l'anti-âge. Les produits identifiés incluent le rétatrutide, le BP180, le TB500, le BPC-157 et le NAD+. Ils sont commercialisés sur internet, les réseaux sociaux et via des réseaux informels (coachs, salles de sport). Les effets indésirables documentés comprennent des troubles gastro-intestinaux sévères, une déshydratation, des atteintes hépatiques, des infections au point d'injection et des réactions allergiques graves. Des hospitalisations ont été signalées et des enquêtes sont en cours. En parallèle, l'Académie nationale de pharmacie a publié un rapport alertant sur la falsification massive des agonistes du GLP-1 (sémaglutide, tirzépatide, liraglutide, dulaglutide). L'ANSM a enregistré 223 signalements entre décembre 2022 et novembre 2023, dont plus de la moitié concernaient des produits falsifiés. À l'échelle mondiale, le Pharmaceutical Security Institute a documenté 6 424 incidents de contrefaçon dans 136 pays en 2024. L'Académie recommande le renforcement de la formation des pharmaciens à la détection des produits suspects et une meilleure information des patients sur les dangers des achats en ligne non autorisés.

Validé pharmacien
Pharmacien en discussion avec un patient au comptoir, boîte de médicament antalgique visible, ambiance officine sobre
Officine·6 min

Entretiens opioïdes en officine : prévenir le mésusage au comptoir

L'entretien court opioïdes est un nouvel acte pharmaceutique conventionné, introduit par l'avenant 1 à la convention pharmaceutique (signé en juin 2024) et applicable depuis le 8 janvier 2025. Il s'adresse aux patients sous traitement antalgique opioïde (palier II : codéine, tramadol, opium) à risque de mésusage ou de dépendance. L'entretien est rémunéré 5 € par patient et par an (code EPA). Un seul entretien est autorisé par patient et par période de 12 mois. Le contenu porte sur la prévention du mésusage, l'éducation sur les risques de dépendance, les règles de bon usage (posologie, durée, ne pas associer, ne pas partager), la détection des signaux d'alerte (augmentation spontanée des doses, demande anticipée de renouvellement) et l'orientation vers le médecin traitant si nécessaire. La prise en charge est à 100 % par l'assurance maladie. C'est un entretien court, de l'ordre de 10 minutes, réalisable au comptoir ou dans l'espace de confidentialité.

Validé pharmacien
Graphique de tendance baissière sur fond sobre, ambiance données économiques
Officine·4 min

Pouvoir d'achat des titulaires : −16,9 % depuis 2019 selon l'INSEE

L'INSEE a publié le 30 juin 2026 son étude annuelle sur les revenus des travailleurs non-salariés en France. Les chiffres pour le commerce pharmaceutique sont sans appel : le pouvoir d'achat des pharmaciens titulaires a reculé de 16,9 % en euros constants entre 2019 et 2024. Sur la seule année 2024, la baisse atteint 7,4 % en euros constants, après un recul de 18,3 % en 2023. Le revenu moyen mensuel des non-salariés du commerce pharmaceutique s'établit à 6 390 euros. Cette érosion est trois fois plus rapide que celle de l'ensemble des travailleurs non-salariés classiques, qui ont perdu 5,6 % sur la même période. Le secteur compte environ 24 000 non-salariés, un effectif stable. Les pharmaciens restent parmi les indépendants les mieux rémunérés (derrière les médecins et dentistes à 10 180 euros), mais la trajectoire est clairement baissière. Ces données alimentent les négociations conventionnelles en cours sur la revalorisation de la rémunération officinale.

Boîtes de médicaments génériques alignées sur un comptoir de pharmacie, ambiance sobre
Médicament·4 min

Substitution en officine : 9 nouveaux groupes hybrides au registre ANSM

L'ANSM a publié le 23 juin 2026 une décision modifiant le registre des groupes hybrides mentionné à l'article L. 5121-10 du Code de la santé publique. Neuf nouveaux groupes sont créés, élargissant les possibilités de substitution en officine pour des spécialités nasales (triamcinolone, azélastine/fluticasone, fluticasone furoate, tixocortol), cutanées (adapalène/peroxyde de benzoyle, clobétasol, diclofénac), et auriculaires (ciprofloxacine/dexaméthasone). Pour chaque groupe, des excipients à effet notoire sont identifiés (chlorure de benzalkonium, propylèneglycol, acide benzoïque, éthanol, alcool benzylique). Le pharmacien peut substituer la spécialité de référence par l'hybride au sein du même groupe, sauf opposition du prescripteur.

Pharmacien en entretien avec un patient âgé dans un espace de confidentialité, ambiance officine sobre
Officine·6 min

Bilan partagé de médication (BPM) en officine : le guide pratique 2026

Le bilan partagé de médication (BPM) est un service pharmaceutique conventionné destiné aux patients de 65 ans et plus prenant au moins 5 traitements chroniques depuis 6 mois ou plus. Il est encadré par l'avenant 12 (2018) à la convention pharmaceutique, élargi par l'avenant 19 qui a supprimé la condition d'ALD. La rémunération a été revalorisée à 65 € par an depuis janvier 2025. Le BPM se déroule en plusieurs séquences : recueil (BMI, 60 €), analyse des traitements (BMA, 20 €), restitution au patient (BMT, 20 €) et suivi (BMS, 20 €, 1 à 2 par an). Depuis janvier 2026, le médecin traitant peut prescrire un BPM pour les patients de plus de 80 ans sous au moins 10 traitements, ouvrant une consultation de déprescription rémunérée côté médecin. Le pharmacien doit disposer d'un espace de confidentialité, conduire l'entretien en face à face (le suivi peut se faire en télésoin), documenter l'analyse et transmettre ses conclusions au médecin. C'est l'acte pharmaceutique le mieux rémunéré et un levier central pour la montée en charge des nouvelles missions.

Validé pharmacien
Pharmacien en blouse blanche consultant un dossier patient au comptoir, ambiance officine sobre
Officine·7 min

Pharmacien prescripteur en 2026 : panorama complet des compétences en officine

En 2026, le pharmacien d'officine dispose de compétences de prescription élargies, encadrées par plusieurs textes successifs. En matière de vaccination, le pharmacien peut prescrire et administrer tous les vaccins du calendrier vaccinal pour les personnes de 11 ans et plus (décret du 8 août 2023). En matière de dispensation sans ordonnance après TROD, le pharmacien peut délivrer un antibiotique après un test rapide positif pour l'angine bactérienne (amoxicilline) ou la cystite simple (fosfomycine), selon l'arrêté du 17 juin 2024. En matière de renouvellement et d'adaptation des prescriptions, le pharmacien peut renouveler des traitements chroniques dans la limite de six mois et adapter certaines posologies (article L. 5125-23-1 du CSP). En matière de substitution de biosimilaires, le pharmacien peut substituer un médicament biologique par son biosimilaire inscrit sur la liste de l'ANSM, dans les conditions fixées par les arrêtés de 2025 et 2026. Ces missions sont assorties de conditions de formation, de traçabilité et de communication avec le prescripteur.

Validé pharmacien